Fêtant leur anniversaire : le CNCR étale des difficultés et dénonce le mutisme de l’Etat !

 cncrLes membres du conseil national de concertation et de coopération des ruraux se sont réunis dimanche dernier, au Cices pour fêter leur 20 ème anniversaire. Ils ont crié au scandale pour étaler des difficultés externes et internes.

Les organisations paysannes ont pu en janvier 1993, sous l’égide de la FONGS, se mettre d’accord sur la pertinence et la nécessité de fonder un cadre fédérateur pour prendre en charge les questions transversales qui handicapent l’exercice décent et durable des activités professionnelles de leurs exploitations agricoles.  Ce  désir commun de cheminer ensemble a donné naissance au CNCR le 17 Mars 1993 à Thiès après un long processus de maturation.

« Nous avons pu relever le défi pour placer notre organisation parmi les acteurs majeurs du développement agricole et rural de notre pays et de l’Afrique de l’Ouest » a déclaré , Samba Guèye, président du CNCR, à l’occasion de leur vingtième anniversaire. Pour Mr Guèye, le CNCR a pu constituer une masse critique de leaders paysans présents dans les différentes régions du pays et aptes à porter le plaidoyer auprès des autorités publiques locales et nationales pour une meilleure prise en compte des préoccupations des populations rurales dans les politiques de développement agricole et rural.

« Ses actions ont permis de faire prendre en compte dans les discussions sur le programme d’Ajustement sectoriel de l’Agriculture (PASA), sur le programme d’Investissement du secteur agricole (PISA), dans les commissions mixtes de coopération » déclare t-il. Il poursuit en soutenant que « tout cela a favorisé plus tard l’adoption de la loi d’orientation Agro-Sylvo-Pastorale (LOASP) qui intègre la vision du mouvement paysan sénégalais ».

Malgré tout cela, il a fait comprendre que son mouvement fait face à des difficultés, en dépit de son encrage dans le monde rural. « Ces difficultés sont causées par des facteurs externes et internes que nous avons souvent évoqués dans nos rencontres et sur lesquels nous reviendrons dans d’autres circonstances pour trouver des solutions efficaces et durables » fait-il remarquer. Il indique « que l’Etat est réticent par rapport à l’accompagnement ».