Renforcement des capacités des collectivités locales : le PNDL étale des manquements !

 arame ndoyeRenforcer les capacités des collectivités locales en augmentant leurs ressources pour accélérer leur autonomie, mais aussi en développant leurs possibilités d’augmentation de leurs ressources propres. C’est du moins l’objectif que s’est fixé le PNDL ; sur ce point, un niveau d’effort va être noté durant l’année 2013 . L’engagement émane du secrétaire exécutif du PNDL, Samba Guèye ; il l’a dit avant-hier( lundi) à l’occasion de l’ouverture de la réunion du comité de pilotage du PNDL .

La validation de la prochaine stratégie nationale de développement territorial dressera des perspectives de travail plus intéressantes en relation avec toutes les structures du secteur. Ainsi une collaboration plus étroite pourra être établie entre les acteurs de la décentralisation ; le secrétaire exécutif du PNDL Samba Guèye en a fait l’assurance ce lundi.

« Nous allons renforcer les capacités des collectivités locales en augmentant leurs ressources pour accélérer leur autonomie, mais aussi en développant leurs possibilités d’augmentation de leurs ressources propres » a soutenu Samba Guèye du PNDL . Sur ce point, il laisse entendre « qu’un effort va être noté durant l’année 2013, avec le démarrage des projets structurants.

«  La prise en charge de cette recommandation s’inscrit aussi dans le droit fil de la mise en place prochaine de pôles de développement dans notre pays. Le PNDL compte  y jouer un rôle important » dit-il.

Au plan technique, il estime « qu’à la date du 15 décembre 2012, sur les 8,2 milliards FCFA allouées au PNDL, et notifiées aux 362 collectivités locales bénéficiaires, par la signature de 430 conventions de financement pour la réalisation de 981 microprojets, 5,75 milliards de francs ont été mobilisés, soit un taux de mobilisation des ressources de 70°/° ». Au plan physique, il indique que 266 microprojets ont fait l’objet de réception provisoire dont 12réceptions définitives.

Pour le SG du PNDL, les maîtres d’ouvrage ont pour leur part réceptionné définitivement 1979 microprojets, d’où une importante progression du taux de livraison par rapport à l’année 2011.

Au plan financier, pour cette année 2012, il informe « que les collectivités locales bénéficiaires ont engagé avec le secteur privé 3,74 milliards FCFA de contrat et le trésor a décaissé 1,4 milliard FCFA, soit un taux d’engagement du fonds de développement local 2012 de 65°/° et un taux de décaissement de 24°/° ».

 

 

 

Sénégal: les chercheurs veulent plus de considération !

Outline People Person Human Cartoon Free Lab par Nemo via Pixabay, CCO

Outline People Person Human Cartoon Free Lab par Nemo via Pixabay, CCO

Les chercheurs du Sénégal veulent plus de considération dans le développement de la recherche scientifique. Ils l’ont dit jeudi 26 décembre, lors de la deuxième rencontre des jeunes scientifiques.

Le constat est que le Sénégal, comme beaucoup de pays africains, souffre de la faiblesse du transfert de connaissances du monde de la recherche vers le monde de l’entreprise. Ceci est dû essentiellement au manque de rapprochement entre la recherche et les entreprises, qui s’observe non seulement au niveau des structures avec la difficulté d’instaurer des partenariats efficaces entre organismes de recherche et entreprises, mais aussi au niveau humain, avec la faiblesse des relations entretenues entre les personnels de recherche et les entreprises. Sur un autre aspect, les politiques n’accordent pas une grande importance aux chercheurs.

« Pourtant l’expérience a toujours montré que la recherche constitue un atout majeur », a soutenu le professeur Ousmane Bâ. « Nous avons pour mission d’assister et d’appuyer l’Etat », ajoute t-il. Il estime que le soutien de l’Etat est nécessaire aussi : « Malheureusement, au Sénégal, les politiciens n’accordent pas une grande importance à la recherche », s’indigne M.Bâ, pour qui la recherche nécessite des équipements.

En tout cas, la nécessité d’échanges étroits entre le monde de la recherche et le monde de l’économie demeure un impératif du développement économique et social du Sénégal.

Metzou

Rencontre avec les patrons de presse:Le ministre de la Communication fixe les repères

ministre de la communication

ministre de la communication

Le ministre de la communication Cheikh Bamba Dièye, qui a remplacé Abou Lô, a rencontré à la fin de la première quinzaine du mois de décembre les patrons de presse. Il a saison l’occasion pour décliner les repères phares de la mission dont l’a investi le président Macky Sall.

« Nous sommes au pouvoir pour des décisions. Nous sommes là pour apporter des solutions, afin de faire avancer le secteur ». Ainsi parlait le ministre de la Communication, Cheikh Bamba Dièye. C’était le 15 décembre dernier à l’occasion de son face-à-face avec les patrons de presse. Le ministre précisera qu’il est « relativement isolé de la presse ». C’était pour préciser qu’il ne fera pas par conséquent « la promotion de certains patrons de presse ». Pour traduire son équidistance avec les uns et les autres, Cheikh Bamba Dièye a déclaré qu’il va « impliquer tout le monde ».

S’exprimant à propos de l’aide à la presse, le ministre a annoncé qu’il va « essayer » d’avoir des « modus opératoires », ceci grâce à « des séances de concertation ». Une manière pour Cheikh Bamba Dièye de signifier à tous qu’il n’a « aucune intention ». Le ministre de la communication  de rebondir : « Pour faire avancer le secteur, je me sens assez libre ». Il a martelé que pour stabiliser le département qui lui a été confié, il procédera « sans aucune discrimination ». Un discours de rupture attendu pour être traduit en actes concrets, surtout que ce ne sont pas les chantiers et revendications qui manquent.

 

Logement à Dakar : l’ANSD dénonce le mutisme des autorités et le manque de contrôle

  logementL’accès à un logement décent constitue une préoccupation majeure des ménages sénégalais pour des raisons d’ordre socioéconomique. Dans une enquête que l’Agence nationale de la statistique et de la Démographie (ANSD) a menée, les experts ont dénoncé le mutisme des autorités qui, selon eux, ne contrôlent pas le secteur de l’immobilier : « il y’a une absence de l’Etat » ont-ils déclaré. Une baisse du loyer de 35°/°, c’est l’appel d’espoir des locataires dakarois, d’après l’étude de l’ANSD.

L’acquisition d’un logement est une étape importante, voire le parachèvement du processus par lequel l’individu s’affirme comme un membre accompli et constitutif de la société. A ce titre la possession d’un logement est un symbole de réussite sociale. Toutefois, le nombre de ménages propriétaires de leurs logements est relativement limité, en particulier dans la partie urbaine de la région de Dakar. Selon les résultats de l’étude Monographique sur les services immobiliers du logement à Dakar, 50,9°/° des chefs de ménages sont des locataires et 42°/° des propriétaires. « La plupart des propriétaires (42°/° ont hérité de leur logement tandis que 32°/° ont construit ; 20,9°/° l’ont acheté »  a dit Mr Adama Seck, expert à ANSD, lors de l’atelier de restitution des résultats de l’étude Monographique sur les services immobiliers du logement à Dakar qui a eu lieu, ce jeudi. Présentant les résultats de l’enquête, Madame Astou Dakono Ndiaye a pour sa part expliqué les tendances. « La location de logement est un phénomène essentiellement urbain qui s’est répandu dans la région de Dakar » dit-il. Pour habiter dans les bas standings, elle indique « qu’il faut en moyenne payer 48 000 francs par studio. « Le loyer dans le département de Dakar  est généralement deux fois plus élevé que partout ailleurs dans la région. Le département de Guédiawaye, plus récent est le deuxième plus coûteux » explique Mme Ndiaye.

Mme Ndiaye d’ajouter : « les locataires estiment à  89°/° que le loyer a évolué à la hausse depuis 2000 ; cette progression du loyer est un fait constaté à plus de 85°/° par tous les acteurs du secteur, notamment les propriétaires, les agences immobilières et promoteurs ». Pour Mme Ndiaye, les abus excessifs notés dans la fixation des prix sont imputables aux propriétaires ou aux courtiers.

« Les locataires estiment que les loyers devraient être revus à la baisse de prés de 35°/° pour promouvoir l’accès » a soutenu Mme Ndiaye. Parce que, dit-elle, le loyer constitue un des principaux postes de dépenses en bien et services de ménages. Conséquences : « les gens optent d’habiter dans des maisons inachevées » déclare t-elle.

Pour Al Ahousseynou Sarr, directeur des statistiques et de la comptabilité nationale, il laisse entendre que l’état ne joue pas son rôle : « il y’a une absence de l’Etat » dit-il ; selon lui, les prix sont fixés partout dans le monde.

En tout état de cause, les experts de l’agence nationale de la statistique et de la démographie se plaignent du mutisme des autorités étatiques dans le secteur de l’immobilier. Selon eux, les mécanismes de fixation du loyer ne sont pas en phase avec la réglementation : « il y’a un manque de contrôle étatique ; l’état de logement et les prix pratiqués ne sont pas conformes » disent-ils. Compte tenu de tout cela, ils demandent de désengorger la capitale qui concentre l’essentiel des activités économiques.

 

Convocation des libéraux à la gendarmerie de Colobane: le PDS lance un cri de détresse!

Le Parti Démocratique Sénégalais informe l’opinion nationale et internationale de l’option du Gouvernement d’engager, dans une désinvolture jamais égalée, des poursuites judiciaires à l’encontre des principaux responsables du PDS, en violation flagrante des droits et libertés que garantissent la Constitution, la loi organique portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, les lois et règlements du Sénégal.

En dépit de multiples rappels des règles applicables en la matière et qui accordent aux anciens membres du gouvernement, un privilège de juridiction d’une part et de l’autre, l’inviolabilité parlementaire qui protège le député en session, le Procureur spécial près la Cour de Répression de l’Enrichissement illicite continue d’attraire les personnes concernées devant la brigade de recherche de la gendarmerie nationale pour les entendre.

Par ailleurs, sans qu’aucune décision de justice ne l’y autorise, le Procureur Spécial près la CREI a crû devoir outrepasser ses compétences et interdire à une cinquantaine de personnes dont d’anciens ministres et des députés, la sortie du territoire national en violation de la liberté d’aller et de venir du citoyen consacrée par notre loi fondamentale.

 » Ces manquements attentatoires aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales renseignent sur la volonté de ceux qui nous gouvernent de fouler au pied l’Etat de droit dont le respect s’impose à tous. Qui plus est, la machine répressive de la justice des vainqueurs, aveuglée par son obsession de décapiter le principal parti d’opposition, s’emmêle les pédales, se trompe et change de fusil d’épaule au gré de ses tâtonnements depuis le début de cette chasse aux sorcières » fait remarquer le coordonnateur national du parti démocratique sénégalais dans un communiqué.

Le rubicond a été franchi ce matin avec la convocation du député Oumar Sarr qui a été retenu a la gendarmerie pendant trois heures en dépit de son statut alors qu’au même moment l’Assemblée nationale était en séance plénière pour examiner la loi sur la Haute Cour de justice; même s’il a été libéré après qu’ils se sont rendu compte encore une fois de leur erreur de procédure. « Le mal est déjà fait et le Parti Démocratique Sénégalais se réserve tous les droits de faire réparer ces violations graves de la Constitution et atteintes aux libertés individuelles devant les juridictions compétentes. Et d’en informer les institutions parlementaires internationales et toutes les organisations soucieuses de la défense des droits et libertés »indique le communiqué.

Pour toutes ces raisons, le PDS en appelle à la sérénité et au respect strict des droits inaliénables du citoyen à une justice indépendante, équitable, non discriminatoire et respectueuse des lois et règlements de notre pays.

En outre, le Comité directeur exhorte tous les responsables, militants et sympathisants du PDS ainsi que les démocrates épris de paix et de justice de se mobiliser pour la défense de la Démocratie, des droits de l’homme et des libertés publiques inscrits dans notre Constitution pour barrer la route aux fossoyeurs du système démocratique que notre vaillant peuple a acquis de haute lutte. Il informe la Communauté internationale de ces dérives inacceptables et tient responsable le Gouvernement du président Macky Sall de tout ce qui pourrait advenir suite à ces agression permanente contre le PDS,  principale force politique du pays.

 

Rapport 2012 sur les OMD :Vers l’échec total des OMD!

 Alors qu’il reste moins de trois ans avant l’échéance de 2015 fixée pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement, les progrès accomplis par l’Afrique dans la réalisation des cibles des OMD demeurent mitigés.

Des progrès remarquables ont été enregistrés en ce qui concerne certains indicateurs comme le taux net de scolarisation primaire, la parité des sexes dans l’enseignement primaire, la proportion de femmes dans leurs instances de prise de décisions ect… Cependant la qualité de l’éducation demeure une source de préoccupation et les progrés sont trop lents pour ce qui est des OMD liés à la santé, tels que la mortalité infantile et maternelle et l’accés à l’assainissement. « Les pays africains ont élaboré un rapport pour diagnostiquer ensemble les bocages des OMD » a dit hier Babacar Cissé du Pnud ; c’était lors de la publication du rapport 2012 sur les OMD : la rencontre s’est déroulée dans un grand hôtel de la place.

Pour Mr Cissé, les pays africains estiment qu’il est important d’atteindre les OMD. Mais, le représentant du PNUD indique « que les africains savent clairement que les OMD ne seront pas atteints ». A ce niveau, il dénonce la mauvaise politique des États membres, surtout avec le manque des ressources dans différents pays africains. « Nos leaders politiques ne jouent pas vraiment leur rôle » s’indigne t-il.

En tout cas, le délai fixé pour 2015 pour que le continent africain atteigne les OMD approche rapidement et un consensus n’a toujours pas été trouvé au sein de la communauté des partenaires au développement sur le sort des OMD au-delà de 2015. Compte tenu de l’importance du programme de développement après 2015, en particulier pour l’Afrique, le rapport de cette année sur « l’évaluation des progrès de l’Afrique par rapport aux objectifs du Millénaire pour le développement » identifie ce programme comme domaine prioritaire

Atteinte des OMD : le Sénégal dans une position délicate !

 Le Sénégal est loin d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. En tout cas, c’est du moins l’inquiétude faite ce vendredi, par le ministre de l’économie et des finances, Amadou Kane ; il l’a dit hier, lors de la publication du rapport 2012 du document de politique économique et sociale.

Critique situation pour le Sénégal qui ne sait pas où mettre le pied pour décoller son économie qui peine depuis des années.

L’économie sénégalaise a été marquée, en 2011, par un ralentissement de l’activité économique qui s’est traduit par une perte de points de croissance. En effet, le taux de croissance du PIB est estimé à 2,6 °/° en 2011 contre 4,1°/° en 2010. « Ce résultat est en deçà  de la cible du DPES (4,8°/°) reste très loin de l’objectif de croissance de 7°/° pour impulser une nouvelle dynamique telle que voulue dans le cadre de la stratégie de croissance accélérée » souligne Mayacine Camara, le coordonnateur de l’unité de coordination et de suivi de la politique économique.

« Nous sommes dans l’incertitude de ne pas atteindre les objectifs du millénaire pour le développement(OMD) » a répondu le ministre des finances Amadou kane.

M .Kane d’ajouter : « il nous faut cependant maintenir et accélérer les efforts en matière d’accès aux services sociaux de base, notamment sur l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant, l’amélioration significative de taux d’achèvement du primaire ».

Au regard de ces maux, le ministre des finances laisse entendre que le gouvernement sénégalais prendra des mesures pour améliorer l’efficacité et l’efficience de la dépense publique dans les sous-secteurs de l’agriculture, de l’éducation, de la santé, entre autres.

Pour Amadou Kane, il faut chercher des solutions viables pour lever les contraintes qui plombent la mise en œuvre de la stratégie de croissance accélérée (SCA). « Nous veillerons à l’actualisation de son plan d’actions et à assurer son financement optimal sur les ressources de l’Etat » martèle M.Kane.

Mieux, M.Kane estime que «  le gouvernement est prêt à engager de larges concertations avec les partenaires au développement, afin d’étudier le rythme de décaissement et d’atteindre les objectifs ainsi fixés ».

« Globalement, au cours de l’année 2011, le cadre macroéconomique a été maîtrisé malgré un environnement économique et financier international difficile marqué par les contrecoups de la dette souveraine et du secteur bancaire dans la zone euro » a dit  Mayacine Camara, le coordonnateur de l’unité de coordination et de suivi de la politique économique, revenant à la charge. Dans sa communication, il invite les acteurs à améliorer l’efficacité et l’efficience de la dépense publique dans les sous-secteurs de l’agriculture, de l’éducation, de la santé.

Cependant, il fait remarquer que des difficultés persistent dans la mise en œuvre de la plupart des programmes de prise en charge des personnes vulnérables.