Secteur de l’éducation : l’OIF soutient le gouvernement Sénégalais

oifEn dépit des moyens financiers limités, l’OIF a consacré sur le dernier quinquennat, prés de 40 millions d’euros au secteur de l’éducation. C’est du moins qu’a déclaré ce lundi, Madame Fadia Nassif au nom de l’organisation internationale de la francophonie. Elle a tenu ses propos en marge d’une réunion d’un groupe de travail des correspondantes et correspondants de la conférence des ministres de l’éducation des États et gouvernements de la francophonie.

L’objectif de cette réunion consiste à travailler sur des documents qui entrent dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action 2013-2014 de la conférence des ministres de l’éducation des États et des gouvernements de la francophonie (Confemem) et surtout de la préparation de la réunion du bureau, prévue à Liège du 10 au 12 juin 2013.

Selon elle, les actions ont été déployées au niveau du primaire, du secondaire et professionnel tant pour la formation des cadres, que par l’appui à la production de méthodes et de savoir-faire. « IFADEM, une initiative pour la formation des maîtres à distance déployée a permis de former, depuis 2006 plus de 10000 instituteurs dans six pays.

Pour Mme Nassif, l’OIF intervient aussi dans le domaine de la formation professionnelle afin  que les dispositifs de formation mis en place par les pays accompagnent mieux le développement et la croissance économique.

Interdiction de la mendicité au Sénégal : Grogne des marabouts !

talibésAprès un drame survenu au quartier populeux de la Medina faisant état de dix morts, suite à l’effondrement de l’école coranique, le gouvernement du Sénégal a pris la mesure d’interdire la mendicité au Sénégal.

Par la même occasion, l’Etat du Sénégal a décidé de mettre la main sur les talibés qui trimbalent dans les rues de Dakar dont la plupart proviennent de la sous région.

Ils sont âgés entre deux et cinq ans.

Pour les marabouts que nous avons interrogés dans la journée du vendredi, ils soutiennent tous «que la sortie du premier ministre Abdoul Mbaye est un manque de considération à leur endroit ».

« Nous regrettons ce qui s’est pas passé à la Medina » nous confie l’Imam Kâ marabout au quartier de Grand-Yoff. Il invite l’Etat à faire un recensement de tous les daaras de Dakar et de l’ensemble du pays.

Même son de cloche pour un autre marabout que nous avons trouvé à la mosquée : « il n’y a aucune considération de l’Etat vis-à-vis de nous » se plaint-il.

Présentement, les sinistrés sont relogés temporairement à l’école de la Medina et d’autres se trouvent au centre Guindi à Khar yalla.

A signaler aussi l’effondrement d’un immeuble au village de  Ouakam. Bilan : deux morts et quatre blessés.

Éducation, recherche en agriculture: l’USAID appui le Sénégal !

usaidLe peuple américain  appuie le gouvernement Sénégalais en offrant du matériel informatique, de véhicules et de divers matériaux . La cérémonie de la remise officielle a eu lieu ce mardi à l’hôtel Radisson de Dakar sous la présidence effective du premier ministre Abdoul Mbaye.

« Je suis ravi et honoré pour faire partie de cette aventure, j’espère que vous aussi êtes dans ce même état d’esprit, parce que je sais que le travail que nous menons ensemble à travers le projet USAID/ERA (Education, recherche en agriculture) ici est très précieux a soutenu Dr Jerry Niles, Vp par intérim Extension et Affaires internationales Virginia Tech Université.

Selon lui, la charge a été donnée à USAID/ERA d’appuyer 12 institutions locales visant l’amélioration de la sécurité alimentaire et susciter le développement économique axée sur l’agriculture au Sénégal.

« Ce n’est pas une tâche facile à faire » dit-il. Mais, il estime « qu’au bout de deux ans seulement d’existence, la grande équipe USAID/ERA a prouvé qu’elle était à la hauteur pour relever le défi ».

Pour Dr Niles, une des raisons de l’intérêt de Virgina Tech pour le Sénégal, « c’est que le peuple américain y voit beaucoup de potentialités » déclare t-il.

Et d’ajouter : « depuis que le projet USAID/ERA est né, nous avons déjà accompli beaucoup de choses, dont certains seront soulignées comme témoignages ».

Journée Internationale pour l’élimination contre la pauvreté : l’Etat du Sénégal s’engage dans le combat

  A l’instar  des autres pays, le Sénégal a célébré le 31 octobre 2012 la journée internationale pour l’élimination contre la pauvreté avec comme thème : « Dynamique de la pauvreté au Sénégal de 2000 à 2012 : quelles leçons apprises et perspectives ».

Le Sénégal s’est engagé activement dans la mise en œuvre de la stratégie de réduction de la pauvreté fondée sur une croissance redistributrice et la satisfaction des besoins de base des populations pauvres. Le consensus autour de cette stratégie a mis l’accent sur la nécessité d’une mobilisation des décideurs politiques, des acteurs nationaux et des partenaires au développement pour lutter contre la pauvreté. « Les politiques ont débuté avec l’élaboration des documents de stratégie de réduction de la pauvreté. Du fait du processus participatif qui fonde sa légitimité, le DSRP sera le cadre de référence de toutes les interventions de tous les acteurs » a soutenu Ibrahima Diouck, à l’ouverture de la cérémonie officielle de la journée internationale pour l’élimination contre la pauvreté.

De l’avis de Mr Diouck, ce cadre servira de base pour l’élaboration des plans sectoriels de développement et des programmes d’investissement.

« La pauvreté est un phénomène multidimensionnel. C’est pourquoi plusieurs définitions et approches existent afin de la cerner »  dit-il.

Pour Mr Diouck, le Sénégal dispose d’importantes ressources informationnelles pour un meilleur suivi de la Pauvreté : « les différentes enquêtes réalisées depuis 2001 avec l’enquête de perception de la pauvreté au Sénégal, puis en 2005 avec l’enquête de suivi de la pauvreté 1 et enfin la deuxième enquête de suivi  réalisée en 2011 ont fourni des informations statistiques sur l’incidence de la pauvreté par région mais aussi sur les priorités des populations » laisse t-il entendre.

Avant d’ajouter : « traiter de la problématique de la dynamique de la pauvreté revient à étudier l’évolution du phénomène sur une période donnée ».

Le Programme des nations unies pour le développement (PNUD) a investi au Sénégal 3 milliards de francs dans la lutte contre la pauvreté qui lui ont permis d’atteindre  »d’importants résultats » dans des initiatives communautaires, a laissé entendre pour sa part la représentante résidente, Fatou Binetou Djibo.

Selon ses explications, un fonds d’insertion des sortants de l’enseignement technique et de la formation professionnelle d’un montant de plus de 323 millions de francs a permis la mise en place de 130 micro-entreprises par an au profit des femmes et des jeunes, générant ainsi 228 emplois directs et 128 emplois indirects.