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Education relative à l’eau, l’assainissement et à l’hygiène basée sur les valeurs : Vers un plaidoyer à développer une nouvelle éthique

eauMalgré l’accent mis sur l’extension des facilités d’assainissement et d’approvisionnement en eau potable pour atteindre l’objectif de réduire de moitié le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’eau potable et à un assainissement adéquat d’ici 2015, les progrès demeurent toujours lentes. Pour faire l’état des lieux, les ministères chargés de l’éducation de la sous-région se sont regroupés hier, jeudi, pour discuter des opportunités et mise en œuvre du programme.

Il y’a lieu de relever un défi majeur : « assurer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous » dans toutes les circonstances. A cet effet une prise de conscience est nécessaire pour une meilleure gestion des ressources en eau disponibles, les mesures techniques et réglementaires ayant montré leurs limites. Celles-ci devraient être complétées par des initiatives de plaidoyer, de sensibilisation et d’éducation visant à développer une nouvelle éthique impliquant l’utilisation responsable et durable en matière d’eau et d’assainissement.

« Au 21 ème siècle, les villes devraient faire un pas. Elles sont des pôles de créativité et de bien être que promeuvent les innovations afin de booster le secteur économique » a soutenu Eric Moukoro, conseiller régional à Onu-Habitat ; il l’a dit hier, à l’ouverture officielle de la rencontre de haut niveau sur l’éducation relative à l’eau, l’assainissement et à l’hygiène basée sur les valeurs.

« Il est temps de répondre aux changements sociaux, économiques et politiques actuels » dit-il. Pour le conseiller régional d’Onu-Habitat, il faut repenser la ville modèle. En misant l’accent sur l’éducation, Mansour Tall, le chargé de programme à Onu-Habitat laisse entendre « que le programme influence les acteurs qui ont leur avenir entre leurs mains ».

« C’est un programme qui a été développé au Sénégal pour faire la promotion des valeurs afin que les jeunes enfants puissent très tôt intégrer ces valeurs » a dit pour sa part, Baba Ousseynou Ndir, secrétaire général du ministre de l’éducation. Selon lui, pour travailler sur l’eau, il faut des infrastructures.

Organisé par le bureau régional pour l’Afrique Francophone du programme Eva, basé à Dakar, la rencontre de Dakar a regroupé hier, les ministres de l’éducation ou leurs représentants, les points focaux de l’EREAH-BV et les responsables de l’élaboration des programmes dans les pays impliqués. Au sortir de la rencontre, les participants ont formulé des attentes ; ils invitent les parties prenantes à s’engager et soutenir la continuité et la consolidation de l’initiative EREAH-BV dans les pays impliqués.

« Une approche révisée soit adoptée afin d’améliorer le modèle établi par l’EREAH-BV en Afrique pour le secteur éducation formel et informel » ont soutenu les principaux acteurs qui ont participé à la rencontre d’hier. EREAH-BV est un modèle pédagogique prenant en compte les initiatives éducatives qui a été développé.


Abdrahmane Sanogo , oncle du capitaine Sanogo se confie à nous et se prononce sur la crise malienne : « plusieurs imams sont complices et ATT est indésirable au Mali»

Soldat_ATTIl est chercheur et enseignant : Abdrahmane Sanongo  puisque c’est de lui qu’il s’agit a accepté de se livrer à nos questions pour se prononcer sur la crise malienne.

La situation qui prévaut au Mali inquiète les fils du pays : « les Maliens ont eu peur, car les islamistes étaient stationnés à Douentza à 175 km de Mopti » a soutenu le doyen de la faculté d’économie malienne M.Sanogo hier, mercredi. Il s’est confié à nos soins en marge du congrès des économistes africains qui s’est ouvert à Dakar le mercredi 06 mars pour s’achever le vendredi 08 mars prochain.

Notre interlocuteur laisse entendre « que les Islamistes avaient le soutien de plusieurs imams maliens ». Oncle du capitaine Sanogo, l’enseignant chercheur n’a pas du tout apprécié le comportement des imams : « certains ont reçu de l’argent, d’autres voulaient l’installation de la charia au Mali » déclare t-il. Selon lui, la Cedeao et l’union africaine n’ont pas joué leur rôle : «  c’est la France qui a sauvé le Mali » dit-il.

Pour l’oncle du capitaine Sanogo, les États membres de la CDEAO doivent se ressaisir,  » car à la vérité, que serait-il advenu du Mali si la France n’était pas intervenu » s’interroge t-il.

S’agissant de la venue d’ATT à dakar, M.Sanogo indique que ce dernier est indésirable au Mali avant d’ajouter que le peuple malien ne veut plus voir ATT.

En réalité, il estime que les maliens n’en veulent pas aux Sénégalais, parce que le président Macky Sall a soutenu le peuple Malien.

En conflit depuis janvier 2012 contre les islamistes qui progressent vers le sud après avoir régné en maîtres dans le nord du pays, le Mali entre dans une nouvelle phase avec l’engagement militaire de la France à ses côtés.

 

 

 


Sénégal : les députés sont-ils vraiment à la hauteur?

Building of Assemblée Nationale in Dakar (Senegal)
Building of Assemblée Nationale in Dakar (Senegal) par Bernard bill5 (Wikimedia Commons)

Les Sénégalais sont fatigués. Ils ont beaucoup misé sur le régime actuel et sur les parlementaires qui sont à l’Assemblée nationale. Maintenant, ils attendent une rupture, car ils ne veulent plus voir des députés qui dorment à l’assemblée ou qui applaudissent.

Aujourd’hui les députés de l’Alliance Pour la République (APR) sont majoritaires à l’Assemblée nationale en compagnie de la coalition favorable au président Macky Sall. Seront-ils à la hauteur des attentes de leurs électeurs ? C’est la grande question de l’heure. Le suspense demeure.

Un parlement largement favorable au pouvoir en place

Cent cinquante députés ont été élus en 2012. La majorité d’entre eux est favorable au pouvoir en place. L’élection de l’année dernière a été marquée par une nouveauté, avec qui a été appelé « la percée des islamistes ». Mais ces élus et la nouvelle opposition, venue de la coalition qui était aux affaires, sauront-ils engager l’équipe de Macky Sall dans le sens des attentes des populations ?

Les Sénégalais veulent du changement

Celles-ci gravitent, c’est un pléonasme, autour du panier de la ménagère, de l’emploi de ses enfants, de la stabilité de son courant, de son accès au logement et de son cadre de vie. Partout, les Sénégalais que nous avons rencontré dans la rue parlent le même langage : ils en ont marre du comportement des politiques.


Regard sur le maître à l’école: comment doit-il se comporter?

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L’école est d’une certaine manière constamment à bâtir. Mais c’est essentiellement au niveau des attitudes du maître dans sa relation avec les élèves que se joue le sort du processus d’instruction et d’éducation. La fonction du maître implique qu’il sache « faire rayonner de l’autorité autour de lui », et donc qu’il ait une « haute idée de sa mission », de manière à susciter une sorte de respect spécifique de la part des élèves. C’est « par le canal de la parole, du geste », que les « grandes idées morales de son temps et de son pays » dont il est l’interprète, peuvent passer de sa conscience dans celle de l’enfant. Par conséquent, cette parole et ce geste doivent être conçus par le maître en fonction de cette fin même.  A cet effet, une « culture psychologique » est nécessaire, qui permettrait au maître de déterminer les attitudes pertinentes pour l’accomplissement de sa « mission ». Les modèles pédagogiques doivent prendre en compte la psychologie de l’enfant qui nous apprend. Par exemple, l’enfant n’est fondamentalement égoïste, ni altruiste mais il « entre naturellement en communication avec autrui », qualité qu’il faut savoir utiliser.