L’ASTHME : Une maladie coûteuse, se plaignent les professionnels de la santé et les patients !

    asthme L’Asthme est une maladie très coûteuse : frais de laboratoires, médicaments, hospitalisations. Un coup dur pour les patients ! Et les professionnels de la santé n’ont pas hésité à dénoncer cette situation.

L’asthme est une maladie chronique qui peut être parfaitement contrôlée. Pourtant, jusqu’à 85°/° des patients qui disent contrôler leur maladie ne le font pas. Les perceptions coûtent chères.

« Les médicaments sont chers et le traitement se fait à vie » a fait savoir mercredi dernier, lors d’un face à face avec la presse ,Dr Cissé.  Pour Dr Cissé, la maladie de l’asthme nécessite un traitement sérieux avant d’en ajouter qu’il faut un suivi.

« Franchement, je n’ai pas les moyens pour assurer mes médicaments » a dit pour sa part A.Thiam, une jeune étudiante atteinte de cette maladie depuis des années. Pour cette jeune étudiante, elle s’indigne  en soutenant qu’elle n’ose pas à aller chez le médecin : « parce qu’il va me remettre une ordonnance que je ne pourrais pas acheter ». En lieu et place du médecin, elle préfère voir son marabout traditionnel pour suivre son traitement.

« Il faut éviter le traitement traditionnel » lui conseille Dr Cissé. En tout cas, il n’existe pas de remède pour l’asthme, mais le malade peut être géré, contrôlé. Aujourd’hui, l’asthme reste encore sous diagnostiqué et peut être traité. Il ne faut pas hésiter à en parler avec son médecin traitant ou même son pharmacien. Le dialogue est important parce qu’il permet d’identifier les symptômes. Dans tout les cas, un suivi médical doit être scrupuleusement respecté. La surveillance et le dialogue avec un professionnel de la santé sont primordiaux, car ils permettent d’adapter le traitement selon les symptômes.

 

Abolition de la peine de mort : vers une sensibilisation des parlementaires !

  Assemblée_nationale(Senegal)Inviter les augustes parlementaires et représentants du gouvernement à s’engager dans le processus de plaidoyer pour la ratification du PF-PIDESC et du deuxième PF-PIDCP visant à abolir la peine de mort tel est l’enjeu d’un séminaire qui s’est ouvert hier, à Dakar pour s’achever aujourd’hui mercredi : il  est organisé par Amnesty International.

Pendant deux jours, une cinquantaine de participant(e)s parmi lesquels 25 députés de l’Assemblée nationale ainsi que de différents représentants des ministères sectoriels et de la société civile seront sensibilisées aux obligations et aux devoirs découlant de la ratification par le Sénégal du protocole facultatif se rapportant au pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels (PF-PIDESC) et du second protocole facultatif se rapportant au pacte international. « Les Etats ont l’obligation et le devoir en vertu du droit international, de respecter, de protéger et de mettre en œuvre les engagements découlant de ces instruments internationaux » a soutenu M.Andrea Ori, représentant régional pour l’Afrique de l’Ouest du haut commissariat des nations-unies aux droits de l’homme. Pour Andrea, il lui paraît opportun de relever l’importance des droits économiques en relation avec l’évolution des enjeux de développement et de protection des droits de l’homme. Toutefois, il déplore l’absence d’un mécanisme de plaintes individuelles au niveau international pour les droits inclus dans le Pacte international. « Alors que le Sénégal qui a déjà signé le protocole depuis donnera t-il comme d’habitude l’exemple dans la sous-région en ratifiant cet important instrument juridique » s’interroge t-il.

S’agissant du deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort, Andrea Ori laisse entendre « que le Sénégal n’a pas attendu la ratification dudit protocole pour l’appliquer depuis 2004, une loi a été adoptée par l’Assemblée nationale abolissant la peine de mort au Sénégal ». Il invite les parlementaires à s’engager dans le processus avant de lancer un appel pour la ratification du deuxième protocole.

Pour Seydi Gassama, directeur d’Amnesty International, «  ce protocole marque un tournant historique pour les droits économiques, sociaux et culturels en ce qu’il instaure un mécanisme de traitement des plaintes qui, pour la première fois permettra aux victimes de violations de leurs droits n’ayant pas obtenu cette justice dans leur propre pays ».

« Il nous faut mener la bataille d’opinion pour que l’abolition soit un acquis » a dit M.Gassama. « Les deux protocoles sont bien en phase avec les aspirations du peuple sénégalais. Le Sénégal est attaché à ses valeurs culturelles » a indiqué pour sa part, Djibril War président de la commission des lois à l’Assemblée nationale.

Pour le président de la commission des lois à l’Assemblée nationale, la personne humaine est sacrée : « l’Etat a l’obligation de respecter celle –ci » dit-il. Présidant la cérémonie d’ouverture, au nom de Madame Aminata Touré, ministre de la justice,  Mame Mor Diouf, directeur adjoint des droits humains a affirmé l’engagement du gouvernement Sénégalais. Il exhorte les acteurs à réfléchir à mettre en place un mécanisme pour le suivi.

Dans la sous région, seuls le Bénin, le Cap-Vert et le Libéria ont ratifié le protocole. Pour sa part, le Sénégal a déjà aboli la peine de mort par la loi N°2004-38 du 28 décembre 2004 sans pour autant ratifier ledit protocole.

 

Distribution des allocations de la Zakaat au Sénégal : les musulmans plaident pour la réorganisation

   zakaat « La Zakaat est un impôt décrété en l’Islam par un verset coranique ». C’est ce qu’a déclaré Thierno Kâ Conseiller spécial à la Primature. Il l’a dit lors de la quatrième édition de distribution des allocations de Zakaat que le fonds Sénégalais a organisée hier, au Cices. Il invite les musulmans à imiter les pays de la Malaisie ou de l’Indonésie.

Le Sénégal est un pays laïc compose à 95°/° de musulmans. « Dans certains pays comme la Malaisie ou l’Indonésie, les musulmans sont bien organisés en matière de Zakaat » laisse entendre le conseiller spécial de la Primature. Il indique que le Sénégal doit suivre ces pays pour mieux s’organiser dans la distribution de la Zakaat. « C’est un impôt décrété par l’Islam par un verset coranique » a fait savoir  Thierno Kâ fervent musulman connu dans les plus grandes conférences, surtout par la pertinence de ses idées. Il ne mâche jamais les mots quand il s’agit de dire la vérité.

« Il faut une volonté politique. Les gens doivent avoir la conviction que la Zakaat peut être une solution » a dit pour sa part Abdallah Loum l’adjoint au secrétaire général du fonds Sénégalais de la Zakaat. Il laisse entendre « que le musulman sait qu’il donner la Zakaat ».

Réagissant aux propos du conseiller spécial de la Primature, M.loum invite le gouvernement à accréditer les organisations et de mieux contrôler le secteur.

« Le gouvernement a fait des pas énormes. Il ne reste qu’à établir une liste officielle pour connaître les organisations censées de donner la Zakaat » a soutenu le directeur des impôts et domaines Amadou Bâ. En tout cas, la zakât est le troisième pilier de l’Islam et est une manière, dans sa signification première, de se purifier au travers des biens que l’on a acquis légalement. L’aumône est une obligation pour tous les musulmans qui en ont les moyens, le coran est très clair à ce sujet. L’aumône ou zakat est une obligation pour les musulmans qui en ont la possibilité, c’est l’équivalent de notre impôt sur le revenu actuel. Les biens soumis à la zakat sont l’or, l’argent, les épargnes, le capital commercial, les produits agricoles, les bestiaux.

De manière générale le montant de la zakat représente environ 2.5% de nos revenus que l’on doit payer une fois par an. Le Sénégal est certes un pays pauvre, néanmoins si tous ceux qui devaient donner la Zakat s’exécutaient selon les recommandations de l’Islam, nul ne doute que la pauvreté  reculerait de manière considérable dans le pays.

Malheureusement un petit nombre  parmi les musulmans qui en  ont l’obligation  s’acquittent  effectivement de leur devoir. Parfois, ceux qui respectent ce pilier de l’Islam le font en partageant leur Zakat entre plusieurs personnes qui ne reçoivent en général que des sommes dérisoires incapables d’aider les pauvres à sortir de leur misère. Le but de la Zakat est de permettre aux nécessiteux de sortir de la pauvreté.

 

 

 

 

 

Abdoulaye Bathily sur la parité : « elle ne se limite pas sur le partage des postes »

   abdoulaye bathily Présidant la conférence des femmes de la ldmpt, le ministre d’Etat Abdoulaye Bathily par ailleurs secrétaire national du parti invite les femmes de son parti à travailler davantage dans l’intérêt du pays. Pour le professeur Bathily, la parité ne se limite pas seulement au partage des postes. Par conséquent, elle exhorte les femmes de son parti à accepter d’aller dans les coins les plus reculés.

La parité, un sujet qui hante l’esprit des femmes de la Ldmpt, il a été abordé par le professeur Abdoulaye Bathily lors de la sixième conférence nationale des femmes de son parti. L e concept de parité ne signifie pas qu’hommes et femmes doivent être au même pied. « La question de la parité est un élément important. Mais, cela ne se limite pas seulement à partager les postes » a fait savoir le ministre d’Etat conseiller du président Macky Sall, M.Bathily.

Selon lui, la vraie parité sait de  régler les problèmes de la société : « lorsque les sages femmes accepteront d’aller dans les zones les plus reculées ; si les femmes du rural parviendront à avoir de l’eau à boire ect … » Dans ce cas de figure, M.Bathily laisse entendre qu’on peut parler de la parité : « il faut changer de politique » dit-il. Dans cette bataille, elle fait confiance aux femmes de son parti qui, selon lui, ont toujours été en première ligne dans les grands combats.

« Le combat n’est pas terminé. Pour nous, ce n’est pas seulement d’être ministre ou député. Nous, Ld, nous luttons pour l’intérêt de la population qui est notre credo »a-t-il soutenu.

Pour le professeur Bathily, la Ld est différente des autres partis : « c’est pourquoi, quand nous sommes dans le gouvernement, nous privilégions l’intérêt de la population ; nous demandons toujours à nos collègues de travailler dans l’intérêt national » a soutenu M.Bathily. Il a martelé dans ses propos « que le Sénégal est sorti d’une crise profonde ». Toutefois, il refuse de citer le nom de celui qui a plongé le pays dans le chaos : « c’est la mobilisation du peuple Sénégalais qui a apporté le changement » déclare t-il.

La sixième conférence nationale du Mouvement national des femmes de la Ligue démocratique (LD) tenue le dimanche à l’ENDSS avait pour  thème: « Réforme institutionnelle et rupture pour un Sénégal émergent ».

 

 

 

Selon Fatou Sow Sarr : « les hommes politiques manipulent les femmes »

      fatou-sow-sarrLa sociologue Fatou Sow Sarr a été trop critique hier, à l’endroit des politiques qui, selon elle, manipulent les femmes. « Mais, ils se trompent » dit-elle. C’était lors d’un diner-débat  que le Caucus des femmes leaders a organisé dans un grand hôtel de la place.

Le Caucus des femmes leaders pour l’appui de la loi sur la parité et le suivi de sa mise en œuvre est un cadre structuré autour d’une vision, qui s’est fixé une mission et qui s’est doté d’un programme stratégique. Au-delà du soutien de la loi sur la parité, le Caucus se veut un mouvement porteur d’une vision pour une transformation sociale positive de la société. C’est pourquoi se retrouvent à sa tête des femmes dont leur parcours individuel renvoie à un message particulier : Aminata Mbengue Ndiaye ministre de l’élevage est devenue une figue emblématique par sa indéfectible à un idéal, Maimouna Kane représente la dignité achevée pour tous les Sénégalais et toutes les Sénégalaises. Toutes ces femmes ont rehaussé hier soir, leur présence effective pour apporter leur soutien aux femmes leaders de Caucus.

Le Caucus des femmes leaders a pour ambition d’amener les Sénégalaises à transcender leurs appartenances politiques et les positions politiques, pour construire un consensus autour d’un idéal. « Parce que les hommes politiques manipulent les femmes » a fait savoir Fatou Sow Sarr. Cependant, elle a laissé entendre que ces derniers se trompent.

« Au-delà des politiques, il y’a des gens sincères ; beaucoup utilisent les femmes pour avancer. Mais ils se trompent » a expliqué Mme Fatou Sow Sarr.

Pour la sociologue, si tel était le cas, Abdoulaye Wade ne quitterait jamais le pouvoir : « Abdoulaye Wade, qu’on le veuille oui ou non a été un allié de taille ; le président Macky Sall doit faire de même et nous comptons beaucoup sur lui » a martelé Mme Sarr.

En présence du ministre de l’enseignement supérieur Mary Teuw Niane, elle a laissé entendre qu’elle a du mal à accéder au président Macky Sall : « je suis en face de vous Mr le ministre pour vous parler » se plaint-elle.

 

Journée du Médicament : les pharmaciens privés du Sénégal se plaignent des médicaments de la rue et interpellent les autorités !

   médicamentPour une énième fois, le syndicat des pharmaciens privés du Sénégal interpelle les autorités sur les dangers du médicament de la rue. Il l’a fait savoir hier, à l’occasion de la seconde édition de la journée du médicament.

Devant le contexte difficile que traverse le secteur de la pharmacie, il est urgent de porter la réflexion tous ensemble autour de sa viabilité et de son avenir. Comme disait Saint-Exupéry « Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible ». La profession du pharmacien privé est menacée aujourd’hui, car elle est confrontée à différents problèmes par rapport à sa viabilité. Pour y faire face, le pharmacien a besoin de repère pour sauvegarder les fondamentaux et les acquis. Hier, les pharmaciens ont discuté de la lancinante question : la viabilité de leur profession. Malgré les contraintes de l’environnement, « les pharmaciens ont su maintenir le cap » a soutenu le directeur exécutif de la Cnes. Toutefois, il se désole de ses charlatans qui cherchent à s’enrichir au détriment des pharmaciens. Au-delà des résultats positifs, M.Kane laisse entendre « que les pharmaciens privés ont un défi à relever ».

Pour le secrétaire exécutif de la confédération nationale des employés du Sénégal, le syndicat des pharmaciens privés a besoin d’une bonne gouvernance et une organisation professionnelle crédible de leur profession.

Pour sa part, le président du conseil national de l’ordre des pharmaciens, Cheikh Oumar Dia invite l’Etat à réaffirmer sa volonté pour mettre un terme à la vente illicite des médicaments de la rue. « On assiste de plus en plus à des perturbations dans notre secteur ; le marché illicite est devenu une monnaie courante. Nous assistons à une dépossession des pharmaciens à cause des gens tapis dans l’ombre » s’indigne Aboubakry Sarr, le président du syndicat des pharmaciens privés du Sénégal.

« Il nous faut inverser la tendance afin d’apporter des réponses justes pour répondre au besoin actuel » a fait savoir M.Sarr. Il exhorte l’Etat à soutenir les pharmaciens privés pour combattre la vente du médicament de la rue. Le Directeur de la Santé, le docteur Pape Amadou Diack constate avec les pharmaciens l’existence des médicaments de la rue. Il a promis la tenue prochaine d’un conseil interministériel sur la pharmacie qui devrait être l’occasion pour les acteurs d’échanger sur les maux auxquels ce secteur se trouve actuellement confronté. Il invite les pharmaciens à mener davantage une campagne de sensibilisation sur les dangers du médicament de la rue. Le thème retenu pour la seconde édition de la journée du médicament : « Viabilité de la profession pharmaceutique ».

 

Nés Hors Mariage à Grand-Yoff : les enfants racontent leur calvaire !

grand-yoffDans un quartier populeux de Dakar, précisément à Grand-Yoff nous avons rencontré dans la journée de jeudi, des filles et garçons nés hors mariage. Rattrapés par « l’erreur », leurs parents, ils ont du mal à s’épanouir dans le quartier que, dans leur famille.

Un reportage difficile et pathétique parce qu’ils ont tous refusé à se faire  photographier.

Tout de même, ils racontent leur calvaire : « je suis étudiante à l’université de Dakar, mais je regrette vivement ce qui est arrivé à ma maman. Je n’ai jamais connu mon père » lâche cette jeune fille d’un air triste. Elle a même failli arrêter de se confier à nous. Courageuse, elle poursuit ses propos en laissant entendre « que son père a quitté le quartier depuis qu’elle était dans le ventre de sa maman. Rancunière ? Notre interlocutrice répond par la négative car elle veut connaître son père. Elle est pressée de voir son papa pour au moins lui demander son acte. Contrairement à cette jeune fille, ce jeune mécanicien que nous avons trouvé à Arafat connaît bien son papa à lui. Son seul mal est qu’il a connu son père à l’âge de 35 ans. D’un air triste, il a fait savoir qu’il fréquente un autre quartier parce que son histoire est bien connue à Grand-Yoff : « c’est une situation qui me fait mal. C’est le destin peut être ; mais je travaille nuit et jour pour aider ma mère. Je suis encore célibataire. Je ne pense même pas au mariage » dit-il.

La question qui taraude notre esprit : Pourquoi un tel comportement ? Des cas fréquents lors de la cour d’Assises. En tout cas, on a eu du mal à faire ce reportage d’une manière convenable, car le sujet était un peu triste. Certains ont ignoré notre micro , d’autres ont même procuré des menaces à notre endroit.

 

Démarche de responsabilité sociétale : Vers une sensibilisation des acteurs de la décentralisation et du développement local

   arame ndoyeOuvrant un atelier de partage sur la démarche de la responsabilité sociétale, Mme Arame Ndoye, ministre de l’aménagement du territoire et des collectivités locales invite les acteurs locaux à s’appuyer sur celle-ci. Pour Mme Arame Ndoye, la responsabilité sociétale est aujourd’hui, une exigence forte des élus locaux.

L’agence de développement local a organisé hier, une journée de sensibilisation des acteurs de la décentralisation  sur les principes de la responsabilité sociétale; elle entre dans le cadre du partenariat avec l’initiative RSE Sénégal, l’ONG Enda Lead Afrique francophone et avec le soutien technique et financier de l’Ambassade du Canada. Les acteurs de la décentralisation voudraient promouvoir l’émergence en Afrique d’un leadership plus sensible et ouvert aux exigences du développement durable. « Il faut que les citoyens se retrouvent par rapport à la politique que nous menons ; nous ne pouvons pas mener cette politique de décentralisation sans l’adhésion des populations » a fait savoir Alé lô, le président de l’UAEL. Il l’a dit à l’ouverture de la cérémonie officielle de la journée de sensibilisation des acteurs de décentralisation sur les principes de la responsabilité sociétale que l’ADL a organisée. Pour cela, le président Alé lô a fait comprendre qu’il faut une entente parfaite entre le ministère des collectivités locales et les élus locaux.

« Il faut inscrire la responsabilité sociétale territoriale au cœur de notre politique de développement, dans les habitudes de chaque citoyen, ainsi que dans les stratégies et activités des collectivités locales »a dit Mme le ministre de l’aménagement et des collectivités locales, Mme Arame Ndoye. Elle constate que « l’ADL a déjà anticipé cette évolution dans son plan stratégique, et ceci, dans l’objectif de mieux prendre en compte la dimension développement durable ».

De l’avis du ministre, la responsabilité sociétale, plus qu’une nécessité, est aujourd’hui une exigence forte de la part des élus locaux et des populations.

Arame Ndoye d’ajouter : « la modestie des finances locales, et le niveau de plus en plus élevé de la demande sociale, appellent à une réflexion commune autour du financement de nos collectivités locales ». Mme Ndoye estime que « la RSE peut, sans nul doute, constituer une réponse pertinente et innovante à cette problématique ». Au moment où, il est question de scruter d’autres stratégies de financement du développement local, le ministre des collectivités a fait savoir aux élus locaux que « l’entreprise sénégalaise en tant que levier essentiel de création de richesses, doit se placer, plus que quiconque, aux avants postes de cette quête de solutions ».

Sous cet angle, Mme Ndoye invite le secteur public et le secteur privé à conjuguer leurs efforts pour l’atteinte des résultats de développement : « ils doivent être des partenaires qui se respectent, des acteurs qui se complètent » a martelé Mme Ndoye. Elle exhorte les collectivités locales, particulièrement les élus à s’engager dans la démarche. Elle se dit convaincue que les élus vont mener des actions de sensibilisation.

« Nous allons mené des actions  en faveur de l’amélioration des systèmes de gouvernance des territoires, de manière notamment à moderniser les modes de fonctionnement des collectivités territoriales, à leur donner une plus grande autonomie ainsi qu’une meilleure capacité d’agir et à prendre en charge les défis d’un développement territorial durable » rassure Malel Diop directeur général de l’Agence de développement local.

Pour Mr Diop, ces préoccupations sont largement prises en compte dans la démarche de responsabilité sociétale territoriale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tarif extérieur de la CEDEAO : Vers un établissement du marché commun sous régional!

logo-cedeaoLa capitale Sénégalaise  a abrité cette semaine deux importantes réunions relatives au tarif extérieur commun de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (TEC CEDEAO), adopté dans la perspective de la création d’une union douanière, étape intermédiaire vers l’établissement du marché commun sous régional.

Il s’agit de la 13ème réunion du comité technique conjoint UEMOA-CEDEAO de gestion du TEC-CEDEAO, elle a démarré lundi dernier, pour s’achever vendredi 03 Mai 2013.

« C’est pour prendre en compte cette préoccupation urgente exprimée par les ministres des finances et afin de compléter le dispositif TEC que la commission de CEDEAO a convoqué cette 13ème réunion du comité conjoint UEMOA-CEDEAO de gestion du TEC-CEDEAO pour examiner et entériner les projets de texte relatifs aux mesures de défense commerciale, élaborés par les deux commissions » a fait savoir le commissaire commerce, Douanes, Industrie, Mines, Libre, Circulation et Tourisme de la Cedeao M.Ahmed Hamid. Il a tenu ses propos  aujourd’hui,à l’ouverture de la 13ème réunion du comité technique conjoint UEMOA-CEDEAO de gestion TEC CEDEAO .

M.Ahmed Hamid invite les Etats membres à travailler dans un bon état d’esprit en respectant les engagements internationaux et à donner les moyens de réaliser les ambitions de développement régional.

« Cette réunion est importante parce qu’elle montre que la Cedeao s’est lancée résolument sur les mesures des dépenses commerciales ; aucun tarif ne peut se faire sans un bon dispositif » a dit pour sa part M.Guirado Sow, directeur de la réglementation et de la coopération des douanes.

« Les Etats membres de la Cedeao doivent avoir une disposition claire pour aboutir à des résultats performants » dit-il.

 

Célébration du 1er Mai : les Postiers dans l’unité, l’Uden lance un cri de détresse !

   marcheLe premier Mai, fête du travail est célébré partout dans le monde entier comme un moment de revendication et d’actions pour exiger de meilleures conditions de vie et de travail. Si certaines centrales syndicales ont célébré la fête dans l’unité, d’autres se plaignent dans la douleur.

Ce 1 er Mai se célèbre à la Poste dans un contexte particulier marqué par un changement dans la gouvernance de l’entreprise. Mais au-delà des changements d’hommes, de véritables ruptures sont attendues dans la gouvernance quotidienne de l’entreprise. Un vent heureux de réconciliation souffle au sein des Postiers éprouvés par un malaise social et c’est cela le plus important dans ce contexte nouveau. Pour les travailleurs de la Poste, il faut saisir cette nouvelle opportunité offerte pour consolider les acquis de l’entreprise et les acquis des travailleurs, défendre l’entreprise contre les agressions de tous bords et tracer ensemble des perspectives de développement. « Nous avons traversé une crise profonde. Mais la paix est revenue dans la maison et nous appelons les travailleurs à l’unité » a indiqué Nafissa Samb, la présidente du comité interprofessionnel des femmes.

« Aujourd’hui, il s’est avéré qu’un fils de la Poste dirige la boîte ; les travailleurs doivent se retrouver autour de l’essentiel » dit-elle.

« Les nouvelles autorités ont écouté sachant que notre entreprise peut jouer un rôle de cohésion » a laissé entendre pour sa part, Ibrahima Sarr, secrétaire général du comité sectoriel du SNtp. Toutefois, il invite le gouvernement à assurer les travailleurs.

Pendant ce temps, l’UDEN, fidèle à son orientation de syndicat de lutte et de propositions au service de l’école, des enseignants et des enseignés, refuse la fatalité et exige du gouvernement plus de responsabilité dans la prise en charge des préoccupations de l’école et des enseignants. Le syndicat exige la finalisation des négociations enclenchées et une préparation sérieuse des assises de l’éducation. « Le Sénégal a mal » fait remarquer Awa Wade de l’UDEN. L’Uden dénonce la crise dans précédent du préscolaire à l’université avec le retard dans le paiement des salaires et des indemnités de certains corps, la tentative de remise en cause des accords signés avec les syndicats d’enseignants, un désengagement de l’Etat du secteur de l’éducation avec le transfert de certaines de ses charges aux parents d’élèves et d’étudiants. Les syndicalistes de l’UDEN constatent avec force le dialogue social déficitaire et, la persistance des mêmes pratiques que le précédent régime.