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Renforcement des activités des femmes : l’UE au chevet de CNVAF

  cnvafLe projet de renforcement et d’élargissement de valorisation des activités des femmes de la convergence nationale est lancé le samedi 16 Février 2013 au Cices. Le montant de la contribution requise de l’Union européenne est de 150 OOO euros. L’objectif dudit projet est de contribuer à la réduction des inégalités entre les hommes et les femmes.

La CNVAF est une organisation nationale proactive, forte et fédératrice des différentes initiatives de femmes pour la valorisation de leurs activités. Elle est née comme une réponse des femmes à des besoins spécifiques de valorisation de leurs activités à travers une crédibilisation et une meilleure visibilité de celles-ci.

« C’est un projet qui dure vingt quatre mois et concerne les régions de Foudiougne, Thiadiaye,Dakar, Tambacounda, Saint-Louis, Sibassor et Koungheul » a dit Maguatte Diop dans son exposé.

Pour M.Diop, les groupes cibles sont les transformatrices de produits locaux, femmes artisans, femmes agriculteurs, petites commerçantes, travailleuses de sexe ect…

« Nous attendons de ce projet des services améliorés, accrus et plus inclusifs offerts par les MVAF » dit-il. Pour sa part, la présidente de CNVAF, Yacine Diagne dira que ce projet vient à son heure. Pour cela, elle invite les femmes à travailler davantage dans le développement : « nous recherchons le financement pour améliorer la visibilité de CNVAF »  a déclaré Mme Diagne.

D’ici 2016, elle laisse entendre que « 12°/° des femmes et jeunes filles sénégalaises sont autonomes économiquement et socialement par la valorisation de leurs activités ».

En tout état de cause, la CNVAF se différencie des autres organisations de femmes par le fait que son axe d’intervention principal est la valorisation et la professionnalisation des activités des femmes. Cette organisation s’efforce de contribuer à une société où il n’y a pas d’inégalités sociales entre les femmes et les hommes.

 

 


J’ai mal pour mon pays !

macky sall  Le Sénégal, mon pays,traverse des heures pour le moins sombres. L’agriculture, poumon de toute économie saine, est quasiment à l’agonie. Avec un déficit vivrier abyssal, et une filière arachide à terre depuis quelques années. Sur un autre plan, le secteur de l’éducation, par excellence sève nourricière concourant au progrés de la nation, est traversé par de violentes convulsions qui risquent de plomber durablement son avenir. Les principales  industries, qui faisaient notre légitime fierté, rendent l’âme une à une. Et la liste est loin d’être exhaustive. C’est dans ce contexte pour le moins lourd de menaces de toutes sortes, qui est tombé sur la liste du brave Gorgrlu, l’augmentation aussi brutale que sauvage des prix des denrées de première nécessité.

Face à une réalité aussi apocalyptique, le pouvoir de Macky Sall semble avoir opté pour l’insouciance, avec un train de vie dispendieux. Toujours plus « d’alternoce « ! Députés ministres, conseillers font festin quotidien. Toujours plus nombreux et toujours aussi grassement payés et véhiculés. Jusqu’à quand ce paradoxe.

J’ai mal pour mon pays!


Mon quartier va très mal !

grand-yoffDécidément, certains quartiers semblent être oubliés par les autorités de ce pays. Il en est de Grand-Yoff, un quartier populeux. La gestion de l’eau y constitue toujours un problème à résoudre en période hivernale. Partout ce sont des eaux usées et des ordures ménagères qui s’offrent à la vue d’un visiteur.

Mon quartier offre une image pas du tout reluisante de la banlieue, des quantités d’ordures mélangées à quelques flaques d’eaux usées avec une couleur noire ou verdâtre ainsi que des aux déversées par les femmes environnantes. En plus du festival de mouches , des forums de moustiques et autres insectes, c’est le manque de lotissement qui fait les eaux stagnantes.

Nos interlocuteurs laissent entendre que les habitants des quartiers environnants déversent leurs ordures dans les ruelles. Conséquence :  les populations respirent des odeurs nauséabondes.

D’autres personnes interrogées dénoncent le manque de sensibilisation : « les politiciens ne sont là que pour leurs propres intérêts » disent-elles. Elles invitent les autorités à mettre en place un réseau de canaux.

C’est une véritable pollution de l’environnement. Dans mon quartier, on a affaire à des ordures ménagères des fosses septiques et des eaux usées. L’odeur est repoussante. Pourtant, les populations y habitent avec tous les dangers que cela comporte. Les femmes font la cuisine dans la cour s’exposant souvent aux possibilités d’incendie quand souffle le vent.

Les familles s’entassent dans des petites chambres.


Violence au Sénégal : Iba Der Thiam demande une constitution d’Enquête parlementaire !

 violence Il ne se passe pas de jour, où les médiats ne rendent compte de manifestations de violence, qui, par leur nombre, leur typologie, leur variété, leurs formes d’expression, leur répartition spatiale, ne s’expriment au détriment des populations créant, ainsi, un sentiment d’insécurité qui menace la paix sociale et porte atteinte à l’image de notre pays.

« Ce phénomène se retrouve dans les villes comme dans les campagnes, dans les familles comme dans les lieux de travail, sans parler du milieu scolaire et universitaire.

Il touche toutes les catégories sociales et recourt à des procédés diversifiés, en faisant usage d’armes et de pratiques, qui, il y a quelques années encore, étaient inconnues, pour la plupart, dans notre société » a dit le député Iba Der Thiam dans une lettre qu’il a adressée au président de l’Assemblée nationale Moustapha Niasse. C’était le 05 février dernier.

« En tant que Représentant de la nation, notre Assemblée Nationale a une mission de veille, d’observation, d’alerte, d’anticipation  et de protection de notre société.

C’est pourquoi, je demande la constitution d’une Commission d’Enquête Parlementaire sur la violence dans notre pays, à l’effet de dresser un diagnostic précis et exhaustif sur ce fléau, ses origines, sa récurrence, ses modes d’expression, son évolution, ses conséquences psychologiques, physiques, morales, culturelles, sociales et politiques, de manière à cerner tous les contours du problème, pour le bien comprendre, de sorte à évaluer le dispositif législatif et réglementaire existant, afin de savoir s’il est toujours adapté ou s’il mérite d’être modifié pour répondre aux exigences de l’heure » explique t-il.

Dans la copie de la lettre dont nous détenons une copie, M.Thiam laisse entendre que « la Commission d’Enquête Parlementaire aura besoin, certainement, du concours de consultants criminologues, de sociologues, de psychologues, d’historiens, en plus des personnels ayant géré des problèmes de sécurité, tels que Commissaires, Gendarmes, Officiers, Militaires, Professeurs d’Université, pour rassembler une masse critique d’informations à partir de laquelle, il sera possible de comprendre le phénomène et de définir l’alternative la plus appropriée à lui opposer, avant que des débordements incontrôlables ne placent notre société dans une situation ingérable ».

En même temps, « cette Commission d’Enquête Parlementaire aura, aussi, à se pencher sur le rôle que les médiats jouent dans la banalisation de la violence, à travers les modèles et les comportements qu’ils proposent, entre autres » poursuit-il.

Pour faire la lumière sur toutes ces questions, il lui paraît du plus haut intérêt, que l’Assemblée Nationale constitue une Commission d’Enquête Parlementaire.

En tout cas, les malfaiteurs installent la peur chez les populations. Des séries de cambriolages, de vols à l’arraché, d’agressions physiques et sexuelles, sont devenus au Sénégal depuis quelques temps le quotidien des dakarois.