Atteinte des OMD : Serigne Mbaye Thiam inquiet !

 serigne mbaye thiamAlors qu’approche l’échéance des OMD de 2015, le ministre de l’éducation Serigne Mbaye Thiam se doute pour l’atteinte des OMD. Il laisse entendre « que la qualité de l’éducation reste toujours faible ».

Les engagements pris à Dakar ne sont pas respectés ; 16 millions de dollars supplémentaires sont nécessaires afin d’assurer une éducation de base pour tous d’ici 2015. Le programme d’éducation mondiale a négligé les droits et les besoins des populations les plus vulnérables. Un cri du cœur lancé hier, à l’occasion du résumé de la consultation thématique sur l’éducation dans le cadre de développement de l’après 2015. «  Nous avons des défis à relever, le premier est de veiller à animer des nouveaux objectifs aux anciens ; définir et dénoncer les nouveaux objectifs de façon claire » a dit le ministre de l’éducation, Serigne Mbaye Thiam, à l’ouverture de la consultation thématique sur l’éducation. Pour Serigne Mbaye Thiam, la pauvreté est toujours le principal obstacle à la scolarité des enfants avant de dénoncer la qualité de l’éducation qui, selon lui, reste toujours faible. En dépit des engagements pris à Dakar pour améliorer la qualité de l’éducation, M.Thiam indique « que les problèmes demeurent, car la qualité de l’éducation reste faible » répète t-il.

« S’agit-il de lutter contre la pauvreté ou de renforcer l’amélioration des populations ? Comment intégrer la question de la qualité et garantir la faisabilité » se demande le ministre de l’éducation. En réponse à ces interrogations, M.Thiam a fait comprendre « que le gouvernement vient de définir une nouvelle politique sectorielle ». Toutefois, il se doute pour l’atteinte des OMD avant de promettre une éducation de qualité en 2025.

 

Journées annuelles Micro finance : Vers l’atteinte des OMD

  Du 29 au 30 Novembre  2012 se tient à Dakar la seconde édition des journées annuelles de la micro finance. « Contribution de la micro finance à l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement » est le thème retenu cette année.

Les différents acteurs du secteur de la micro finance se réunissent depuis hier et ce, jusqu’à ce jour  vendredi pour discuter des voies et moyens pour atteindre les OMD. Cette rencontre qui a mobilisé des experts de la micro finance  est aussi une occasion de plaider pour l’instauration d’un cadre réglementaire dans   le secteur.

Car, le  secteur de la micro finance a connu un développement fulgurant au cours de la dernière décennie en rapport avec l’essor de la dynamique associative et la lutte contre la pauvreté. En décembre 2005, on dénombre plus de 833 systèmes financiers décentralisés (SFD) reconnus (réseaux, mutuelles d’épargne et de crédit, groupements d’épargne et de crédit et structures signataires de Convention-cadre).  Aujourd’hui, le  secteur financier au Sénégal est caractérisé par une dualité entre le système bancaire d’une part, le système financier informel et les expériences de financement décentralisé de l’autre. Pour  le consultant en micro finance Amadou Thiam, il faut éviter de détruire les SFD en voulant coûte que coûte les opposer de façon antagonique aux clients. « La disparition des SFD serait une catastrophe «  déclare t-il.

Avant d’ajouter : « la mise à jour des politiques et procédures doit être faite en prenant compte les principes de protection des clients ». Pour sa  part, Abdoulaye Diasse, Co-Responsable PAMIF étale des contraintes ; il soulève  la difficulté des formateurs dans la traduction de certains concepts. Mieux, il laisse entendre que certains outils sont mal inadaptés. Pour Sidy Lamine Ndiaye, directeur exécutif  APSFD, il invite les acteurs à prendre certaines dispositions générales en respectant le code de déontologie qui, selon lui, est un recueil de principes que doivent respecter les institutions. En tout cas, les acteurs de la micro finance veulent apporter leur contribution pour l’atteinte des OMD. Pourront-ils atteindre cet objectif sans instaurer un cadre réglementaire ? La question taraude l’esprit des acteurs.