Tabaski 2012 :Les ménages forcés à l’austérité

Ce mois d’octobre est celui durant lequel les Sénégalais ont été le plus éprouvés durant cette année. Car, après les inondations et la rentrée des classes, c’est la fête de Tabaski qui arrive, au moment où les moutons sont très chers et en nombre insuffisant ; ceci, du fait de la crise qui secoue le Mali voisin. Il s’y ajoute que bien des responsables de familles n’ont pas perçu ou reçu d’avances de Tabaski.

Pour cette fête de l’Aïd El Kabir, la plupart des chefs de ménages n’auront que leurs yeux pour pleurer. Car, peu permis eux ont reçu des avances de Tabaski. Car, l’essentiel des entreprises ne font pas dans la prospective. C’est le secteur informel qui structure l’économie sénégalaise. Ainsi, la fête coïncidant avec la date du 26 octobre, peu de travaillerons ont perçu leur salaire de ce mois. Il faudra donc faire avec ce qui reste du salaire de septembre dernier. Mais, ceux qui auront les moyens risquent d’être confrontés à une autre difficulté : les moutons ne sont pas très au rendez-vous pour la Tabaski de cette année. Car le Mali, qui est le principal fournisseur du marché sénégalais, est confronté à un mouvement séparatiste. Ainsi pour des raisons de sécurité, les convoyeurs ont préféré renoncer à leur activité. Cette crise dans le Mali voisin a fait que les moutons disponibles sont proposés à des prix exorbitants, en moyenne 100 000 F Cfa. Les yeux de la tête, pour qui sait que peu de Sénégalais gagnent mensuellement cette somme. La fête est partie pour être morne. Les familles seront obligées d’être solidaires, en se cotisant pour cette fête. Rappelons que la Tabaski commémore le geste d’Abraham, qui avait reçu l’ordre venu de Dieu : immoler son fils. Décidé de s’exécuter de concert avec l’enfant, Ismaïla, le Seigneur enverra l’ange, Djibril, mettre un mouton à la place du brave et fervent garçon.