Vers une sensibilisation des jeunes au métier d’entrepreneur: explication Pape Landing Mane, Président du CJD

 

Abdoul Mbaye premier ministre du Sénégal

Abdoul Mbaye premier ministre du Sénégal

Pouvez-vous nous expliquer le CJD?

Le CJD est un mouvement de jeunes dirigeants (chefs d’entreprise et cadres dirigeants), représentatifs du tissu économique et qui défendent l’idée d’un libéralisme responsable. C’est aussi un lieu où les jeunes dirigeants viennent rompre leur isolement, se former, progresser et faire des propositions pour la promotion de entrepreneuriat. Ce mouvement existe aujourd’hui dans plus de treize pays à travers les 3 continents (Afrique, Amérique du Nord et l’Europe). Bientôt le CJD sera présent en Asie.

Au Sénégal où l’association existe depuis mai 2011, nous avons beaucoup travaillé sur la promotion de entrepreneuriat, notamment auprès des jeunes qui vient de s’achever avec le Congrès National « Entrepreneuriat et Développement » présidé le 14 Juin dernier par M. Abdoul MBAYE, Président de la République du Sénégal.

Ce mandat vient d’être bouclé par la course de l’entrepreneur, organisée ce samedi 29 juin 2013 qui consistait à mettre en équipe un élève, un étudiant et un entrepreneur en vue de retracer toutes les étapes de création d’entreprise, de mise en place d’un business plan et de recherche de financement.

Comment êtes vous arrivé à mettre sur pied le CJD

La création du CJD au Sénégal est l’œuvre de l’ancien président du CJD International Zakaria FAHIM qui a dû torde la main à l’ancienne présidente du CJD Sénégal pour venir lancer le CJD en Avril 2011. En effet, Ndeye Marième était très active dans le mouvement associatif a été mis en relation avec Zakaria par le biais de sa patronne.

Depuis sa création, nous ne cessons de mener des activités pour la promotion de entrepreneuriat, notamment auprès des jeunes par le biais du mandat 2011-2013 était « Jeunesse et Leadership : Osez Entreprendre »

Nous continuons dans cette lancée et entendons massifier le mouvement et en faire une force de propositions qui se fera entendre sur toutes les problématiques ayant trait à entrepreneuriat et à la vie économique et sociale du Sénégal.

Est-ce que les jeunes d’aujourd’hui ont une culture de l’entrepreneur ?

De part les différentes actions menées par le CJD, nous avons pu constater un regain de cette culture d’entreprendre au niveau des jeunes, mais malheureusement inhibée par l’accès au financement. Et donc depuis lors nous ne cessons de sensibiliser les jeunes à vaincre la peur et entreprendre. Nous avons eu à faire, une caravane « SAGA AFRICA » de Dakar à Casa en passant par Nouakchott, Dakhla et Marrakech pour amener des jeunes porteurs de projets au salon « HUB AFRICA » des entreprises et des entrepreneurs africains. Au retour de notre caravane, certains de ces porteurs de projets ont créés leurs entreprises.

Par ailleurs en collaboration avec la communauté Android Creative Touch pour le concours de création d’applications pour smartphone, nous encadrons des jeunes dans la réalisation d’un business modèle de leurs projets.

Ressources halieutiques de la sous-région : Abdoul Mbaye dénonce les mauvaises pratiques…

 abdul MbayeOuvrant mercredi soir, la quatorzième session extraordinaire de la conférence des Ministres de la commission Sous-Régionale des pêches, Abdoul Mbaye, premier ministre du Sénégal s’indigne des ressources halieutiques qui continuent de faire l’objet d’une surexploitation. Une des conséquences immédiates de cette situation est la grosse perte de biodiversité aquatique subséquente.

Le secteur de la pêche dans l’espace des Etats membres de la CSRP continue pour une grande part à leur développement économique et social. «  Il a une possibilité réelle de créer des dizaines de milliers d’emplois sans omettre sa participation remarquable à la sécurité alimentaire  des populations de notre pays » Abdoul Mbaye, premier ministre du Sénégal. Le premier ministre l’a dit ce mercredi soir, à l’ouverture de la 14 ème session extraordinaire de la conférence des ministres de la commission sous-régionale des pêches (CSRP). Au cours de ces dernières années, le premier ministre a rappelé, le nombre d’emplois, directs et indirects porté par ce secteur stratégique qui, selon lui, est estimé à plus d’un million, le parc piroguier évalué à plus de 36 000 embarcations artisanales et la flottille de navires industriels à plus de 12OO unités dont 750 bateaux étrangers opérant dans le cadre d’accords de pêche. Malheureusement, « les ressources halieutiques de la sous-région, pour des principales espèces, continuent de faire l’objet d’une surexploitation tant par des flottilles nationales que par les navires étrangers, avec ou sans autorisation » se plaint le premier ministre. Pour le premier ministre, une des conséquences immédiates de cette situation est la baisse de la production, ainsi que la grosse perte de biodiversité aquatique subséquente. Sur de nombreuses questions, Abdoul Mbaye a laissé entendre que le Sénégal entend être à l’avant-garde. « En effet, le gel des licences de pêche industrielle démersale côtière est déjà effectif dans notre pays depuis 2006 ;  l’application de cette mesure explique le maintien de la suspension de la délivrance de nouvelles licences de pêche démersale aux armateurs nationaux, et la suspension des accords avec l’union européenne de 2006-2013 » a expliqué le premier ministre.

Pour le PM, le gel de l’octroi de licence de pêche à des armateurs étrangers a été entamé avec la suspension des autorisations de pêche des espèces pélagiques par les navires étrangers depuis mai 2012.

« Cette décision sera maintenue et poursuivie en 2013 » précise M .Mbaye. De l’avis du PM, l’application de ces mesures de gestion durable des espaces halieutiques requiert d’importants moyens logistiques, pour assurer la surveillance des côtes. Pour sa part, le secrétaire permanent de la CSRP, Amadou kane Ciré invite les acteurs à harmoniser leurs politiques au profit des populations. Dans son intervention, il a invité les pays membres de la commission sous régionale des pêches à renforcer leur coopération : « il nous faut mettre en commun nos efforts » dit-il.

« Nos populations sont dans le désarroi ; nos autorités sont interpellées » clame Moussa Kondé, président en exercice des ministres de la conférence.