Nos hôpitaux se meurent:1246 sages-femmes au chômage

  sage femmeEst-il facile pour une sage-femme diplômée de trouver un emploi au Sénégal ? La réponse est non ; puisqu’elles sont au nombre de 1246 sans emploi, malgré leurs diplômes reconnus valablement.

Dur ; dur d’être une sage femme au Sénégal ! Un  métier qui n’est pas une spécialisation d’infirmière, mais bel et bien une profession médicale. La sage-femme reçoit les femmes enceintes pour des consultations prénatales, des cours de préparation, l’accouchement, mais aussi, pour la rééducation post-natale… Elle surveille également le développement du bébé dans ses premiers jours de vie. Elle travaille généralement en secteur hospitalier, plus rarement en libéral.
Elle en a entendu des centaines, voire des milliers, de premiers cris de bébé. La sage-femme vous le dira que c’est toujours merveilleux.  A l’hôpital, elle s’occupe de la naissance du bébé si tout va bien ; et c’est le cas en général. Elle juge de l’utilité ou non d’un obstétricien ou d’un chirurgien, en cas de complications : une césarienne, par exemple. Consultations prénatales, cours d’accouchement sans douleur, conseils et soutiens permanents. La brave s’occupe de tout.. Elle est du «voyage» dès le début de la grossesse. Un métier à la fois tapissé de connaissances psychologiques et médicales et de hautes responsabilités. La sage-femme donne la vie, mais il lui arrive aussi de côtoyer la mort. Ajoutons des horaires irréguliers, des gardes de nuit et du stress. Aujourd’hui, ce corps de métier est totalement laissé en rade, aucune considération vis-à-vis de  cette profession qui, pourtant joue un rôle primordial dans la société. « 1246 sont au chômage » s’indigne Saliou Daf, de la Sas. Une situation qu’il déplore catégoriquement, en invitant les autorités de ce pays à avoir plus de considération pour les sages-femmes. Avec amertume, Saliou Daf révèle que le plan sésame est en train de mettre les hôpitaux à genoux. « Notre secteur a des difficultés, que le ministre de la santé est en train de faire de la politique ». Au-delà  des problèmes que notre interlocuteur a évoqués, force est de constater que la plupart des sages-femmes ne sont pas bien formées dans  les hôpitaux. Ce qui peut constituer un obstacle majeur au développement du système sanitaire. Mais, qu’à cela ne tienne : pour plusieurs femmes  que nous avons interrogées, il est indispensable de recruter davantage des sages-femmes, formées à bonne école.
 

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metzou8
Journaliste professionnel diplômé, titulaire aussi d'un master en communication et marketing. J'exerce le journalisme depuis une vingtaine d'années.

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