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Ressources halieutiques de la sous-région : Abdoul Mbaye dénonce les mauvaises pratiques…

 abdul MbayeOuvrant mercredi soir, la quatorzième session extraordinaire de la conférence des Ministres de la commission Sous-Régionale des pêches, Abdoul Mbaye, premier ministre du Sénégal s’indigne des ressources halieutiques qui continuent de faire l’objet d’une surexploitation. Une des conséquences immédiates de cette situation est la grosse perte de biodiversité aquatique subséquente.

Le secteur de la pêche dans l’espace des Etats membres de la CSRP continue pour une grande part à leur développement économique et social. «  Il a une possibilité réelle de créer des dizaines de milliers d’emplois sans omettre sa participation remarquable à la sécurité alimentaire  des populations de notre pays » Abdoul Mbaye, premier ministre du Sénégal. Le premier ministre l’a dit ce mercredi soir, à l’ouverture de la 14 ème session extraordinaire de la conférence des ministres de la commission sous-régionale des pêches (CSRP). Au cours de ces dernières années, le premier ministre a rappelé, le nombre d’emplois, directs et indirects porté par ce secteur stratégique qui, selon lui, est estimé à plus d’un million, le parc piroguier évalué à plus de 36 000 embarcations artisanales et la flottille de navires industriels à plus de 12OO unités dont 750 bateaux étrangers opérant dans le cadre d’accords de pêche. Malheureusement, « les ressources halieutiques de la sous-région, pour des principales espèces, continuent de faire l’objet d’une surexploitation tant par des flottilles nationales que par les navires étrangers, avec ou sans autorisation » se plaint le premier ministre. Pour le premier ministre, une des conséquences immédiates de cette situation est la baisse de la production, ainsi que la grosse perte de biodiversité aquatique subséquente. Sur de nombreuses questions, Abdoul Mbaye a laissé entendre que le Sénégal entend être à l’avant-garde. « En effet, le gel des licences de pêche industrielle démersale côtière est déjà effectif dans notre pays depuis 2006 ;  l’application de cette mesure explique le maintien de la suspension de la délivrance de nouvelles licences de pêche démersale aux armateurs nationaux, et la suspension des accords avec l’union européenne de 2006-2013 » a expliqué le premier ministre.

Pour le PM, le gel de l’octroi de licence de pêche à des armateurs étrangers a été entamé avec la suspension des autorisations de pêche des espèces pélagiques par les navires étrangers depuis mai 2012.

« Cette décision sera maintenue et poursuivie en 2013 » précise M .Mbaye. De l’avis du PM, l’application de ces mesures de gestion durable des espaces halieutiques requiert d’importants moyens logistiques, pour assurer la surveillance des côtes. Pour sa part, le secrétaire permanent de la CSRP, Amadou kane Ciré invite les acteurs à harmoniser leurs politiques au profit des populations. Dans son intervention, il a invité les pays membres de la commission sous régionale des pêches à renforcer leur coopération : « il nous faut mettre en commun nos efforts » dit-il.

« Nos populations sont dans le désarroi ; nos autorités sont interpellées » clame Moussa Kondé, président en exercice des ministres de la conférence.

 


Journée Météorologique mondiale : Thierno Alassane Tall Ministre des transports aériens charge le service météorologique !

météoLe Sénégal a célébré hier, mercredi, la journée météorologique pour commémorer l’entrée en vigueur, le 23 Mars 1950, de la convention portant création de l’organisation météorologique mondiale. Le thème choisi cette année : « Assurer la veille météorologique pour protéger les personnes et les biens ». Le Ministre des infrastructures et des transports, Thierno Alassane Tall invite l’ANACIM à sensibiliser les populations à temps, tout en évitant certaines défaillances.

Au Sénégal, la journée météorologique mondiale est exceptionnellement célébrée, le 27 mars ; elle a pour objectif de mieux faire connaître les activités des services météorologiques et hydrologiques nationaux et de faire en sorte que ces derniers soient appréciés à leur juste valeur. Le thème choisi pour cette année met en exergue la principale mission des services météorologiques nationaux, à savoir la réduction du nombre de victimes et la limitation des dégâts causés par le temps et le climat. « Les phénomènes météorologiques, ont toujours eu des impacts graves sur les sociétés » a dit Thierno Alassane Tall, le ministre des infrastructures et des transports. Selon les statistiques de l’organisation météorologique mondiale, durant les trente dernières années, le ministre des infrastructures a laissé entendre que, « les catastrophes naturelles ont fait plus de 2 millions de victimes et entraîné des pertes économiques évaluées à plus de 1500 milliards de dollars des Etats-Unis. Pour Thierno Alassane Tall, 90°/° des catastrophes naturelles intervenues pendant la dernière décennie sont d’origine météorologique. M .Tall a fait savoir que les catastrophes, liées le plus souvent aux inondations, et aux vagues de chaleur ou de froid, selon l’endroit, ont causé des pertes économiques considérables.

« Les Sénégalais ont en mémoire, les catastrophes causées en septembre 1999 par la tempête Cindy qui avait occasionné beaucoup de pertes en vie humaines et en matériels, dans le secteur de la pêche maritime artisanale » a rappelé le ministre des infrastructures. Durant la même année, Thierno Alassane Tall a fait comprendre que « l’économie nationale avait subi un important déficit céréalier suite aux pauses pluviométriques ». En 2004, malgré une pluviométrie normale, les récoltes ont été dévastées par l’invasion de criquets pèlerins ; ce qui a obligé le gouvernement du Sénégal à déployer des opérations d’envergure nationale et internationale. Cependant, indique le ministre, les pertes liées à l’évolution du temps et du climat peuvent être anticipées, si on dispose de prévisions météorologiques fiables. Pour le ministre des transports, il est nécessaire, que les stratégies nationales de développement socio économique tiennent compte des informations météorologiques, car dira t-il, la promotion d’une culture météo reste la préoccupation de tous. Le ministre de poursuivre : « les systèmes d’observation constituent donc un maillon essentiel dans le dispositif national de protection des personnes et de biens ». Pour cela, il invite la direction de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologique à mettre en place un bon système d’alerte pour assurer une bonne sensibilisation auprès des populations afin de réduire leur vulnérabilité. M.Tall s’indigne du récent accident ayant occasionné la mort de douze pêcheurs à Saint-louis : « c’est une situation douloureuse et déplorable » dit-il. Il demande  de mettre l’information  météorologique à la disposition des populations.

« Nous sommes en train de déployer des efforts considérables pour que des phénomènes dangereux fassent l’objet d’une surveillance systématique et continue » a répondu Pape Atoumane Fall, directeur Général de l’ANACIM. Il reconnaît qu’il est impossible pour un Etat de prévenir les catastrophes naturelles. Dans le domaine du transport aérien, la météorologie  a des missions déterminantes pour la sécurité de la navigation aérienne. Le directeur de l’agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie fait remarquer que, les conditions météorologiques constituent très souvent, les causes principales ou les facteurs contributifs aux accidents d’avions. Pour faire face à la recrudescence de phénomènes extrêmes, M.Tall a fait savoir que, l’ANACIM a besoin d’équipements et de ressources humaines de façon à permettre une amélioration permanente de leur service, en fonction des besoins des populations.

 


Changement climatique : Vers la formulation d’un programme conjoint dans l’espace Cedeao

climatiqueL’Afrique de l’ouest est de plus en plus confrontée aux problèmes environnementaux aggravés par le changement climatique. Les différents programmes mis en place au plan national et sous régional n’ont donné que des résultats mitigés. C’est du moins  ce qu’ont déclaré hier, des experts qui se penchent sur l’élaboration d’un programme conjoint sur le changement climatique dans l’espace Cedeao.

L’objectif du programme conjoint est de bâtir un partenariat pour opérationnaliser le plan stratégique de la Cedeao sur le changement climatique. « Le changement climatique apparait donc comme un facteur amplificateur aggravant la pauvreté et une grande menace pour la croissance et le développement durable en Afrique, notamment la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement » a soutenu Hubert Ndjafa Ouaga. Pour l’expert, il apparaît de plus en plus la nécessité de la bonne exploitation et gestion multi-échelle. Il estime que « la multiplication de ces actions n’est pas souvent gage de succès et les impacts sont à peine perceptible ». Au plan sous régional, la CEDEAO dispose depuis 2010, d’un plan stratégique de réduction de la vulnérabilité et d’adaptation aux changements climatiques de l’ouest. « Ce plan constitue le seul cadre de référence en matière d’adaptation au changement climatique en Afrique de l’Ouest » déclare l’expert M Hubert. Selon lui, il y’a des problèmes urgents à résoudre pour améliorer la situation du changement climatique.

Malheureusement, dit-il, les phénomènes climatiques ne respectent aucunement les frontières nationales, d’où la nécessité de prendre en compte la dimension sous régionale pour mieux lutter contre leurs effets. C’est fort de ce constat pertinent que la CEDEAO avait créée les conditions de concertation pour une meilleure participation aux conférences internationales climat(COP) notamment la COP15 à Copenhague (Danemark). « Nous avons prévu de nouer un partenariat qui permettra de mettre en place un plan d’action pour faire face au changement climatique » a dit pour sa part Racine Kane chef de mission UICN Sénégal. Il attire l’attention des autorités sur les menaces du changement climatique dans l’espace Cedeao : « nous devrons sensibiliser davantage ces dernières pour une meilleure prise en charge du phénomène » dit-il.

Pour Racine Kane, l’objectif général du programme conjoint est de construire et d’opérationnaliser un partenariat sous régional sur la gouvernance environnemental et  le changement climatique autour du plan de la Cedeao.

Le budget indicatif du programme s’élève à la somme de 15 millions d’euros pour la durée totale du projet, soit 7,5 millions par phase.

 


Secteur de l’éducation : l’OIF soutient le gouvernement Sénégalais

oifEn dépit des moyens financiers limités, l’OIF a consacré sur le dernier quinquennat, prés de 40 millions d’euros au secteur de l’éducation. C’est du moins qu’a déclaré ce lundi, Madame Fadia Nassif au nom de l’organisation internationale de la francophonie. Elle a tenu ses propos en marge d’une réunion d’un groupe de travail des correspondantes et correspondants de la conférence des ministres de l’éducation des États et gouvernements de la francophonie.

L’objectif de cette réunion consiste à travailler sur des documents qui entrent dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action 2013-2014 de la conférence des ministres de l’éducation des États et des gouvernements de la francophonie (Confemem) et surtout de la préparation de la réunion du bureau, prévue à Liège du 10 au 12 juin 2013.

Selon elle, les actions ont été déployées au niveau du primaire, du secondaire et professionnel tant pour la formation des cadres, que par l’appui à la production de méthodes et de savoir-faire. « IFADEM, une initiative pour la formation des maîtres à distance déployée a permis de former, depuis 2006 plus de 10000 instituteurs dans six pays.

Pour Mme Nassif, l’OIF intervient aussi dans le domaine de la formation professionnelle afin  que les dispositifs de formation mis en place par les pays accompagnent mieux le développement et la croissance économique.