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Article : Logement à Dakar : l’ANSD dénonce le mutisme des autorités et le manque de contrôle
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22 décembre 2012

Logement à Dakar : l’ANSD dénonce le mutisme des autorités et le manque de contrôle

  logementL’accès à un logement décent constitue une préoccupation majeure des ménages sénégalais pour des raisons d’ordre socioéconomique. Dans une enquête que l’Agence nationale de la statistique et de la Démographie (ANSD) a menée, les experts ont dénoncé le mutisme des autorités qui, selon eux, ne contrôlent pas le secteur de l’immobilier : « il y’a une absence de l’Etat » ont-ils déclaré. Une baisse du loyer de 35°/°, c’est l’appel d’espoir des locataires dakarois, d’après l’étude de l’ANSD.

L’acquisition d’un logement est une étape importante, voire le parachèvement du processus par lequel l’individu s’affirme comme un membre accompli et constitutif de la société. A ce titre la possession d’un logement est un symbole de réussite sociale. Toutefois, le nombre de ménages propriétaires de leurs logements est relativement limité, en particulier dans la partie urbaine de la région de Dakar. Selon les résultats de l’étude Monographique sur les services immobiliers du logement à Dakar, 50,9°/° des chefs de ménages sont des locataires et 42°/° des propriétaires. « La plupart des propriétaires (42°/° ont hérité de leur logement tandis que 32°/° ont construit ; 20,9°/° l’ont acheté »  a dit Mr Adama Seck, expert à ANSD, lors de l’atelier de restitution des résultats de l’étude Monographique sur les services immobiliers du logement à Dakar qui a eu lieu, ce jeudi. Présentant les résultats de l’enquête, Madame Astou Dakono Ndiaye a pour sa part expliqué les tendances. « La location de logement est un phénomène essentiellement urbain qui s’est répandu dans la région de Dakar » dit-il. Pour habiter dans les bas standings, elle indique « qu’il faut en moyenne payer 48 000 francs par studio. « Le loyer dans le département de Dakar  est généralement deux fois plus élevé que partout ailleurs dans la région. Le département de Guédiawaye, plus récent est le deuxième plus coûteux » explique Mme Ndiaye.

Mme Ndiaye d’ajouter : « les locataires estiment à  89°/° que le loyer a évolué à la hausse depuis 2000 ; cette progression du loyer est un fait constaté à plus de 85°/° par tous les acteurs du secteur, notamment les propriétaires, les agences immobilières et promoteurs ». Pour Mme Ndiaye, les abus excessifs notés dans la fixation des prix sont imputables aux propriétaires ou aux courtiers.

« Les locataires estiment que les loyers devraient être revus à la baisse de prés de 35°/° pour promouvoir l’accès » a soutenu Mme Ndiaye. Parce que, dit-elle, le loyer constitue un des principaux postes de dépenses en bien et services de ménages. Conséquences : « les gens optent d’habiter dans des maisons inachevées » déclare t-elle.

Pour Al Ahousseynou Sarr, directeur des statistiques et de la comptabilité nationale, il laisse entendre que l’état ne joue pas son rôle : « il y’a une absence de l’Etat » dit-il ; selon lui, les prix sont fixés partout dans le monde.

En tout état de cause, les experts de l’agence nationale de la statistique et de la démographie se plaignent du mutisme des autorités étatiques dans le secteur de l’immobilier. Selon eux, les mécanismes de fixation du loyer ne sont pas en phase avec la réglementation : « il y’a un manque de contrôle étatique ; l’état de logement et les prix pratiqués ne sont pas conformes » disent-ils. Compte tenu de tout cela, ils demandent de désengorger la capitale qui concentre l’essentiel des activités économiques.

 

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Article : Convocation des libéraux à la gendarmerie de Colobane: le PDS lance un cri de détresse!
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18 décembre 2012

Convocation des libéraux à la gendarmerie de Colobane: le PDS lance un cri de détresse!

Le Parti Démocratique Sénégalais informe l’opinion nationale et internationale de l’option du Gouvernement d’engager, dans une désinvolture jamais égalée, des poursuites judiciaires à l’encontre des principaux responsables du PDS, en violation flagrante des droits et libertés que garantissent la Constitution, la loi organique portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, les lois et règlements du Sénégal.

En dépit de multiples rappels des règles applicables en la matière et qui accordent aux anciens membres du gouvernement, un privilège de juridiction d’une part et de l’autre, l’inviolabilité parlementaire qui protège le député en session, le Procureur spécial près la Cour de Répression de l’Enrichissement illicite continue d’attraire les personnes concernées devant la brigade de recherche de la gendarmerie nationale pour les entendre.

Par ailleurs, sans qu’aucune décision de justice ne l’y autorise, le Procureur Spécial près la CREI a crû devoir outrepasser ses compétences et interdire à une cinquantaine de personnes dont d’anciens ministres et des députés, la sortie du territoire national en violation de la liberté d’aller et de venir du citoyen consacrée par notre loi fondamentale.

 » Ces manquements attentatoires aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales renseignent sur la volonté de ceux qui nous gouvernent de fouler au pied l’Etat de droit dont le respect s’impose à tous. Qui plus est, la machine répressive de la justice des vainqueurs, aveuglée par son obsession de décapiter le principal parti d’opposition, s’emmêle les pédales, se trompe et change de fusil d’épaule au gré de ses tâtonnements depuis le début de cette chasse aux sorcières » fait remarquer le coordonnateur national du parti démocratique sénégalais dans un communiqué.

Le rubicond a été franchi ce matin avec la convocation du député Oumar Sarr qui a été retenu a la gendarmerie pendant trois heures en dépit de son statut alors qu’au même moment l’Assemblée nationale était en séance plénière pour examiner la loi sur la Haute Cour de justice; même s’il a été libéré après qu’ils se sont rendu compte encore une fois de leur erreur de procédure. « Le mal est déjà fait et le Parti Démocratique Sénégalais se réserve tous les droits de faire réparer ces violations graves de la Constitution et atteintes aux libertés individuelles devant les juridictions compétentes. Et d’en informer les institutions parlementaires internationales et toutes les organisations soucieuses de la défense des droits et libertés »indique le communiqué.

Pour toutes ces raisons, le PDS en appelle à la sérénité et au respect strict des droits inaliénables du citoyen à une justice indépendante, équitable, non discriminatoire et respectueuse des lois et règlements de notre pays.

En outre, le Comité directeur exhorte tous les responsables, militants et sympathisants du PDS ainsi que les démocrates épris de paix et de justice de se mobiliser pour la défense de la Démocratie, des droits de l’homme et des libertés publiques inscrits dans notre Constitution pour barrer la route aux fossoyeurs du système démocratique que notre vaillant peuple a acquis de haute lutte. Il informe la Communauté internationale de ces dérives inacceptables et tient responsable le Gouvernement du président Macky Sall de tout ce qui pourrait advenir suite à ces agression permanente contre le PDS,  principale force politique du pays.

 

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Article : Rapport 2012 sur les OMD :Vers l’échec total des OMD!
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10 décembre 2012

Rapport 2012 sur les OMD :Vers l’échec total des OMD!

 Alors qu’il reste moins de trois ans avant l’échéance de 2015 fixée pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement, les progrès accomplis par l’Afrique dans la réalisation des cibles des OMD demeurent mitigés.

Des progrès remarquables ont été enregistrés en ce qui concerne certains indicateurs comme le taux net de scolarisation primaire, la parité des sexes dans l’enseignement primaire, la proportion de femmes dans leurs instances de prise de décisions ect… Cependant la qualité de l’éducation demeure une source de préoccupation et les progrés sont trop lents pour ce qui est des OMD liés à la santé, tels que la mortalité infantile et maternelle et l’accés à l’assainissement. « Les pays africains ont élaboré un rapport pour diagnostiquer ensemble les bocages des OMD » a dit hier Babacar Cissé du Pnud ; c’était lors de la publication du rapport 2012 sur les OMD : la rencontre s’est déroulée dans un grand hôtel de la place.

Pour Mr Cissé, les pays africains estiment qu’il est important d’atteindre les OMD. Mais, le représentant du PNUD indique « que les africains savent clairement que les OMD ne seront pas atteints ». A ce niveau, il dénonce la mauvaise politique des États membres, surtout avec le manque des ressources dans différents pays africains. « Nos leaders politiques ne jouent pas vraiment leur rôle » s’indigne t-il.

En tout cas, le délai fixé pour 2015 pour que le continent africain atteigne les OMD approche rapidement et un consensus n’a toujours pas été trouvé au sein de la communauté des partenaires au développement sur le sort des OMD au-delà de 2015. Compte tenu de l’importance du programme de développement après 2015, en particulier pour l’Afrique, le rapport de cette année sur « l’évaluation des progrès de l’Afrique par rapport aux objectifs du Millénaire pour le développement » identifie ce programme comme domaine prioritaire

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Article : Atteinte des OMD : le Sénégal dans une position délicate !
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2 décembre 2012

Atteinte des OMD : le Sénégal dans une position délicate !

 Le Sénégal est loin d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. En tout cas, c’est du moins l’inquiétude faite ce vendredi, par le ministre de l’économie et des finances, Amadou Kane ; il l’a dit hier, lors de la publication du rapport 2012 du document de politique économique et sociale.

Critique situation pour le Sénégal qui ne sait pas où mettre le pied pour décoller son économie qui peine depuis des années.

L’économie sénégalaise a été marquée, en 2011, par un ralentissement de l’activité économique qui s’est traduit par une perte de points de croissance. En effet, le taux de croissance du PIB est estimé à 2,6 °/° en 2011 contre 4,1°/° en 2010. « Ce résultat est en deçà  de la cible du DPES (4,8°/°) reste très loin de l’objectif de croissance de 7°/° pour impulser une nouvelle dynamique telle que voulue dans le cadre de la stratégie de croissance accélérée » souligne Mayacine Camara, le coordonnateur de l’unité de coordination et de suivi de la politique économique.

« Nous sommes dans l’incertitude de ne pas atteindre les objectifs du millénaire pour le développement(OMD) » a répondu le ministre des finances Amadou kane.

M .Kane d’ajouter : « il nous faut cependant maintenir et accélérer les efforts en matière d’accès aux services sociaux de base, notamment sur l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant, l’amélioration significative de taux d’achèvement du primaire ».

Au regard de ces maux, le ministre des finances laisse entendre que le gouvernement sénégalais prendra des mesures pour améliorer l’efficacité et l’efficience de la dépense publique dans les sous-secteurs de l’agriculture, de l’éducation, de la santé, entre autres.

Pour Amadou Kane, il faut chercher des solutions viables pour lever les contraintes qui plombent la mise en œuvre de la stratégie de croissance accélérée (SCA). « Nous veillerons à l’actualisation de son plan d’actions et à assurer son financement optimal sur les ressources de l’Etat » martèle M.Kane.

Mieux, M.Kane estime que «  le gouvernement est prêt à engager de larges concertations avec les partenaires au développement, afin d’étudier le rythme de décaissement et d’atteindre les objectifs ainsi fixés ».

« Globalement, au cours de l’année 2011, le cadre macroéconomique a été maîtrisé malgré un environnement économique et financier international difficile marqué par les contrecoups de la dette souveraine et du secteur bancaire dans la zone euro » a dit  Mayacine Camara, le coordonnateur de l’unité de coordination et de suivi de la politique économique, revenant à la charge. Dans sa communication, il invite les acteurs à améliorer l’efficacité et l’efficience de la dépense publique dans les sous-secteurs de l’agriculture, de l’éducation, de la santé.

Cependant, il fait remarquer que des difficultés persistent dans la mise en œuvre de la plupart des programmes de prise en charge des personnes vulnérables.

 

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Article : Journées  annuelles  Micro finance : Vers l’atteinte des OMD
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29 novembre 2012

Journées annuelles Micro finance : Vers l’atteinte des OMD

  Du 29 au 30 Novembre  2012 se tient à Dakar la seconde édition des journées annuelles de la micro finance. « Contribution de la micro finance à l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement » est le thème retenu cette année.

Les différents acteurs du secteur de la micro finance se réunissent depuis hier et ce, jusqu’à ce jour  vendredi pour discuter des voies et moyens pour atteindre les OMD. Cette rencontre qui a mobilisé des experts de la micro finance  est aussi une occasion de plaider pour l’instauration d’un cadre réglementaire dans   le secteur.

Car, le  secteur de la micro finance a connu un développement fulgurant au cours de la dernière décennie en rapport avec l’essor de la dynamique associative et la lutte contre la pauvreté. En décembre 2005, on dénombre plus de 833 systèmes financiers décentralisés (SFD) reconnus (réseaux, mutuelles d’épargne et de crédit, groupements d’épargne et de crédit et structures signataires de Convention-cadre).  Aujourd’hui, le  secteur financier au Sénégal est caractérisé par une dualité entre le système bancaire d’une part, le système financier informel et les expériences de financement décentralisé de l’autre. Pour  le consultant en micro finance Amadou Thiam, il faut éviter de détruire les SFD en voulant coûte que coûte les opposer de façon antagonique aux clients. « La disparition des SFD serait une catastrophe «  déclare t-il.

Avant d’ajouter : « la mise à jour des politiques et procédures doit être faite en prenant compte les principes de protection des clients ». Pour sa  part, Abdoulaye Diasse, Co-Responsable PAMIF étale des contraintes ; il soulève  la difficulté des formateurs dans la traduction de certains concepts. Mieux, il laisse entendre que certains outils sont mal inadaptés. Pour Sidy Lamine Ndiaye, directeur exécutif  APSFD, il invite les acteurs à prendre certaines dispositions générales en respectant le code de déontologie qui, selon lui, est un recueil de principes que doivent respecter les institutions. En tout cas, les acteurs de la micro finance veulent apporter leur contribution pour l’atteinte des OMD. Pourront-ils atteindre cet objectif sans instaurer un cadre réglementaire ? La question taraude l’esprit des acteurs.

 

 

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Article : Sans salaire depuis quatre mois : les ex- quarante conseillers du CES ruent dans les brancards et menacent de passer à la vitesse supérieure !
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22 novembre 2012

Sans salaire depuis quatre mois : les ex- quarante conseillers du CES ruent dans les brancards et menacent de passer à la vitesse supérieure !

 Depuis le 20 Juillet dernier, quarante conseillers de l’ex-conseiller économique et social n’ont pas perçu leur salaire. Le collectif des membres et membres associés a rencontré la presse ce mercredi, à la maison des élus locaux pour tirer sur la sonnette d’alarme. Ces conseillers laissés en rade demandent au plus vite pressé, une rencontre avec le chef de l’Etat Macky Sall pour trouver une issue heureuse. Toutefois, ils n’apprécient guère l’attitude du président du conseil économique et social Ousmane Masseck Ndiaye qui, selon eux, n’a fait aucun effort pour communiquer avec les conseillers.

C’est dans une tristesse profonde que les quarante ex- conseillers du conseil économique et social ont tenu un point de presse pour alerter l’opinion de leur situation. En effet, ils n’ont pas perçu leur salaire depuis le 20 juillet dernier ; alors que plusieurs d’entre eux sont des pères ou mères de famille. « Quarante ex- conseillers du CES ont eu la surprise de recevoir le 20 juillet dernier un court message en provenance du secrétaire général qui leur a fait comprendre qu’ils ne pourront plus percevoir leur salaire » a laissé entendre Amadou Tidiane Wone, président du collectif des membres et associés.

Avant d’ajouter : «  la loi dit que les conseillers sont payés par session ; on se retrouve aujourd’hui avec une violation de la loi » dit-il. Pour Amadou Tidiane Wone, une réunion s’est tenue en toute spontanéité dans le bureau du premier vice-président du ci-devant C.E.S : «  à l’unanimité, il a été décidé d’adresser une lettre au chef de l’Etat pour lui demander une audience au cours de laquelle une délégation des ex-conseillers expliquerait la situation des membres et membres associés au chef de l’Etat » explique M.Wone dans une lettre qu’il avait envoyée au président du conseil économique et social, Ousmane Masseck Ndiaye, le 10 octobre dernier. A la différence de Pape Diop, ex-président du Sénégal qui a convoqué les sénateurs, M.Wone indique « que le président du CES Ousmane Masseck Ndiaye pouvait convoquer lui aussi une réunion pour discuter avec les ex-conseillers de la République ; on sait qu’il est malade, mais rien ne l’empêchait à parler avec ses conseillers ».

« Suivant la loi constitutionnelle supprimant le conseil économique et social, l’ensemble des conseillers a alors jugé utile une concertation entre eux, pour voir quelle attitude adopter en ayant toujours en arrière pensée, votre état de santé » a soutenu Amadou Tidiane Wone, dans la lettre du 10 Octobre dernier ; une lettre dont nous détenons une copie. Pour le président du collectif des membres et associés de l’ex-CES, ce qui a été fait pour les ex-sénateurs et les travailleurs du ci-devant Sénat pouvaient se faire avec eux. Selon lui, «  rien n’empêchait à Ousmane Masseck Ndiaye à convoquer une réunion ».

Par la voix de leur président Amadou Tidiane Wone, les quarante membres et associés du CES comptent mener la lutte jusqu’au bout pour obtenir gain de cause. Ils vont prendre des avocats pour défendre leurs droits. « Le Sénégal est un pays de droit ; nous allons prendre toutes les dispositions requises pour obtenir gain de cause. Nous souhaitons que le chef de l’Etat Macky Sall soit saisi de cette situation et nous souhaitons le rencontrer au plus vite » a dit M.Wone.

Pour rappel, le projet de loi supprimant le Sénat et le poste de vice-président de la République a été adopté par les députés en session plénière. Il en est de même pour la création du Conseil économique, social et environnemental.

 

 

 

 

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Article : Enquête sur l’enrichissement illicite : les libéraux se révoltent !
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20 novembre 2012

Enquête sur l’enrichissement illicite : les libéraux se révoltent !

  Après la convocation de Karim Wade à la caserne Samba Diery Diallo de Colobane ,les libéraux se sont réunis sur la Vdn pour dénoncer les agissements du régime en place. Ils ont laissé entendre qu’ils sont nullement inquietés parces tentatives d’intimidation, déclarent dans un communiqué envoyé hier soir.  » Après avoir été jetés en pâture à l’opinion pendant plusieurs semaines et menacés de condamnation à travers les médias par le Procureur Spécial Alioune NDAO, des responsables de notre parti, dont le régime de Macky SALL veut faire des boucs émissaires, sont entendus depuis hier, dans le cadre d’enquêtes de police déjà annoncées » a soutenu le coordonnateur du Pds Oumar Sarr dans un communiqué .

Avant d’ajouter: « C’est ainsi que le frère Karim WADE a été longuement entendu à la gendarmerie, dans des conditions inédites.

Curieusement, le procureur spécial près la Cour de répression de l’enrichissement illicite, accompagné d’un de ses substituts a participé à l’audition qu’il s’est évertué à perturber sans cesse soit en passant directement des mots aux enquêteurs, soit en demandant des suspensions de séances. Au même moment, son substitut faisait transmettre en direct par téléphone portable le contenu de l’audition à l’extérieur. Par ce procédé inédit dans les annales des enquêtes de police et révoltant dans un système démocratique, des personnes totalement étrangères à l’enquête en sont informées dans les moindres détails et sont mises en situation d’intervenir directement et illégalement dans son déroulement » dit-il.

Pour le coordonnateur du parti démocratique sénégalais, le pouvoir exécutif (le Président de la République ou le Ministre de la Justice), dont dépend le procureur spécial, a pu de cette façon créer toutes les conditions pour mettre en cause la liberté et l’impartialité des enquêteurs et faire planer des doutes sur l’indépendance de la justice et sa capacité à organiser des procédures respectant les droits de la défense. « Plus curieusement, alors qu’ils n’ont reçu ni convocation ni notification de quelque acte les concernant, les responsables du PDS, déjà cités par le procureur spécial lors de sa conférence de presse, ont appris qu’ordre a été donné de leur interdire de quitter le territoire national. Aucune mesure de contrôle judiciaire n’a été légalement prise à leur encontre, de telle sorte que toute entrave à leur liberté d’aller et de venir, en l’état, constitue une inadmissible forfaiture par la violation d’une liberté constitutionnelle » explique t-il.

Le PDS dénonce avec force de tels actes, préfigurant une dictature rampante et une volonté manifeste de contrôler le pouvoir judiciaire pour en faire le bras armé de règlement de compte politique.

« Monsieur Macky SALL, dont les récents propos à La Haye heurtent nos consciences et la foi que nous avons aux prières de nos guides religieux, vient encore une fois de faire la preuve de son incapacité à tenir ses promesses et ses engagements et veut distraire nos populations dans une chasse aux sorcières qui, espère t’il, fera oublier la dureté de leurs conditions de vie. Ce n’est pas un hasard que le prix de certaines denrées de première nécessité ait augmenté le jour de l’audition du frère Karim WADE »déclare M. Sarr.

 » Les affidés et souteneurs de Monsieur Macky SALL ont, au surplus, décidé de porter atteinte à notre démocratie en menaçant de s’en prendre à notre parti pour l’empêcher d’exercer ses droits. Le PDS fera face avec vigueur et détermination » poursuit-il dans le communiqué. Il attire, une fois de plus, l’attention des populations et de la communauté internationale sur la disponibilité de tous ses responsables à répondre de leur gestion des affaires publiques, mais à la condition que tout se passe dans un esprit d’équité, de justice, de respect de la légalité constitutionnelle, sans parti-pris, ni discrimination ou volonté de règlement de compte politique par une manipulation de la justice. En tous les cas, les militantes et militants et tous les responsables du Parti Démocratique Sénégalais se tiennent prêts pour mettre en œuvre toutes les actions décidées dans les instances pour défendre la démocratie et les libertés.

 

 

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Article : Troisième Forum des Femmes Sénégalaises pour l’action collective : les femmes s’indignent de leur souffrance et plaident pour la révision du code de la famille!
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18 novembre 2012

Troisième Forum des Femmes Sénégalaises pour l’action collective : les femmes s’indignent de leur souffrance et plaident pour la révision du code de la famille!

Initié par des organisations et des individus pour l’avancement de l’égalité entre femmes-hommes et des droits des femmes, le FFSAC veut renforcer la voix des femmes, promouvoir la diversité et encourager l’inclusion au sein des mouvements de femmes, afin de transcender l’isolation organisationnelle et de rompre avec la fragmentation. Toutefois, les femmes invitent les autorités à revisiter le code de la femme ; car disent-elles, les injustices persistent partout dans leur lieu de travail. Dans tous les aspects, les femmes continuent à souffrir.

Le 17 Novembre dernier, à Dakar, le forum des femmes sénégalaises pour l’action collective (FFSAC) a rassemblé des militantes et responsables d’organisations féminines des droits des femmes englobant des milliers de membres ainsi que des individualités acquises à cause des droits des femmes au Sénégal. Il a été une opportunité pour susciter l’engagement et la mobilisation des organisations en vue du renforcement de la participation citoyenne féminine effective pour plus de justice sociale et économique en faveur des femmes.

Ces dernières années, les questions de genre ont suscité un intérêt de plus en plus marqué au sein de la communauté internationale. De Mexico à Copenhague en passant par Nairobi, Caire et Beijing, la quasi-totalité des conférences internationales et sommets a soutenu avec force accrue le rôle crucial des femmes dans le développement et a considéré la question de la promotion des droits des femmes comme une question de justice sociale.

Malgré tout, les femmes continuent à souffrir péniblement ; le FFSAC l’a rappelé ce week-end pour dénoncer ces pratiques mal saines que subissent les femmes sénégalaises. « Aujourd’hui, le Sénégal dispose d’un arsenal juridique qui n’a rien à envier aux autres pays. Malgré l’existence de la loi, les droits des femmes sont bafoués » dénonce avec force Marième Coulibaly membre du FFSAC.

Avant d’ajouter à ses propos : « il y’a une belle théorie dans tous les droits ; les difficultés se situent au niveau du respect » se plaint –elle.

Concernant la participation de la femme dans la vie politique, elle laisse entendre qu’une loi sur la parité a été adoptée par le Sénégal ; dans tous ses aspects, les femmes continuent à souffrir. Pour Marième Coulibaly, elles sont nombreuses à subir les discriminations dans leur lieu de travail. En direction de l’Etat, elle pense que des efforts doivent être faits : « les autorités doivent mettre en application les sanctions prévues » dit-elle. Mieux, elle souhaite la révision du  code de la famille : « il y’a toujours des insuffisances » s’indigne Mme Coulibaly.

Même son de cloche pour Ndèye N’Guirane qui se plaint aussi de la faible connaissance de la loi : « il est temps de faire une large concertation nationale pour revisiter le code de la famille » qui dit-elle, n’est pas toujours respecté. « Nous devons faire comprendre aux hommes nos blocages » explique Mme Nguirane.


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Article : Zoom sur l’éducation des filles…
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10 novembre 2012

Zoom sur l’éducation des filles…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Haro sur les inégalités et les injustices liées au genre

Le problème de l’élargissement de l’accès des filles et des femmes à l’éducation est d’une complicité et d’une difficulté redoutables. Toutes sortes de facteurs sociaux, économiques et culturels, la croissance démographique accélérée et des phénomènes tels que les programmes d’ajustement structurel, la récession, le chômage et les catastrophes, naturelles ou dues à l’action de l’homme interviennent.

L’éducation au Sénégal : les difficultés principales des problèmes de scolarisation.

 

La part des filles entre 2003 et 2010, dans les effectifs a connu une augmentation de 3,4 points de pourcentage en passant de 47,5°/° à 50,9°/° correspondant à un Tama de 1,0°/° . La part des filles a gagné 2,1 points entre 2003 et 2007, selon le rapport national sur la situation de l’éducation en 2010.

« Nous devons faire une introspection et d’actions au niveau individuel et collectif sur la problématique de l’éducation des filles », a dit Mme Mie Lakati, Directrice de Plan Sénégal.

Selon elle, chaque année, Plan Sénégal réfléchit  de manière systématique sur la situation des filles à l’école : « chaque année, notre réflexion avec l’implication des milliers de partenaires est sortie comme un rapport annuel », dit-elle.

« Au Sénégal, concernant l’accès, le taux net et le taux brut de scolarisation des filles ont dépassé celui des garçons », ajoute t-elle.

Pour sa part, Mme Khady Sow Ndiaye, du ministère de l’Education, laisse entendre qu’il y’a une volonté politique  affirmée du gouvernement Sénégalais.

Elle indique qu’un cadre de coordination sur l’éducation des filles (CCIEF)  est mis en place pour servir de veille et d’alerte : «  ce cadre coordonne toutes les activités liées à l’éducation des filles », explique Mme Sow Ndiaye.

Les filles, les femmes et le développement humain

 

Selon l’indicateur du développement humain établi par le PNUD pour 1994, le développement humain des femmes ne représente que 60°/° de celui des hommes.

Dans les communautés rurales, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à vivre dans un dénuement total. Ne pas s’employer à supprimer ce déséquilibre, c’est à l’évidence nier les droits de l’homme et la dignité humaine, mais c’est aussi accroître la pauvreté, les migrations massives et la marginalisation et à accélérer la croissance démographique. Une société juste ne pourra être instaurée sans la participation des femmes.

L’éducation des filles et des femmes est essentielle pour parvenir à l’éducation pour tous et pour leur permettre d’échapper au cycle de l’analphabétisme et de la pauvreté.

Pourquoi les filles restent-elles bloquées ?

Les pays où, il existe une forte présence culturelle, l’on remarque une forte inégalité entre les sexes. Les mariages précoces entravent massivement les progrès éducatifs des filles. Au cours de ces dix dernières années, des progrès ont été réalisés vers la parité entre les sexes dans l’enseignement primaire et secondaire dans l’ensemble des régions. Toutefois, les résultats varient considérablement d’un pays à l’autre. La réalisation entre les sexes à tous les niveaux de l’éducation d’ici à 2015, constitue un défi plus redoutable encore.

Le mariage précoce comme forme d’assurance

 Là où l’autonomie des femmes est considérée comme instable ou hasardeuse, le mariage précoce sert à assurer l’avenir des filles. Il en résulte une entrave majeure aux progrès éducatifs des filles dans de nombreux pays.

Au Sénégal, dans certains endroits, des filles âgées entre 12 et 15ans sont déjà mariés. Il n’est pas rare que les familles pauvres recourent au mariage précoce des filles pour alléger leur fardeau économique. Le mariage précoce devient une raison de  quitter l’école.

Conscients de ce risque, certains parents refusent de scolariser leurs filles.

Il est temps d’insister sur l’importance de l’éducation des filles, en lançant des campagnes de sensibilisation, améliorer des conditions de sécurité des filles, pour aider les communautés à permettre aux filles d’aller jusqu’au terme de leurs études.

L’enseignant peut-il faire la différence ?

Des recherches ont montré que, dans les pays en développement, les filles ont tendance à rester plus longtemps à l’école lorsque le corps enseignant comprend une majorité de femmes. Toutefois, les enseignantes sont-elles même les perdantes de la société dans les lesquelles elles vivent, et bien qu’elles soient peut-être mieux acceptées par les filles, elles peuvent ne pas être toujours d’une grande utilité pour faire évoluer les mentalités à l’égard des femmes. Dans une classe mixte, l’enseignante peut avoir tendance à favoriser  les garçons, ce qui donne aux filles le sentiment d’être moins douées que leurs camarades masculins, en particulier en mathématique ou en science. Au-delà du problème de l’accès à l’éducation, se pose aussi et surtout celui des difficultés de scolarisation que rencontrent les enfants.
L’un des premiers problèmes rencontrés est celui de l’ambiguïté de la langue. Dans les écoles publiques, l’enseignement se fait exclusivement en français, langue officielle du Sénégal. Ainsi, la langue parlée en famille n’est pas la même que celle enseignée à l’école puisque une fois les cours terminés, les Dakarois optent pour le dialecte de leur ethnie (wolof, pulaar, sérère, diola, manjaag, etc.).

 

« Les ministres des différents pays doivent travailler ensemble pour coordonner leurs efforts de lutte », a soutenu Adama Coulibaly, directeur régional de Plan pour l’Afrique de l’ouest.

Pour  Gnagna Sidibé, l’ambassadrice de bonne volonté, elle déclare tout de go que le droit des jeunes filles nécessite un encadrement et un appui consistant.

Autre difficulté, celle de l’utilité de l’enfant à la maison, n’est pas évident pour tous les parents sénégalais.
L’enseignement public, gratuit en principe, ne l’est pas vraiment. Les livres, le matériel, le transport, l’uniforme… sont à la charge des familles. Pour certaines d’entres elles c’est un luxe inabordable.
En outre, les problèmes scolaires sont souvent liés à l’environnement familial. En effet, il est difficile pour un enfant de travailler correctement dans une maison surpeuplée et bruyante, surtout lorsqu’il faut s’éclairer à la bougie. Et il est encore plus difficile de bien suivre les cours lorsque l’on a le ventre vide.

Il apparaît très clairement que l’éducation sénégalaise est en grande difficulté. Afin d’aider le pays à se développer, il est important de se centrer sur l’éducation. En effet, les enfants d’aujourd’hui seront ceux qui pourront faire évoluer la situation du Sénégal demain. Une augmentation du taux de scolarisation, une baisse du nombre d’analphabètes et des meilleures structures éducatives sont la base d’un changement possible.


 

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L'auteur: metzou8
Journaliste professionnel diplômé, titulaire aussi d'un master en communication et marketing. J'exerce le journalisme depuis une vingtaine d'années.

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