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Petites et Moyennes entreprises au Sénégal : Baidy Agne étale des difficultés !

  baidy agneLe président du conseil national du patronat, Baidy Agne a laissé entendre aujourd’hui, mardi, à l’hôtel Radisson que les petites et moyennes entreprises, au Sénégal souffrent le martyr : elles sont confrontées à des difficultés énormes dit-il.

Malgré les efforts déployés au Sénégal, les PME travaillent dans des conditions difficiles ; le mal se persiste avec acuité. «  Les autorités doivent porter une oreille attentive à l’entreprise. Les PME sont confrontées à des difficultés » a soutenu le président du conseil national du patronat Baidy Agne ; il l’a dit ce mardi, lors de l’ouverture de la cérémonie officielle du lancement de l’enquête nationale sur les petites et moyennes entreprises (ENPME).

Pour le président du Cnp, 90°/° des entreprises sont des PME avant d’ajouter dans ses propos « que les gens doivent s’entendre sur ce que c’est une PME ».

« Les entreprises vivent les difficultés énormes » dit-il. « Une question que le président de la République avait évoquée » rappelle M.Agne.

M.Agne de poursuivre : «  nous souhaitons une meilleure répartition des PME, le secteur privé attend beaucoup des autorités » martèle t-il. Selon le patron du Cnp, l’entreprise est le bras armé de toute une nation : « l’année 2013 doit être celle de la relance économique » clame t-il.

« Des financements sont annoncés. Il faut identifier avec précision les dispositions à prendre en faveur des PME » martèle M.Agne.

En tout cas, l’objectif de l’enquête nationale sur les PME est de mettre à la disposition des autorités publiques et privées, des statistiques fiables permettant de renseigner sur la position du Sénégal en matière de promotion des PME.

 


Monsieur Alioune Badara Bèye,Président de l’Association des écrivains : « la culture est victime de l’instabilité caractérisée par le nombre important de ministres qui se sont succédé à la tête du département et son manque crucial de moyens »

SONY DSC Alioune Badara Bèye, né le 28 Septembre 1945 à Saint-Louis, est un écrivain sénégalais, dramaturge, auteur notamment de pièces historiques, poète et romancier à la fois. Fonctionnaire à la retraite, cet homme, courtois et disponible, a accepté de répondre à nos questions. IL se plaint du nombre important de ministres qui se sont succédé à la tête du département de la culture. Mieux, il se désole du manque crucial de moyens dont subissent les acteurs culturels.

 Comment expliquez-vous d’une manière générale la situation culturelle au Sénégal ?

En général, la culture se porte bien au Sénégal. Cependant il faut en dehors du domaine Artistique  développé par l’actuel Ministre, mettre en œuvre une bonne politique du livre et de l’édition.

Notre culture est-elle malade ? Ou du moins sait-on exactement le sens de la culture ?

Notre culture n’est pas malade. Elle est surtout victime de l’instabilité caractérisée par le nombre important de ministres qui se sont succédé à la tête du département et son manque crucial de moyens.

Est-ce que vous n’êtes pas déçu par la gestion faite par l’Etat Sénégalais ; les autorités répondent-elles à l’attente des acteurs culturels ?

Non, je ne suis pas déçu – Au contraire, je crois que l’avenir de la culture au Sénégal sera resplendissant.

Parlons un peu de l’association des écrivains dont vous êtes le président, quels sont les maux qui assaillent votre structure ?

L’Association des Ecrivains du Sénégal est l’une des Associations les plus dynamiques et plus organisées au Sénégal. Mais comme toutes les associations de créateurs, elle manque de moyens pour remplir pleinement sa mission.

Donc, les écrivains sont fatigués…. ?

Peu d’écrivains vivent de leur production et c’est la même chose pour les Editeurs.

Ne pensez-vous pas qu’il est temps de vous organiser davantage ?

L’organisation des Ecrivains est certes toujours  à parfaire, mais faites un tour en Afrique et vous verrez.

Les écrivains sont-ils bien considérés au Sénégal ?

Oui, seulement leurs difficultés ne sont pas toujours bien perçues.

Avez-vous posé vos doléances à ce nouveau régime ?

Oui ! Et nous avons été compris.

Alors, vous êtes écrivain et éditeur comme beaucoup d’autres, l’auto-édition ne nuit-elle pas à la qualité des œuvres ?

L’auto-édition ne favorise pas l’édition – Mais elle est indispensable pour la nouvelle génération.

 

Ne se pose t-il pas un problème de qualité pour l’édition sénégalaise plutôt que de marché ?

La qualité y est – Moi à mes débuts j’étais en Europe, mais depuis lors, l’édition sénégalaise a fait de grands pas.

Et le théâtre national Daniel Sorano ?

Elle a certes quelques difficultés financières avec la baisse de son budget.

Les travailleurs se plaignent souvent et le théâtre a perdu son lustre d’antan. Doit-on réformer la structure ?

Certes, le niveau a un peu baissé, il y’a moins de tournées internationales et il est vrai que les grands comédiens se font rares, mais le théâtre a un niveau toujours respectable.

Concrètement sur quel levier doit s’appuyer l’Etat pour que la culture vive ?

L’Etat doit s’appuyer sur les Organisations socioprofessionnelles.

Est-il possible que vous fassiez de la politique ?

Je suis le seul dans ma famille à ne pas faire la politique depuis Senghor. C’est une option délibérée. Cependant tant qu’il y’a de la vie on ne jurer de rien. Car le drame d’un peuple commence toujours par le silence de ses écrivains.

Selon vous, le visage du Sénégal a-t-il changé avec la venue des nouvelles autorités ?

Le Sénégal s’est développé sur le plan des mentalités et des options.

 

 



Mankeur Ndiaye, Ministre des Affaires étrangères : « nous allons renforcer notre présence en Afrique »

mankeurLe Ministre des Affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye a laissé entendre ce samedi que la diplomatie du bon voisinage est une orientation permanente. « Nous allons renforcer notre présence en Afrique avec l’ouverture de nouvelles ambassades » promet-il.

Le ministère des affaires étrangères a organisé les 23 et 24 février un séminaire sur les orientations de la politique étrangère. Le Ministre Mankeur Ndiaye a clôturé ledit séminaire, en présence des diplomates de carrière.

« Le président Macky Sall a été élu par 65°/°, dans son programme il avait bien défini ce qu’il entendait faire dans sa politique étrangère » rappelle le ministre des affaires étrangères Mankeur Ndiaye.

Selon lui, son département est en train de mettre en œuvre la vision du chef de l’Etat.

Pour le ministre des affaires étrangères, le Sénégal fait tout pour sauvegarder ses relations avec les pays voisins. « Il nous faudrait une très bonne résidence dans chacun des pays » plaide M.Ndiaye. En plus de cela, il invite les autorités à améliorer les conditions de vie des diplomates dans les pays limitrophes.

Sur un autre registre, Mankeur Ndiaye annonce la réouverture de l’Ambassade d’Iran, car les deux pays ont rétabli les relations diplomatiques : « il faut réorienter notre présence dans certains pays en tenant compte de nos intérêts »dit-il.

 

 


Grand-Yoff dans la tourmente : les populations fixent un ultimatum aux autorités du pays !

 inondationsEn assemblée générale ce dimanche, les populations de Grand-Yoff ont vivement manifesté leur colère pour se faire entendre. Oubliées, elles fixent un ultimatum aux autorités jusqu’au mois de mai pour trouver des solutions urgentes face aux inondations.

C’est dans une colère noire que le comité de suivi de coordination et de suivi des inondations de Grand-Yoff a tenu hier, son assemblée générale. Pour les populations de Grand-Yoff, leur quartier a traversé la période la plus sombre de son histoire lors de la dernière saison des pluies. Le quartier a eu des pertes en vie humaines, des maisons dévastées, d’autres menacées de ruine, le mur du canal s’est effondré. Autant de maux qui hantent le sommeil des populations qui ne savent plus où dormir.

« Après les pluies nous rencontrons des difficultés pour sortir de nos maisons afin de vaquer à nos préoccupations ; même aller au marché relève un véritable parcours de combattant »  a soutenu Alioune Touré, le coordonnateur dudit comité. Pour éviter le pire, il pense que « l’Etat du Sénégal, dans un souci de secourir les populations sinistrées doit prendre des décisions d’initier des mesures hardies pour réduire de façon drastique les risques d’inondation.

« Toutes les autorités qui ont eu à passer n’ont effectué que des chapelets de promesses » se plaint M.Touré.

Avant d’ajouter : « nous avons opté de faire des démarches pacifiques allant dans le sens d’appuyer l’idée du président de la République consistant à forger de nouveaux types de Sénégalais » dit-il. D’un ton ferme, il soutient que lui et les populations de Grand-Yoff n’excluent pas de manifester leur colère au cas où les populations n’obtiennent pas gain de cause. Il déclare tout de go que les populations comptent descendre dans la rue les mois à venir. Abondant dans le même sens, Antoine Mendy, le secrétaire général dudit comité appuie ses propos : « nous ne pouvons plus attendre les autorités ; trop, c’est trop » se désole t-il. « D’ici le mois de Mai, si Macky Sall ne répond pas aux populations de Grand-Yoff, nous allons descendre dans la rue » avertit-il.

Pour le Sg , les populations de Grand-Yoff souhaitent des solutions urgentes notamment la déviation des eaux provenant des autres quartiers tels que : HLM Grand-Yoff ,Scat Urbam, Ouest Foire , Liberté 6 . Mieux, elles demandent la réhabilitation du canal, le bitumage du pourtour et la délocalisation du transformateur. « Nous demandons simplement qu’on nous évacue l’eau de pluie » se plaint Denise Gomis, une jeune militante de l’Apr. Très déçue du comportement des responsables politiques de son quartier, elle invite ses derniers à avoir plus de considération. Prenant la parole, l’édile de la localité Mamadou Mbaye calme le jeu : « ce n’est pas seulement le maire qui est appelé à participer à la gestion de la cité. Tout un chacun doit apporter sa pierre à l’édifice » déclare t-il. Personnellement, il a promis aux populations d’apporter une touche particulière.

« Nous allons nous battre pour que le quartier puisse retrouver son lustre d’antan. Je suis prêt à soutenir le comité de coordination et de suivi des inondations » a soutenu Mamadou Mbaye maire de Grand-Yoff.

« C’est l’Etat qui doit trouver des solutions ; parce que la commune ne peut pas tout  gérer » a dit pour sa part Nafi Touré conseillère municipale, habitante du quartier Arafat.

Une menace : les populations fixent un ultimatum de deux mois aux  autorités pour régler définitivement les inondations. Sans cela, elles promettent l’enfer à Macky Sall et son régime.