Enquête Nationale sur les Petites et Moyennes entreprises : Alioune Sarr évoque la méconnaissance des Pme au Sénégal

alioune sarr Ouvrant officiellement ce mardi matin, cérémonie du lancement de l’enquête nationale sur les ENPME, Alioune Sarr, ministre du commerce a évoqué dans son intervention la méconnaissance des PME au Sénégal. « Il est temps de savoir comment fonctionnent les PME » s’interroge le ministre.

La problématique des statistiques sur les PME se pose avec acuité et persistance dans tous les pays en développement. « Parmi les raisons, on cite fréquemment l’absence de critères clairs de définition des PME, l’existence de multiples bases de données sur les PME souvent contradictoires et non » a soutenu Alioune Sarr, ministre du commerce. Hormis cela, il se désole de l’insuffisance des moyens techniques, financiers et humains des structures publiques de production.

« Les mesures qui affectent les politiques publiques d’appui au développement des PME, compte tenu de leur importance dans la création de richesse, faute d’une base de données fiables laissent apparaître des prises de décisions qui s’apparentent davantage à des intuitions sur la conduite à tenir » a dit le ministre du commerce.

Pour Alioune Sarr,la situation des PME reste encore  méconnue au Sénégal, malgré les efforts déployés par les administrations dédiées.

« Les politiques de promotion et de développement des PME restent encore difficiles à entreprendre » dit-il.

De l’avis du ministre, il importe aujourd’hui de savoir comment les PME fonctionnent et s’insèrent dans le cadre macroéconomique.

L’objectif principal de l’enquête nationale sur les PME est de mettre à la disposition des autorités publiques et privées, aux investisseurs nationaux et étrangers, et aux partenaires techniques et financiers, des statistiques fiables permettant de renseigner sur la position du Sénégal en matière de politique, de développement et de promotion des PME .

« Une implication de tous les acteurs de l’administration centrale, des collectivités locales, de la communauté universitaire de la société civile  et des partenaires au développement est nécessaire pour atteindre cet objectif ».

 

Petites et Moyennes entreprises au Sénégal : Baidy Agne étale des difficultés !

  baidy agneLe président du conseil national du patronat, Baidy Agne a laissé entendre aujourd’hui, mardi, à l’hôtel Radisson que les petites et moyennes entreprises, au Sénégal souffrent le martyr : elles sont confrontées à des difficultés énormes dit-il.

Malgré les efforts déployés au Sénégal, les PME travaillent dans des conditions difficiles ; le mal se persiste avec acuité. «  Les autorités doivent porter une oreille attentive à l’entreprise. Les PME sont confrontées à des difficultés » a soutenu le président du conseil national du patronat Baidy Agne ; il l’a dit ce mardi, lors de l’ouverture de la cérémonie officielle du lancement de l’enquête nationale sur les petites et moyennes entreprises (ENPME).

Pour le président du Cnp, 90°/° des entreprises sont des PME avant d’ajouter dans ses propos « que les gens doivent s’entendre sur ce que c’est une PME ».

« Les entreprises vivent les difficultés énormes » dit-il. « Une question que le président de la République avait évoquée » rappelle M.Agne.

M.Agne de poursuivre : «  nous souhaitons une meilleure répartition des PME, le secteur privé attend beaucoup des autorités » martèle t-il. Selon le patron du Cnp, l’entreprise est le bras armé de toute une nation : « l’année 2013 doit être celle de la relance économique » clame t-il.

« Des financements sont annoncés. Il faut identifier avec précision les dispositions à prendre en faveur des PME » martèle M.Agne.

En tout cas, l’objectif de l’enquête nationale sur les PME est de mettre à la disposition des autorités publiques et privées, des statistiques fiables permettant de renseigner sur la position du Sénégal en matière de promotion des PME.

 

Réunion préparatoire CITES-Requins: les experts étalent des craintes !

  requinsExaminer la situation des requins (poissons cartilagineux) et des pêcheries de requins au niveau mondial ainsi qu’en Afrique de l’Ouest ; c’est du moins l’objectif d’une rencontre internationale ouverte à Dakar, hier, mercredi.

La 16 ème réunion de la conférence des parties à la CITES (Cop16) se déroulera du 03 au 14 mars 2013 à Bangkok, en Thaïlande. Avant la tenue de cette importante réunion, des experts se réunissent dans la capitale sénégalaise depuis hier, pour aider les représentants des pêches et de l’environnement ainsi que les différents pays à développer autant que possible des positions communes de manière à guider les votes lors de la Cop16 de la CITES.

« Cette rencontre est importante, elle se tient à un moment où nous avons en perspective la réunion de la Cop qui se tiendra dans le courant du mois de mars » a soutenu M.Kane secrétaire permanent de la CSRP. Pour monsieur kane, la question de la conservation de la gestion des risques a toujours été une préoccupation de la commission sous-régionale des pêches. Il invite les différents pays à mettre en application les mesures prises : ils doivent avoir une approche. « J’encourage les uns et autres préserver cette approche sous régionale. Pensons d’abord à nos problèmes avant de s’intéresser au niveau international » déclare M.Kane.

« Il nous faut prendre des mesures urgentes, car certaines espèces sont sur la liste rouge » a dit pour sa part, Dr Mika Diop, le coordonnateur du projet.

Selon Mika Diop coordinateur du plan sous régional d’action requins pour la conservation et  la gestion durable des populations de requins en  Afrique de l’ouest il était nécessaire de faire le point sur ce qu’ils ont fait depuis huit ans affin d’ouvrir des perspectives sur cette brulante question des requins, surtout avant la rencontre de Thaïlande prévue au mois de mars prochain.

« Le requins sont pêchés. Les captures mondiales ont augmenté très rapidement ; cette évolution des captures mondiales de requins va de paire avec les constats en Afrique de l’ouest » a laissé entendre Dr Diop avant d’ajouter que cette pêche implique divers acteurs.

Les requins .jouent un rôle de gendarme  en maintenant l’équilibre entre les espèces au niveau de l’écosystème. Cette rencontre arrive  à point nommé est les  experts  venus de divers horizons ouest Africain espèrent s’en servir  pour relever  le défi de la conservation et la gestion durable des populations de requins.

 

D’une durée de deux jours (du 20 au 21), la rencontre est organisée en collaboration avec Wetlands International et la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d’extinction (CITES). Les experts qui sont à Dakar, examinent ensemble, les propositions d’inscription aux annexes de la CITES concernant les espèces de requins et de raies qui seront décidées, lors de la 16 7ème session de la conférence des parties (Cop16).Les départements  des pêches et les points focaux de chaque pays devraient procéder à une concertation afin de préparer leur vote sur ces propositions, en tenant compte des données les plus fiables » a dit Dr Mika Diop. Qu’à  cela ne tienne, les experts de la sous région étalent des craintes.