Le marché de l’emploi au Sénégal : Macky Sall déçoit les Sénégalais dés sa première année de pouvoir

macky sallLa question de l’emploi des jeunes est primordiale pour la paix civile des pays africains. Elle l’est aussi pour la communauté internationale, et notamment pour les pays européens. Or, en Afrique subsaharienne, le secteur agricole constitue, avec 60 % des actifs, voire 80 % dans les pays sahéliens, le principal secteur d’activité. Et il le restera pour les quinze prochaines années.

Lors de son adresse à la Nation du 31 décembre 2012, le Président Macky Sall avait décrété un recrutement de 5500 emplois dans la Fonction Publique. Une   mission impossible aux yeux de plusieurs observateurs. « Le taux du chômage est trop élevé au Sénégal » nous confie Linfia Diané économiste consultant. Il estime que le Sénégal a pourtant les moyens de trouver des solutions : «  malheureusement, les milliards sont utilisés à des fins politiques » dit-il.

« Les projets sont nombreux au Sénégal ; ils pouvaient régler de nombreux problèmes. En lieu et place, c’est le clientélisme politique » fait remarquer le consultant M.Diané.

« Le président Macky Sall doit respecter ses engagements qu’il avait tenus lors de la campagne. Nous sommes des jeunes diplômés et nous souffrons » nous confie un sénégalais diplômé en management des projets. Il habite le quartier Hlm Grand-Yoff.

Même son de cloche pour un autre sénégalais que nous avons rencontré sur la Vdn. Ecœuré par le comportement des politiques, il laisse entendre qu’il n’a aucun espoir sur le président Macky Sall : « il faut qu’on arrête de nous tromper » se plaint-il. Les Sénégalais montrent leur impatience et leur insatisfaction dans la manière dont ils sont gouvernés et des promesses qui tardent à se matérialiser dans les faits notamment dans le domaine des denrées de première nécessité, les logements sociaux, la vie chère, la rareté de l’argent… Autant de sujets qui plombent la politique de Macky Sall .48,5 %  de la population juge la première année de gestion de Macky Sall décevante .

Pour relever ce défi de l’emploi, les observateurs avertis misent sur l’agriculture et sur ses grands nombres – filières de production et types d’exploitation agricole les plus fréquents – qui feront office de leviers.

 

 

 

Sans salaire depuis quatre mois : les ex- quarante conseillers du CES ruent dans les brancards et menacent de passer à la vitesse supérieure !

 Depuis le 20 Juillet dernier, quarante conseillers de l’ex-conseiller économique et social n’ont pas perçu leur salaire. Le collectif des membres et membres associés a rencontré la presse ce mercredi, à la maison des élus locaux pour tirer sur la sonnette d’alarme. Ces conseillers laissés en rade demandent au plus vite pressé, une rencontre avec le chef de l’Etat Macky Sall pour trouver une issue heureuse. Toutefois, ils n’apprécient guère l’attitude du président du conseil économique et social Ousmane Masseck Ndiaye qui, selon eux, n’a fait aucun effort pour communiquer avec les conseillers.

C’est dans une tristesse profonde que les quarante ex- conseillers du conseil économique et social ont tenu un point de presse pour alerter l’opinion de leur situation. En effet, ils n’ont pas perçu leur salaire depuis le 20 juillet dernier ; alors que plusieurs d’entre eux sont des pères ou mères de famille. « Quarante ex- conseillers du CES ont eu la surprise de recevoir le 20 juillet dernier un court message en provenance du secrétaire général qui leur a fait comprendre qu’ils ne pourront plus percevoir leur salaire » a laissé entendre Amadou Tidiane Wone, président du collectif des membres et associés.

Avant d’ajouter : «  la loi dit que les conseillers sont payés par session ; on se retrouve aujourd’hui avec une violation de la loi » dit-il. Pour Amadou Tidiane Wone, une réunion s’est tenue en toute spontanéité dans le bureau du premier vice-président du ci-devant C.E.S : «  à l’unanimité, il a été décidé d’adresser une lettre au chef de l’Etat pour lui demander une audience au cours de laquelle une délégation des ex-conseillers expliquerait la situation des membres et membres associés au chef de l’Etat » explique M.Wone dans une lettre qu’il avait envoyée au président du conseil économique et social, Ousmane Masseck Ndiaye, le 10 octobre dernier. A la différence de Pape Diop, ex-président du Sénégal qui a convoqué les sénateurs, M.Wone indique « que le président du CES Ousmane Masseck Ndiaye pouvait convoquer lui aussi une réunion pour discuter avec les ex-conseillers de la République ; on sait qu’il est malade, mais rien ne l’empêchait à parler avec ses conseillers ».

« Suivant la loi constitutionnelle supprimant le conseil économique et social, l’ensemble des conseillers a alors jugé utile une concertation entre eux, pour voir quelle attitude adopter en ayant toujours en arrière pensée, votre état de santé » a soutenu Amadou Tidiane Wone, dans la lettre du 10 Octobre dernier ; une lettre dont nous détenons une copie. Pour le président du collectif des membres et associés de l’ex-CES, ce qui a été fait pour les ex-sénateurs et les travailleurs du ci-devant Sénat pouvaient se faire avec eux. Selon lui, «  rien n’empêchait à Ousmane Masseck Ndiaye à convoquer une réunion ».

Par la voix de leur président Amadou Tidiane Wone, les quarante membres et associés du CES comptent mener la lutte jusqu’au bout pour obtenir gain de cause. Ils vont prendre des avocats pour défendre leurs droits. « Le Sénégal est un pays de droit ; nous allons prendre toutes les dispositions requises pour obtenir gain de cause. Nous souhaitons que le chef de l’Etat Macky Sall soit saisi de cette situation et nous souhaitons le rencontrer au plus vite » a dit M.Wone.

Pour rappel, le projet de loi supprimant le Sénat et le poste de vice-président de la République a été adopté par les députés en session plénière. Il en est de même pour la création du Conseil économique, social et environnemental.