La chronique de Metzou8 : Comptes et Mécomptes

Eight members of the Senegalese opposition, (From L to R) Alioune Tine, Youssou N'Dour, Macky Sall, Moustapha Niasse, Talla Sylla, Amath Danssoko, Idrissa Secke, Cheikh Tidjane Gadio, Tanor Dieng and Cheikh Bamba Dieye, stand together during a press conference in Dakar, on February 4, 2012. The eight opposition candidates, running in Senegal's presidential election, pledged today to take joint action to block President Abdoulaye Wade from standing for a third term in office.  AFP/PHOTO / SEYLLOU (Photo credit should read SEYLLOU/AFP/Getty Images)Opinions politiques des Sénégalais

Les Sénégalais s’intéressent-ils à la politique ? Quel serait leur niveau d’engagement en politique et leur intérêt pour les questions politiques ? Le Sénégal est réputé être un pays qui s’est très tôt initié au protagoniste politique avec la désignation de représentants au parlement français dés le milieu du XIXème siècle.

L’histoire, la géographie et la sociologie du pays ont secrété une conception particulièrement positive du jeu politique. La société et le paysage ne sont pas traversés par des réalités régionalistes, ethniques ou confessionnelles. Les clivages politiques ne s’articulent pas autour de solidarités primaires que sont le régionalisme ou l’ ethnicité comme on le voit dans d’autres pays. Les opinions politiques se déterminent en considération de critères répondant à une rationalité purement politique : idéologie, affectif ou personnel. Le nombre de 173 partis peut donner bien l’illustration d’en engagement massif des citoyens dans les formations politiques. A dire vrai, sans risque de se tromper, il est difficile en dehors des périodes électorales de mesurer l’intérêt des sénégalais pour les questions politiques ou leur opinion sur telle politique publique ou tel candidat.

Il est aussi difficile de connaître la base sociale des partis, d’apprécier le niveau d’engagement politique des citoyens, de mesurer le degré de militantisme politique dans le pays.

Démocratie Sénégalaise : Vitrine de l’Afrique

abdoulaye_wadeLe Sénégal est un pays d’une continuité politique remarquable, n’ayant jamais connu de rupture inconstitutionnelle ou brusque dans sa vie politique. La principale particularité du Sénégal est certainement d’avoir expérimenté presque sans discontinuité le multipartisme qui fait la règle dans l’évolution politique du Sénégal contemporain. Du parti unique de fait et- non de droit puisque le pluralisme a toujours été inscrit dans la constitution ; le système politique a évolué vers le multipartisme limité d’abord à trois, ensuite à quatre partis politiques, et enfin vers le multipartisme intégral depuis 1981 .Le respect des libertés publiques et individuelles et notamment celle de la presse y est garanti. Les Sénégalais ont commencé bien avant leurs voisins l’apprentissage du jeu démocratique pluraliste.

Aussi, à bien des égards, le Sénégal est un pays dont le parcours paraît assez singulier comparé à beaucoup de pays africains. Ce qui lui a valu le label « d’exception », de « vitrine démocratique », d’ « oasis démocratique » dans un esprit d’autoritarisme. Ce statut démocratique particulier qui lui est décerné par la doctrine africaniste et les observateurs des processus politiques africains demeure une réalité mais revêt certainement une dimension d’exagération.

En tout état de cause, le Sénégal est incontestablement une démocratie ayant fait ses preuves en matière de stabilité politique, de respect des droits humains, de liberté de la presse, de routinisation du rituel électoral. Toutefois, il est évident que des réformes du système politique et constitutionnel s’imposent.

J’ai mal pour mon pays !

macky sall  Le Sénégal, mon pays,traverse des heures pour le moins sombres. L’agriculture, poumon de toute économie saine, est quasiment à l’agonie. Avec un déficit vivrier abyssal, et une filière arachide à terre depuis quelques années. Sur un autre plan, le secteur de l’éducation, par excellence sève nourricière concourant au progrés de la nation, est traversé par de violentes convulsions qui risquent de plomber durablement son avenir. Les principales  industries, qui faisaient notre légitime fierté, rendent l’âme une à une. Et la liste est loin d’être exhaustive. C’est dans ce contexte pour le moins lourd de menaces de toutes sortes, qui est tombé sur la liste du brave Gorgrlu, l’augmentation aussi brutale que sauvage des prix des denrées de première nécessité.

Face à une réalité aussi apocalyptique, le pouvoir de Macky Sall semble avoir opté pour l’insouciance, avec un train de vie dispendieux. Toujours plus « d’alternoce « ! Députés ministres, conseillers font festin quotidien. Toujours plus nombreux et toujours aussi grassement payés et véhiculés. Jusqu’à quand ce paradoxe.

J’ai mal pour mon pays!

Atteinte des OMD : le Sénégal dans une position délicate !

 Le Sénégal est loin d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. En tout cas, c’est du moins l’inquiétude faite ce vendredi, par le ministre de l’économie et des finances, Amadou Kane ; il l’a dit hier, lors de la publication du rapport 2012 du document de politique économique et sociale.

Critique situation pour le Sénégal qui ne sait pas où mettre le pied pour décoller son économie qui peine depuis des années.

L’économie sénégalaise a été marquée, en 2011, par un ralentissement de l’activité économique qui s’est traduit par une perte de points de croissance. En effet, le taux de croissance du PIB est estimé à 2,6 °/° en 2011 contre 4,1°/° en 2010. « Ce résultat est en deçà  de la cible du DPES (4,8°/°) reste très loin de l’objectif de croissance de 7°/° pour impulser une nouvelle dynamique telle que voulue dans le cadre de la stratégie de croissance accélérée » souligne Mayacine Camara, le coordonnateur de l’unité de coordination et de suivi de la politique économique.

« Nous sommes dans l’incertitude de ne pas atteindre les objectifs du millénaire pour le développement(OMD) » a répondu le ministre des finances Amadou kane.

M .Kane d’ajouter : « il nous faut cependant maintenir et accélérer les efforts en matière d’accès aux services sociaux de base, notamment sur l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant, l’amélioration significative de taux d’achèvement du primaire ».

Au regard de ces maux, le ministre des finances laisse entendre que le gouvernement sénégalais prendra des mesures pour améliorer l’efficacité et l’efficience de la dépense publique dans les sous-secteurs de l’agriculture, de l’éducation, de la santé, entre autres.

Pour Amadou Kane, il faut chercher des solutions viables pour lever les contraintes qui plombent la mise en œuvre de la stratégie de croissance accélérée (SCA). « Nous veillerons à l’actualisation de son plan d’actions et à assurer son financement optimal sur les ressources de l’Etat » martèle M.Kane.

Mieux, M.Kane estime que «  le gouvernement est prêt à engager de larges concertations avec les partenaires au développement, afin d’étudier le rythme de décaissement et d’atteindre les objectifs ainsi fixés ».

« Globalement, au cours de l’année 2011, le cadre macroéconomique a été maîtrisé malgré un environnement économique et financier international difficile marqué par les contrecoups de la dette souveraine et du secteur bancaire dans la zone euro » a dit  Mayacine Camara, le coordonnateur de l’unité de coordination et de suivi de la politique économique, revenant à la charge. Dans sa communication, il invite les acteurs à améliorer l’efficacité et l’efficience de la dépense publique dans les sous-secteurs de l’agriculture, de l’éducation, de la santé.

Cependant, il fait remarquer que des difficultés persistent dans la mise en œuvre de la plupart des programmes de prise en charge des personnes vulnérables.

 

Entretien avec Guillaume Dewael, Vice Président de Moneygram Afrique,France,Bénélux et Suisse: notre ambition est de conquérir le monde »

  M.Guillaume Dewael,Vice Président de Moneygram Afrique,France,Bénélux et Suisse a accepté de discuter avec nous pour nous s’entretenir  de Moneygram dans le monde, ses ambitions, réalisations et perspectives.

Que pouvez-vous nous dire de Moneygram ?

Nous avons plusieurs bureaux en Afrique, et partout dans le monde.

Pourquoi avez-vous choisi le Sénégal ?

Simplement, parce que le Sénégal est un pays très attractif en matière de transfert d’argent. En Afrique, il est troisième sur le marché après le …. ; Maroc. Historiquement, depuis 1997, nous avons ouvert une centaine d’agence (700) ; d’ici la fin de l’année, nous comptons ouvrir 900.Nous sommes là pour aider le pays à percer en matière de transfert d’argent. En tout cas, tout se passe bien. Notre challenge, c’est de nous imposer partout en Afrique. Nous avons un réel motif de satisfaction pour le Sénégal, un pays attractif capable de jouer les premiers rôles en Afrique. A l’heure actuelle, notre ambition est de conquérir le monde.

Donc, vous avez peur de la concurrence ?

Pas du tout ! Au contraire, nous travaillons pour faire la différence avec nos clients. Rassurez- vous, nous n’avons aucune crainte à ce niveau. Au contraire, c’est une grande opportunité pour les migrants qui sont de 30 à70°/°avant. Le marché africain représente un fort potentiel, notre partenariat avec Ferlo est gagnant gagnant. La nouvelle carte gratuite Ferlo-Moneygram offre aux africains de nombreux avantage

Que comptez-vous faire pour les zones rurales et les régions éloignées du Sénégal ? Avez-vous prévu dans le futur une campagne de sensibilisation ?

Ah ! Bonne question. On va prendre note et je vais voler tes idées (éclat de rire).

 

 

Retour au bercail: Les cadres de la diaspora sonnent la mobilisation !

 Faire revenir les Sénégalais au bercail : c’est le combat que mène l’association des cadres de la diaspora.

La diaspora africaine commence à être reconnue par la communauté internationale. Elle est perçue comme une entité participante au développement, une communauté de savoirs et un vecteur de technologie pour leurs pays d’origine. « Les Sénégalais doivent revenir au bercail pour participer au développement durable du Sénégal » a soutenu Mamadou Fall, président du collectif des cadres de la diaspora.

Selon lui, l’Afrique ne se fera sans ses fils : « il est grand temps que les fils de l’Afrique prennent leur destin en main «  dit-il.

Avant d’ajouter : « nous avons décidé de rentrer et de participer au développement de notre pays. Nous voulons remobiliser tous les cadres pour qu’ils rentrent au bercail » poursuit-il.

Pour M.Fall, les émigrés peuvent être considérés comme des partenaires stratégiques puisqu’ils connaissent, de manière pragmatique, le contexte local dans lequel pourraient s’inscrire les investissements directs étrangers. A ce titre, ils peuvent encourager leur propre employeur étranger à investir en Afrique.

 

Législations en matière de lutte contre la drogue : des experts de la sous région se mobilisent pour lutter efficacement contre le trafic de la drogue!

L’Afrique de l’Ouest est en train de devenir une plaque tournante en matière de trafic de drogue et de crime organisé. C’est en tous cas le sentiment des experts de l’Afrique de l’ouest, ils se sont  réunis  à Dakar durant au moins de deux jours.

La capitale Sénégalaise  a abrité du 10 au 12 septembre 2012 une conférence ministérielle sur l’harmonisation des législations en matière de lutte contre la drogue en Afrique de l’ouest.

L’Objectif de cette conférence consiste à apporter des réponses efficaces contre le trafic illicite des stupéfiants en Afrique de l’ouest.
Des experts de l’Afrique de l’ouest sont venus à Dakar pour proposer, à la conférence des ministres les voies et moyens pour lutter efficacement contre le trafic illicite des stupéfiants en Afrique de l’ouest.
« Depuis l’accession de nos pays à l’indépendance, Chaque Etat a, en toute souveraineté, légiféré en matière de lutte contre la drogue et à l’analyse, on s’est rendu compte que des efforts conjugués doivent être fournis afin de rendre la lutte contre la drogue plus efficace » a soutenu Cheikhou Cissé, le secrétaire général du ministre de l’intérieur Mbaye Ndiaye.

Avant d’ajouter : « Pour des raisons stratégiques, le besoin d’harmonisation des législations s’est fait sentir ».

Pour ce faire, il indique avec force que « le Sénégal  honoré, de la confiance de ses pairs a entamé la réflexion basée sur les conventions internationales de 1961, 1971, 1988 sur la drogue et les législations ».

Dans son discours, il invite les experts à bien étudier les aspects liés aux droits humains, aux phénomènes des drogues internationales injectables, aux Vih/drogue, à la réduction des risques, à la prise en charge complète, au développement du trafic des précurseurs, du blanchiment d’argent, du financement du terrorisme, en résumé la criminalité transnationale organisée.

Pour sa part, Alexandre, la représentante de l’union européenne a soutenu que leur institution ne manquera pas de soutenir les pays de l’Afrique de l’ouest à mettre un terme à la lutte contre le trafic de la drogue.

L’Union européenne, les États-Unis, la Communauté économiques des Etats de l’Afrique de l’ouest, la France, l’Espagne et l’Italie ont  également pris  part à la rencontre organisée toujours dans le cadre de l’Initiative de Dakar autour et axée sur le thème :  »Le temps de l’action, tous ensemble ».
Il est urgent d’agir en Afrique de l’Ouest pour réfréner le transit de drogues produites en Amérique latine pour le marché européen, mais aussi pour en contenir la consommation, en hausse ces dernières années dans la région, ont estimé des experts réunis récemment au Sénégal.

Don au titre d’aide humanitaire en faveur du monde rural : la BAD au chevet du Sénégal !

Le groupe de la banque africaine de développement a apporté son soutien au Sénégal ce vendredi, lors d’une cérémonie de signature d’un protocole d’accord de don d’urgence. La contribution du groupe de la banque à l’aide d’urgence apportée au gouvernement est d’un millions USD prélevé sur le fonds spécial de secours de la BAD .

La signature de cette lettre d’accord tripartite est le témoignage de la coopération très étroite qui existe entre le Sénégal, la FAO et le groupe de la banque. « Elle est certainement une preuve supplémentaire de notre engagement à appuyer les efforts entrepris par le Gouvernement du Sénégal pour venir en aide aux populations sinistrées frappées successivement par la sécheresse et les inondations » a soutenu Mme Leila Mokaddem Représentante Résidente Régionale de la BAD au Sénégal.

« Ce don, objet du présent accord, est destiné à venir en aide aux populations victimes de l’insécurité alimentaire en raison de la sécheresse qui a affecté les productions agricoles de la campagne 2012/2012 » ajoute –elle. Toutefois, elle laisse entendre que « les conditions de vie de ces populations vulnérables sont encore plus fragilisées aujourd’hui par les inondations ».

« Cette aide contribuera aussi à soulager les souffrances des populations victimes de ces sévères inondations. Le financement de la banque appuiera notamment un ensemble d’activités urgentes de soutien axées sur la fourniture d’aliments de bétail et des cultures de la prochaine campagne de contresaison et concerneront globalement 84000 personnes vulnérables » poursuit Mme Leila.

Elle martèle que la BAD est déterminée à accompagner le Sénégal vers davantage de résilience des populations et de croissance plus inclusive.

En 2013, un projet sur la zone de Dakar est programmé pour environ 21 millions de dollars et un projet deux fois plus important concernant le plan d’assainissement de la ville de Dakar est en cours de discussion avec les autorités pour une programmation possible en 2014 .