Atteinte des OMD : Serigne Mbaye Thiam inquiet !

 serigne mbaye thiamAlors qu’approche l’échéance des OMD de 2015, le ministre de l’éducation Serigne Mbaye Thiam se doute pour l’atteinte des OMD. Il laisse entendre « que la qualité de l’éducation reste toujours faible ».

Les engagements pris à Dakar ne sont pas respectés ; 16 millions de dollars supplémentaires sont nécessaires afin d’assurer une éducation de base pour tous d’ici 2015. Le programme d’éducation mondiale a négligé les droits et les besoins des populations les plus vulnérables. Un cri du cœur lancé hier, à l’occasion du résumé de la consultation thématique sur l’éducation dans le cadre de développement de l’après 2015. «  Nous avons des défis à relever, le premier est de veiller à animer des nouveaux objectifs aux anciens ; définir et dénoncer les nouveaux objectifs de façon claire » a dit le ministre de l’éducation, Serigne Mbaye Thiam, à l’ouverture de la consultation thématique sur l’éducation. Pour Serigne Mbaye Thiam, la pauvreté est toujours le principal obstacle à la scolarité des enfants avant de dénoncer la qualité de l’éducation qui, selon lui, reste toujours faible. En dépit des engagements pris à Dakar pour améliorer la qualité de l’éducation, M.Thiam indique « que les problèmes demeurent, car la qualité de l’éducation reste faible » répète t-il.

« S’agit-il de lutter contre la pauvreté ou de renforcer l’amélioration des populations ? Comment intégrer la question de la qualité et garantir la faisabilité » se demande le ministre de l’éducation. En réponse à ces interrogations, M.Thiam a fait comprendre « que le gouvernement vient de définir une nouvelle politique sectorielle ». Toutefois, il se doute pour l’atteinte des OMD avant de promettre une éducation de qualité en 2025.

 

Projet USAID/ERA : Abdoul Mbaye applaudit !

abdoul mbayeLe gouvernement du Sénégal, par la voix de son premier ministre, Abdoul Mbaye a remercié vivement ce mardi, les États-Unis d’Amérique, pour son soutien au développement du Sénégal et du continent africain.

« Cette implication constante témoigne une fois de plus, s’il en était besoin, de l’intérêt que les États-Unis portent aux priorités de développement exprimées par le président de la République du Sénégal, Monsieur Macky Sall, et particulièrement au secteur de l’agriculture » a soutenu Abdoul Mbaye, premier ministre du Sénégal. C’était ce mardi matin, à l’hôtel Radisson lors d’une cérémonie de remise d’un important lot d’équipements à des institutions sénégalaises intervenant dans la formation et la recherche en agriculture.

Le projet USAID/ERA, d’une durée de cinq ans, s’inscrit dans le cadre de l’initiative du président Barack Obama pour la sécurité alimentaire dénommée « Feed the future ». D’une valeur de 14 milliards de Fcfa, « ce projet a pour ambition de renforcer les capacités institutionnelles et humaines dans les domaines de l’éducation et de la recherche agricole, de la gouvernance institutionnelle des structures de formation agricole, ainsi que de l’innovation dans le secteur agricole » a dit le Pm Abdoul Mbaye.

Après deux ans de mise en œuvre, M.Mbaye constate « que les résultats sont d’ores et déjà plus que probants ».

Pour le PM, le nombre d’étudiants (es) inscrits dans les filières agricoles a augmenté ; les enseignants et chercheurs ont gagné en expérience et acquis de nouvelles compétences à travers des formations à la mise en ligne de cours pour l’enseignement à distance.

« Les douze institutions sénégalaises intervenant dans la formation et la recherche en agriculture ont été identifiées dans le cadre du projet, ces dernières ont bénéficié de matériel informatique et de laboratoire, ou encore de véhicules » dit-il.

Aux bénéficiaires, Abdoul Mbaye leur demande de faire bon usage du matériel et surtout de veiller, dans leurs activités quotidiennes, à s’inscrire dans la ligne directrice  du projet qui, selon lui, est d’améliorer la production agricole.

« Le gouvernement du Sénégal entend bien tout mettre en œuvre pour mener le pays vers l’émergence, laquelle passera nécessairement par le développement de l’agriculture » laisse entendre le PM.

Avant d’ajouter : « que le monde rural a aussi besoin de savoirs nouveaux, de transfert de technologie, de recherche et d’innovation pour améliorer radicalement la productivité, la qualité des produits, leur collecte, leur conservation, leur transformation et enfin, leur vente » dit-il.

Au-delà de l’agriculture et du souci de faire reculer la pauvreté dans le milieu rural, Abdoul Mbaye estime « que le Sénégal doit également voir en ce projet ce que doit devenir le système éducatif ».

Le projet, en octroyant des bourses locales et des bourses pour les États-Unis, a permis aux jeunes d’accéder à un savoir et à des compétences dans un secteur porteur, où ils pourront assurément s’insérer.

 

Rentrée scolaire en catastrophe : Le ministre Ibrahima Sall sur siège éjectable

 Jamais une rentrée scolaire n’a été aussi ratée  que celle de cette année. Elle survient dans un contexte où le nouveau président Macky Sall annonce le remaniement du gouvernement d’Abdoul M’baye. Une retouche qui pourrait coûter au ministre de l’Education, Ibrahima Sall, son poste.

Après avoir créé son parti le Model, Ibrahima Sall s’était attaché à soutenir le candidat Macky Sall, dès le premier tour de la dernière élection présidentielle, dans le cadre de la coalition Macky 2012. Celui-ci élu l’a nommé ministre de l’Education nationale. Mais ; depuis ses relations avec les syndicats ne font que se distendre. Ce qui a amené quelques leaders à soutenir que M. Sall n’a pas le profil de l’emploi. Ce qui augure d’une année chaotique. Les syndicalistes et le ministre campant chacun dans ses positions. M. Sall s’est singularisé en programmant l’ouverture des classes à la même date que la tenue de l’examen du Bfem. Une  erreur technique ; qu’il risque de payer. Elle a fait que les enseignants n’ont pas pu revoir leurs élèves. De même les  élèves en classe de terminale ne savent  pas encore quand est-ce qu’ils vont subir les examens du Baccalauréat. Ainsi menacent-ils de perturber les inscriptions. Une situation qui risque bien de coûter à Ibrahima Sall son poste. De sources proches de la présidence ; il risque au meilleur des cas d’être nommé à la tête d’un ministère moins sensible et glissant.