Scolarisation des filles : La voie royale vers le développement

Depuis près de deux décennies, l’Etat du Sénégal fait de la scolarisation des filles (Scofi) une de ses priorités. Un choix pertinent, en dépit de la pesanteur de quelques blocages. Car, ce programme est la voie royale pour garantir le droit de tous les enfants à une éducation de qualité.

Le Sénégal a fait sien le combat pour la scolarisation des filles, depuis quelques années.  Un choix qui procédait d’une vision prospective. La preuve, récemment, Koffi Annan, qui fut le Secrétaire général de l’Organisation des nations unies, a rappelé que « L’éducation des filles est le meilleur outil de développement qui soit ». Le charismatique Ghanaén a vu juste. Car, la fille est la future mère de l’enfant et l’épouse. Aujourd’hui des femmes sont même à la tête d’Etats ; même en Afrique. D’autres postulent à cette position, comme en atteste la dernière campagne présidentielle, qui avait vu la candidature de mesdames Amsatou Sow Sidibé et de Diouma Diakhaté. Scolariser les filles, c’est, également, protéger le droit de tous les enfants à une éducation de qualité. Ce qui est ma voie incontournable de tout développement. Car, science sans conscience n’est que ruine de l’âme. Il s’y ajoute, comme le rappelle un slogan de l’Unesco que « l’ignorance est l’ennemi numéro un de l’homme ». Le défi de la scolarisation des filles est donc à gagner ; quand bien qu’il reste confronté à bien des pesanteurs. Parmi celles-ci on peut citer les mariages et les grossesses précoces. C’est dire que les législateurs sont interpelés, pour poser des actes forts qui garantissent au-delà de la scolarisation des filles, leur accès à un enseignement supérieur ou à des formations professionnelles de qualité. Sans ces précautions, la loi de la parité, votée par le Sénégal, ne sera qu’un slogan creux ; pour ne pas dire une coquille.