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En Assemblée Générale : l’ASTAT plaide pour la réforme du cadre législatif et institutionnel

 statistiquesLe système statistique national (SSN) a été marqué durant la dernière décennie par la réforme du cadre législatif et institutionnel entreprise à partir de l’année 2004.   Malgré tout, des lacunes demeurent et il reste à faire pour parachever la réforme. Les membres de l’association sénégalaise pour la statistique réunis en assemblée générale ce week-end invitent le gouvernement à proposer un SSN cohérent, assurant une couverture complète de toutes les activités économiques, culturelles et sociales.

L’Association sénégalaise pour la statistique a été crée en 1994 et a reçu son récépissé de déclaration du ministère de l’intérieur en 1995. Toutefois, l’association n’a pas été dynamique particulièrement au cours des dernières années. « Notre association est ouverte à des statisticiens comme à des non statisticiens, aux sénégalais comme aux étrangers vivant au Sénégal. La volonté commune de participer à la promotion de la statistique constitue le fondement de ce regroupement de femmes et d’hommes d’horizons » a soutenu Amadou Talla Guèye, président de l’ASTAT.

Pour Amadou Talla Guèye, l’ASTAT n’est pas un syndicat ; même si elle se réserve le droit et le devoir de se prononcer sur toutes les questions ayant trait au développement de la statistique au Sénégal. Dans son intervention, il a rappelé la réforme du cadre législatif et institutionnel entreprise à partir de l’année 2004. « Le mouvement de réforme a permis au SSN de bénéficier d’acquis certains dans un environnement marqué par un engagement plus fort de l’Etat au service du développement de la statistique » dit-il. Toutefois, le président de l’ASTAT laisse entendre « qu’il reste à faire pour parachever la réforme et engranger tous les bénéfices dont elle est porteuse ».

« Si la réforme du SSN au niveau de l’organisme statistique central est à un stade très avancé, elle reste à faire au niveau des structures statistiques sectorielles qui sont laissées en rade » poursuit-il. Cinq ans après la mise en œuvre du SDS, M .Guèye estime qu’il urge de « proposer au gouvernement un plan d’action réaliste pour bâtir un SSN cohérent et stable ».

Pour les membres de l’ASTAT, l’ambition doit être de construire un SSN où aucun secteur ne sera en dehors du champ visuel du statisticien. Selon eux, l’amélioration de la qualité des statisticiens est devenue une préoccupation majeure de la communauté internationale des statisticiens.

« Malgré les importants efforts financiers de l’Etat au cours des dix dernières années, le financement des activités statistiques, et notamment des recensements et des grandes enquêtes nationales, demeure largement dépendant des bailleurs de fonds étrangers » se plaint Amadou Talla Guèye, président de l’ASTAT.

 


Renforcement des activités des femmes : l’UE au chevet de CNVAF

cnvafLe projet de renforcement et d’élargissement de valorisation des activités des femmes de la convergence nationale est lancé le samedi 16 Février 2013 au Cices. Le montant de la contribution requise de l’Union européenne est de 150 OOO euros. L’objectif dudit projet est de contribuer à la réduction des inégalités entre les hommes et les femmes.

La CNVAF est une organisation nationale proactive, forte et fédératrice des différentes initiatives de femmes pour la valorisation de leurs activités. Elle est née comme une réponse des femmes à des besoins spécifiques de valorisation de leurs activités à travers une crédibilisation et une meilleure visibilité de celles-ci.

« C’est un projet qui dure vingt quatre mois et concerne les régions de Foudiougne, Thiadiaye,Dakar, Tambacounda, Saint-Louis, Sibassor et Koungheul » a dit Maguatte Diop dans son exposé.

Pour M.Diop, les groupes cibles sont les transformatrices de produits locaux, femmes artisans, femmes agriculteurs, petites commerçantes, travailleuses de sexe ect…

« Nous attendons de ce projet des services améliorés, accrus et plus inclusifs offerts par les MVAF » dit-il. Pour sa part, la présidente de CNVAF, Yacine Diagne dira que ce projet vient à son heure. Pour cela, elle invite les femmes à travailler davantage dans le développement : « nous recherchons le financement pour améliorer la visibilité de CNVAF »  a déclaré Mme Diagne.

D’ici 2016, elle laisse entendre que « 12°/° des femmes et jeunes filles sénégalaises sont autonomes économiquement et socialement par la valorisation de leurs activités ».

En tout état de cause, la CNVAF se différencie des autres organisations de femmes par le fait que son axe d’intervention principal est la valorisation et la professionnalisation des activités des femmes. Cette organisation s’efforce de contribuer à une société où il n’y a pas d’inégalités sociales entre les femmes et les hommes.

 

 


Interdisant les dignitaires du pds à sortir le territoire Sénégalais : La fédération du Pds deFrance lance un cri du cœur

abdoulaye_wadeSuite à la décision de la cour de justice de la CDEAO jugeant illégale la mesure prise par les autorités sénégalaises interdisant à des dignitaires du parti démocratique sénégalais de sortir du territoire national, le gouvernement du Sénégal a décidé de faire fi de ce verdict en tant que signataire des conventions de l’instance sous- régionale.

« En effet, la sortie maladroite et inopportune  de Mme Aminata Touré Garde des sceaux, ministre de la justice avec des propos alambiqués et pleins de haine, montre que le seul programme d’exercice du pouvoir du gouvernement de Macky Sall reste le démantèlement du PDS » ont soutenu les libéraux de Paris dans un communiqué.

Face à cette nouvelle forfaiture de ce régime dictatorial dont le tâtonnement et l’incompétence sont érigés en mode de gestion, la fédération du PDS de France demande  à l’Etat sénégalais, devant l’opinion nationale, internationale et les organisations des droits de l’homme, de respecter la décision de la cour de justice de la CDEAO et de ne pas s’entêter dans l’erreur mais également de tirer toutes les conséquences relatives à cette décision rendue par l’instance sous- régionale.

La fédération rappelle également son attachement aux principes de bonne gouvernance et des audits faits dans les normes juridiques et le respect des procédures par des institutions qui échappent à tout contrôle politicien et excluent les règlements de comptes .

La fédération PDS de France lance enfin un appel à la mobilisation aux militants et sympathisants ainsi qu’à tous les sénégalais épris de paix et de justice, à barrer la route à ce régime qui au lieu de satisfaire la forte demande sociale, applique la politique du « plus fort » et du musèlement.



Enquête Nationale sur les Petites et Moyennes entreprises : Alioune Sarr évoque la méconnaissance des Pme au Sénégal

alioune sarr Ouvrant officiellement ce mardi matin, cérémonie du lancement de l’enquête nationale sur les ENPME, Alioune Sarr, ministre du commerce a évoqué dans son intervention la méconnaissance des PME au Sénégal. « Il est temps de savoir comment fonctionnent les PME » s’interroge le ministre.

La problématique des statistiques sur les PME se pose avec acuité et persistance dans tous les pays en développement. « Parmi les raisons, on cite fréquemment l’absence de critères clairs de définition des PME, l’existence de multiples bases de données sur les PME souvent contradictoires et non » a soutenu Alioune Sarr, ministre du commerce. Hormis cela, il se désole de l’insuffisance des moyens techniques, financiers et humains des structures publiques de production.

« Les mesures qui affectent les politiques publiques d’appui au développement des PME, compte tenu de leur importance dans la création de richesse, faute d’une base de données fiables laissent apparaître des prises de décisions qui s’apparentent davantage à des intuitions sur la conduite à tenir » a dit le ministre du commerce.

Pour Alioune Sarr,la situation des PME reste encore  méconnue au Sénégal, malgré les efforts déployés par les administrations dédiées.

« Les politiques de promotion et de développement des PME restent encore difficiles à entreprendre » dit-il.

De l’avis du ministre, il importe aujourd’hui de savoir comment les PME fonctionnent et s’insèrent dans le cadre macroéconomique.

L’objectif principal de l’enquête nationale sur les PME est de mettre à la disposition des autorités publiques et privées, aux investisseurs nationaux et étrangers, et aux partenaires techniques et financiers, des statistiques fiables permettant de renseigner sur la position du Sénégal en matière de politique, de développement et de promotion des PME .

« Une implication de tous les acteurs de l’administration centrale, des collectivités locales, de la communauté universitaire de la société civile  et des partenaires au développement est nécessaire pour atteindre cet objectif ».