Gestion du secteur minier : les États membres de l’UEMOA en ordre de bataille!

 

les États de l'Uemoa

les États de l’Uemoa

Les différents acteurs du secteur minier se sont réunis à Dakar au mois de mai dernier pour voir dans quelle mesure, ils peuvent mettre en place une stratégie de renforcement des capacités des États membres en matière du secteur minier.

« Il s’agit de faire en sorte que les mines puissent servir nos États » a soutenu Ibrahima Diemé, commissaire du département chargé de la sécurité alimentaire, agriculture et de l’environnement au sein de l’UEMOA .

Dans la zone Uemoa, il estime que la gestion du secteur minier est bonne avant d’en ajouter qu’il est convaincu « que tout va se faire pour renforcer la capacité des experts ».

« L’UEMOA essaie de pousser les États membres à améliorer leur politique ; il nous faut renforcer les capacités au niveau des pays membres pour améliorer la gouvernance » a dit pour sa part Babacar Diouf ingénieur à la direction des mines et de la géologie.

Pour Abdoulaye kone directeur des ressources humaines au sein de l’UEMOA, il y’a une campagne  de communication que l’on doit mener, pour que les gens comprennent mieux le secteur minier.

Vers une sensibilisation des jeunes au métier d’entrepreneur: explication Pape Landing Mane, Président du CJD

 

Abdoul Mbaye premier ministre du Sénégal

Abdoul Mbaye premier ministre du Sénégal

Pouvez-vous nous expliquer le CJD?

Le CJD est un mouvement de jeunes dirigeants (chefs d’entreprise et cadres dirigeants), représentatifs du tissu économique et qui défendent l’idée d’un libéralisme responsable. C’est aussi un lieu où les jeunes dirigeants viennent rompre leur isolement, se former, progresser et faire des propositions pour la promotion de entrepreneuriat. Ce mouvement existe aujourd’hui dans plus de treize pays à travers les 3 continents (Afrique, Amérique du Nord et l’Europe). Bientôt le CJD sera présent en Asie.

Au Sénégal où l’association existe depuis mai 2011, nous avons beaucoup travaillé sur la promotion de entrepreneuriat, notamment auprès des jeunes qui vient de s’achever avec le Congrès National « Entrepreneuriat et Développement » présidé le 14 Juin dernier par M. Abdoul MBAYE, Président de la République du Sénégal.

Ce mandat vient d’être bouclé par la course de l’entrepreneur, organisée ce samedi 29 juin 2013 qui consistait à mettre en équipe un élève, un étudiant et un entrepreneur en vue de retracer toutes les étapes de création d’entreprise, de mise en place d’un business plan et de recherche de financement.

Comment êtes vous arrivé à mettre sur pied le CJD

La création du CJD au Sénégal est l’œuvre de l’ancien président du CJD International Zakaria FAHIM qui a dû torde la main à l’ancienne présidente du CJD Sénégal pour venir lancer le CJD en Avril 2011. En effet, Ndeye Marième était très active dans le mouvement associatif a été mis en relation avec Zakaria par le biais de sa patronne.

Depuis sa création, nous ne cessons de mener des activités pour la promotion de entrepreneuriat, notamment auprès des jeunes par le biais du mandat 2011-2013 était « Jeunesse et Leadership : Osez Entreprendre »

Nous continuons dans cette lancée et entendons massifier le mouvement et en faire une force de propositions qui se fera entendre sur toutes les problématiques ayant trait à entrepreneuriat et à la vie économique et sociale du Sénégal.

Est-ce que les jeunes d’aujourd’hui ont une culture de l’entrepreneur ?

De part les différentes actions menées par le CJD, nous avons pu constater un regain de cette culture d’entreprendre au niveau des jeunes, mais malheureusement inhibée par l’accès au financement. Et donc depuis lors nous ne cessons de sensibiliser les jeunes à vaincre la peur et entreprendre. Nous avons eu à faire, une caravane « SAGA AFRICA » de Dakar à Casa en passant par Nouakchott, Dakhla et Marrakech pour amener des jeunes porteurs de projets au salon « HUB AFRICA » des entreprises et des entrepreneurs africains. Au retour de notre caravane, certains de ces porteurs de projets ont créés leurs entreprises.

Par ailleurs en collaboration avec la communauté Android Creative Touch pour le concours de création d’applications pour smartphone, nous encadrons des jeunes dans la réalisation d’un business modèle de leurs projets.

Ressources Marines : les acteurs de la sous-région plaident pour une cohérence des politiques

  ressourcesComment faire pour qu’il y’ait cohérence entre les politiques de ressources et les stratégies de lutte contre la pauvreté. C’est tout le sens d’un groupe de travail qui se rencontre dans la capitale Sénégalaise. Objectif : renforcer la cohérence entre les politiques de gestion.

Dans le cadre du projet « Gouvernance, politiques de gestion des ressources marines et réduction de la pauvreté dans l’Ecorégion Wamer (Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée Bissau, Guinée, et Cap-Vert) financé par l’union Européenne, le WWF WAMPO, le Pnud et APTE organisent un groupe de travail sous-régional annuel de suivi de la gouvernance et de la cohérence entre les politiques de gestion des ressources marines et les stratégies de lutte contre la pauvreté.

Le travail du groupe a débuté depuis hier, pour s’achever le jeudi 30 de ce mois-ci. Au vu de l’importance stratégique du secteur de la pêche, ce groupe de travail permettra de mesurer et de comprendre le pourquoi de la précarité de la situation alimentaire des communautés côtières à des chiffres rayonnants. « Nous essayerons d’assurer la cohérence entre les politiques » a soutenu Pape Samba Diouf Représentant régional du WWF. Pour le représentant régional du WWF , le Sénégal affiche la ferme volonté d’assurer la bonne gouvernance. Il demande à améliorer les conditions de vie des populations.

Toutefois, il fonde un grand espoir sur les résultats du groupe de travail qui, selon lui, permettront une meilleure gestion sur le terrain. Pour le ministre de la pêche, Pape Diouf, il a apprécié à sa juste valeur la mise en place de ce groupe de travail : « la gestion des ressources halieutiques est une problématique majeure pour cette sous-région ouest-africaine où la pêche peut représenter jusqu’à 15à 17 °/° du Pib national et 25 à30°/° des revenus à l’exportation selon les pays » fait-il remarquer.

Aujourd’hui, la gestion des ressources halieutiques est une problématique majeure pour cette région où la pêche peut représenter jusqu’à 15 à 17°/° du Pib national. Dans la plupart de nos Etats, ce secteur est en crise.

Malgré tout, elle joue un rôle capital dans des domaines vitaux tels que la sécurité alimentaire, la création d’emplois et de richesses pour les 35 millions d’habitants des sept pays considérés.

 

Financement des projets : le Sénégal a financé 44 projets

    projets « L’Etat du Sénégal a finance 44 projets dans le  cadre des appels à proposition ». Révélation faite ce mercredi, par Cheikh Tidiane Fall fonctionnaire au ministère de l’économie et des finances.

Les acteurs non étatiques ont rencontré hier, dans un restaurant de la place la presse pour évoquer, de la deuxième édition de l’Université qui va se tenir prochainement du 28  au 31 Mai 2013 à l’école Supérieure d’économie appliquée ex ENEA, sous le thème principal « Participation des acteurs non étatiques dans les politiques publiques : Faire valoir ou nouveau paradigme » un thème suffisamment provocateur pour certains ou tout à fait logique pour d’autres. « Nous provoquons la réflexion pour voir la notion de participation ; nous allons constater de visu la manière dont l’Etat travaille avec les AnE »a soutenu le président du comité scientifique Moussa Mbaye.

Pour le président du comité scientifique, le gouvernement Sénégalais est conscient des enjeux de cette importante rencontre. « L’Etat ne manquera pas de soutenir les acteurs non étatiques » a dit pour sa part Mamadou faye, le président de la plateforme des acteurs non étatiques. A titre illustratif, le gouvernement Sénégalais a plusieurs fois soutenu les acteurs non étatiques dans le cadre des projets : « nous avons financé 44 projets à travers la plateforme des acteurs non étatiques » a fait savoir Cheikh Tidiane ly fonctionnaire au ministère de l’économie et des finances.

« Il y’a une franche collaboration entre les AnE et le ministère de l’économie et des finances » indique M.Ly . Pour cela, il exhorte les acteurs à capitaliser les bonnes pratiques.

« Nous avons financé 44 projets dans le cadre des appels à proposition » dit-il. La deuxième université des acteurs non étatiques est organisée en partenariat avec le gouvernement du Sénégal à travers le ministère de l’Economie et des Finances et l’Union européenne. L’objectif est de contribuer aux politiques publiques et au renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit.

 

 

Ressources halieutiques de la sous-région : Abdoul Mbaye dénonce les mauvaises pratiques…

 abdul MbayeOuvrant mercredi soir, la quatorzième session extraordinaire de la conférence des Ministres de la commission Sous-Régionale des pêches, Abdoul Mbaye, premier ministre du Sénégal s’indigne des ressources halieutiques qui continuent de faire l’objet d’une surexploitation. Une des conséquences immédiates de cette situation est la grosse perte de biodiversité aquatique subséquente.

Le secteur de la pêche dans l’espace des Etats membres de la CSRP continue pour une grande part à leur développement économique et social. «  Il a une possibilité réelle de créer des dizaines de milliers d’emplois sans omettre sa participation remarquable à la sécurité alimentaire  des populations de notre pays » Abdoul Mbaye, premier ministre du Sénégal. Le premier ministre l’a dit ce mercredi soir, à l’ouverture de la 14 ème session extraordinaire de la conférence des ministres de la commission sous-régionale des pêches (CSRP). Au cours de ces dernières années, le premier ministre a rappelé, le nombre d’emplois, directs et indirects porté par ce secteur stratégique qui, selon lui, est estimé à plus d’un million, le parc piroguier évalué à plus de 36 000 embarcations artisanales et la flottille de navires industriels à plus de 12OO unités dont 750 bateaux étrangers opérant dans le cadre d’accords de pêche. Malheureusement, « les ressources halieutiques de la sous-région, pour des principales espèces, continuent de faire l’objet d’une surexploitation tant par des flottilles nationales que par les navires étrangers, avec ou sans autorisation » se plaint le premier ministre. Pour le premier ministre, une des conséquences immédiates de cette situation est la baisse de la production, ainsi que la grosse perte de biodiversité aquatique subséquente. Sur de nombreuses questions, Abdoul Mbaye a laissé entendre que le Sénégal entend être à l’avant-garde. « En effet, le gel des licences de pêche industrielle démersale côtière est déjà effectif dans notre pays depuis 2006 ;  l’application de cette mesure explique le maintien de la suspension de la délivrance de nouvelles licences de pêche démersale aux armateurs nationaux, et la suspension des accords avec l’union européenne de 2006-2013 » a expliqué le premier ministre.

Pour le PM, le gel de l’octroi de licence de pêche à des armateurs étrangers a été entamé avec la suspension des autorisations de pêche des espèces pélagiques par les navires étrangers depuis mai 2012.

« Cette décision sera maintenue et poursuivie en 2013 » précise M .Mbaye. De l’avis du PM, l’application de ces mesures de gestion durable des espaces halieutiques requiert d’importants moyens logistiques, pour assurer la surveillance des côtes. Pour sa part, le secrétaire permanent de la CSRP, Amadou kane Ciré invite les acteurs à harmoniser leurs politiques au profit des populations. Dans son intervention, il a invité les pays membres de la commission sous régionale des pêches à renforcer leur coopération : « il nous faut mettre en commun nos efforts » dit-il.

« Nos populations sont dans le désarroi ; nos autorités sont interpellées » clame Moussa Kondé, président en exercice des ministres de la conférence.

 

Changement climatique : Vers la formulation d’un programme conjoint dans l’espace Cedeao

climatiqueL’Afrique de l’ouest est de plus en plus confrontée aux problèmes environnementaux aggravés par le changement climatique. Les différents programmes mis en place au plan national et sous régional n’ont donné que des résultats mitigés. C’est du moins  ce qu’ont déclaré hier, des experts qui se penchent sur l’élaboration d’un programme conjoint sur le changement climatique dans l’espace Cedeao.

L’objectif du programme conjoint est de bâtir un partenariat pour opérationnaliser le plan stratégique de la Cedeao sur le changement climatique. « Le changement climatique apparait donc comme un facteur amplificateur aggravant la pauvreté et une grande menace pour la croissance et le développement durable en Afrique, notamment la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement » a soutenu Hubert Ndjafa Ouaga. Pour l’expert, il apparaît de plus en plus la nécessité de la bonne exploitation et gestion multi-échelle. Il estime que « la multiplication de ces actions n’est pas souvent gage de succès et les impacts sont à peine perceptible ». Au plan sous régional, la CEDEAO dispose depuis 2010, d’un plan stratégique de réduction de la vulnérabilité et d’adaptation aux changements climatiques de l’ouest. « Ce plan constitue le seul cadre de référence en matière d’adaptation au changement climatique en Afrique de l’Ouest » déclare l’expert M Hubert. Selon lui, il y’a des problèmes urgents à résoudre pour améliorer la situation du changement climatique.

Malheureusement, dit-il, les phénomènes climatiques ne respectent aucunement les frontières nationales, d’où la nécessité de prendre en compte la dimension sous régionale pour mieux lutter contre leurs effets. C’est fort de ce constat pertinent que la CEDEAO avait créée les conditions de concertation pour une meilleure participation aux conférences internationales climat(COP) notamment la COP15 à Copenhague (Danemark). « Nous avons prévu de nouer un partenariat qui permettra de mettre en place un plan d’action pour faire face au changement climatique » a dit pour sa part Racine Kane chef de mission UICN Sénégal. Il attire l’attention des autorités sur les menaces du changement climatique dans l’espace Cedeao : « nous devrons sensibiliser davantage ces dernières pour une meilleure prise en charge du phénomène » dit-il.

Pour Racine Kane, l’objectif général du programme conjoint est de construire et d’opérationnaliser un partenariat sous régional sur la gouvernance environnemental et  le changement climatique autour du plan de la Cedeao.

Le budget indicatif du programme s’élève à la somme de 15 millions d’euros pour la durée totale du projet, soit 7,5 millions par phase.

 

Fêtant leur anniversaire : le CNCR étale des difficultés et dénonce le mutisme de l’Etat !

 cncrLes membres du conseil national de concertation et de coopération des ruraux se sont réunis dimanche dernier, au Cices pour fêter leur 20 ème anniversaire. Ils ont crié au scandale pour étaler des difficultés externes et internes.

Les organisations paysannes ont pu en janvier 1993, sous l’égide de la FONGS, se mettre d’accord sur la pertinence et la nécessité de fonder un cadre fédérateur pour prendre en charge les questions transversales qui handicapent l’exercice décent et durable des activités professionnelles de leurs exploitations agricoles.  Ce  désir commun de cheminer ensemble a donné naissance au CNCR le 17 Mars 1993 à Thiès après un long processus de maturation.

« Nous avons pu relever le défi pour placer notre organisation parmi les acteurs majeurs du développement agricole et rural de notre pays et de l’Afrique de l’Ouest » a déclaré , Samba Guèye, président du CNCR, à l’occasion de leur vingtième anniversaire. Pour Mr Guèye, le CNCR a pu constituer une masse critique de leaders paysans présents dans les différentes régions du pays et aptes à porter le plaidoyer auprès des autorités publiques locales et nationales pour une meilleure prise en compte des préoccupations des populations rurales dans les politiques de développement agricole et rural.

« Ses actions ont permis de faire prendre en compte dans les discussions sur le programme d’Ajustement sectoriel de l’Agriculture (PASA), sur le programme d’Investissement du secteur agricole (PISA), dans les commissions mixtes de coopération » déclare t-il. Il poursuit en soutenant que « tout cela a favorisé plus tard l’adoption de la loi d’orientation Agro-Sylvo-Pastorale (LOASP) qui intègre la vision du mouvement paysan sénégalais ».

Malgré tout cela, il a fait comprendre que son mouvement fait face à des difficultés, en dépit de son encrage dans le monde rural. « Ces difficultés sont causées par des facteurs externes et internes que nous avons souvent évoqués dans nos rencontres et sur lesquels nous reviendrons dans d’autres circonstances pour trouver des solutions efficaces et durables » fait-il remarquer. Il indique « que l’Etat est réticent par rapport à l’accompagnement ».

 

Code Pastoral : Vers une facilitation du processus d’élaboration !

 aminata mbengue ndiaye ministre a djoloffFaciliter la concertation entre les différentes parties concernées par l’utilisation des terres en milieu rural avec comme finalité l’élaboration d’un code pastoral consensuel : c’est l’objectif et résultats escomptés d’un code pastoral qui a fait l’objet d’un débat avant hier, mardi, dans un grand endroit de la place, sous la présence effective du ministre de l’élevage Aminata Mbengue Ndiaye.

Au Sénégal, comme dans plusieurs pays du sahel où la faiblesse des précipitations et leur irrégularité spatio-temporelle ne permettent pas de développer une production intensive, le pastoralisme constitue le système d’exploitation dominant du milieu. Depuis plusieurs années, suite aux actions de plaidoyer entreprises par plusieurs institutions nationales, régionales et internationales, la problématique du développement du pastoralisme et celle de l’accès équitable aux ressources naturelles sont désormais inscrites à l’ordre du jour des débats dont la plupart des pays de la sous-région. « Notre débat d’aujourd’hui marque le début d’un processus de concertations entre différents acteurs du développement rural et devant aboutir à la mise en place d’un outil de préservation des espaces pastoraux » a dit Mme Aminata Ndiaye, ministre de l’élevage, à l’ouverture de l’atelier portant sur la code pastoral, un sujet qui heurte la conscience des éleveurs.

« Beaucoup de ménages, surtout en milieu rural, s’adonnent à l’élevage et y tirent l’essentiel de leurs revenus » indique Mme Aminata Ndiaye. Estimant le capital bétail de l’élevage au Sénégal, elle estime qu’il est évalué en 2012, à plus de 840 milliards de Francs cfa  et tarde à être valorisé compte tenu des modes extensifs qui, selon elle, prédominent dans la conduite des troupeaux. Face à cette péjoration continue des ressources naturelles notamment au rétrécissement de l’espace pastoral, Mme Aminata Mbengue Ndiaye laisse entendre « que des réformes avaient été engagées en vue de rationaliser la gestion du foncier et s’étaient traduites par la loi promulgation en juin 2004 de la loi d’orientation agrosylvopastorale (LOASP) » et l’adoption du décret 80 268/MRD/DSPA du 10 mars 1980 portant organisation des parcours du bétail et fixant les conditions d’utilisation des pâturages. Pour Mme la ministre, la LOASP a permis de dégager une vision d’ensemble de l’avenir du sous-secteur de l’élevage à long terme tout en reconnaissant le pastoralisme comme une forme de mise en valeur des terres. Elle soutient avec force que le gouvernement a inscrit l’élaboration de ce code parmi ses priorités, comme préconisé par la LOASP. C’est dans ce cadre « qu’il a été mis en place au sein du ministère de l’élevage, le 13 Août 2012, un comité de pilotage que le premier ministre vient d’installer officiellement le 2 mars 2013 à Niaganiao » a rappelé Mme Aminata Ndiaye. De l’avis du ministre, ce comité de pilotage mis en place a un caractère pluridisciplinaire du fait de l’aspect transversal du thème à traiter et notamment de la diversité des acteurs intervenant dans le pastoralisme. « Le code pastoral devra également prendre  en compte la problématique foncière liée à la modernisation de l’élevage » poursuit Mme Aminata Mbengue Ndiaye.  « L’objectif visé est de « faire du secteur de l’élevage un secteur performant, capable de satisfaire, au moins, la demande nationale en produits animaux et d’assurer la promotion socio-économique de ses acteurs, à l’horizon 2016 » a martelé pour  sa part Dr Ibrahima thiam Ct au ministère de l’élevage. Il invite les acteurs du sous-secteur de s’atteler à relever les défis auxquels ils font face et portent notamment sur une sécurisation plus accrue des systèmes d’élevage pastoraux, agro pastoraux et périurbains. Sur les conflits entre agriculteurs et éleveurs, il déclare « que le défrichement des terres au détriment des pâturages est à la base de nombreux problèmes ».

« La situation est aggravée par le sur-pâturage consécutif à la forte concentration du bétail à la recherche d’eau et de fourrage » argumente le Ct du ministère de l’élevage, conférencier de la journée d’hier. Selon lui, cette insécurité foncière ne favorise pas les investissements dans le domaine pastoral.

 

Micro finance en Afrique subsaharienne : PAMIGA au chevet du Sénégal

micro financeLe bureau Afrique de l’ouest et central à Dakar a été inauguré hier soir à Dakar, dans un hôtel de la place où s’est déroulé le lancement officiel. Objectif : améliorer l’impact de la micro finance en milieu rural et urbain en Afrique.

PAMIGA est une organisation créée par des personnalités et des institutions reconnues du secteur de la micro finance en Afrique. « Après douze ans de croissance soutenue et une crise structurelle sans précédant, lamicrofinance est en train de rentrer dans son âge de maturité » a dit René Chao Beroff directrice générale de PAMIGA.  « La complexité de la micro finance et ses crises ont effrayé et nous savons que les investisseurs ont peur des risques, surtout de réputation » ajoute dans ses propos la directrice de PAMEGA . Elle poursuit en soutenant « que la crise a ceci de bon qu’elle oblige à la mise à plat des intentions et des pratiques, des objectifs et des résultats et qu’elle permet, si toutes les leçons de l’expérience ont été bien apprises, de repartir sur de nouvelles et saines bases » dit-elle. Mme René Chao croit à la bonne gouvernance des institutions qui, selon elle, est essentielle, en temps de croissance et d’euphorie qu’en temps de crise et des mesures drastiques à prendre.

« Nous voulons apporter notre contribution à l’amélioration de la gouvernance des IMF membres de notre réseau, notamment en les aidant à se consolider, fusionner et transformer pour avoir une bonne adéquation entre leurs visions » laisse entendre Mme René. Pour la directrice de PAMIGA, l’amélioration de l’efficience par la réduction des coûts de transaction est essentielle, pour apporter les services financiers à un coût abordable pour les clients et qui leur permet de se développer. « L’Afrique ressemble à un grand malade » a dit pour sa part René Azokli représentant pour l’Afrique de l’ouest et du centre. Qu’à cela ne tienne, il est d’avis que l’Afrique peut se relever : «  il nous faut échanger avec les politiques pour trouver des solutions » propose t-il. « Les services financiers doivent, en zones rurales, être au service de l’amélioration des moyens d’existence des ménages ruraux et des petits producteurs agricoles commerciaux »  laisse entendre Mme René Chao. En somme PAMIGA a mis son savoir au service du développement économique local en Afrique, au travers de son réseau d’IMF africaines.

 

En Assemblée Générale : l’ASTAT plaide pour la réforme du cadre législatif et institutionnel

 statistiquesLe système statistique national (SSN) a été marqué durant la dernière décennie par la réforme du cadre législatif et institutionnel entreprise à partir de l’année 2004.   Malgré tout, des lacunes demeurent et il reste à faire pour parachever la réforme. Les membres de l’association sénégalaise pour la statistique réunis en assemblée générale ce week-end invitent le gouvernement à proposer un SSN cohérent, assurant une couverture complète de toutes les activités économiques, culturelles et sociales.

L’Association sénégalaise pour la statistique a été crée en 1994 et a reçu son récépissé de déclaration du ministère de l’intérieur en 1995. Toutefois, l’association n’a pas été dynamique particulièrement au cours des dernières années. « Notre association est ouverte à des statisticiens comme à des non statisticiens, aux sénégalais comme aux étrangers vivant au Sénégal. La volonté commune de participer à la promotion de la statistique constitue le fondement de ce regroupement de femmes et d’hommes d’horizons » a soutenu Amadou Talla Guèye, président de l’ASTAT.

Pour Amadou Talla Guèye, l’ASTAT n’est pas un syndicat ; même si elle se réserve le droit et le devoir de se prononcer sur toutes les questions ayant trait au développement de la statistique au Sénégal. Dans son intervention, il a rappelé la réforme du cadre législatif et institutionnel entreprise à partir de l’année 2004. « Le mouvement de réforme a permis au SSN de bénéficier d’acquis certains dans un environnement marqué par un engagement plus fort de l’Etat au service du développement de la statistique » dit-il. Toutefois, le président de l’ASTAT laisse entendre « qu’il reste à faire pour parachever la réforme et engranger tous les bénéfices dont elle est porteuse ».

« Si la réforme du SSN au niveau de l’organisme statistique central est à un stade très avancé, elle reste à faire au niveau des structures statistiques sectorielles qui sont laissées en rade » poursuit-il. Cinq ans après la mise en œuvre du SDS, M .Guèye estime qu’il urge de « proposer au gouvernement un plan d’action réaliste pour bâtir un SSN cohérent et stable ».

Pour les membres de l’ASTAT, l’ambition doit être de construire un SSN où aucun secteur ne sera en dehors du champ visuel du statisticien. Selon eux, l’amélioration de la qualité des statisticiens est devenue une préoccupation majeure de la communauté internationale des statisticiens.

« Malgré les importants efforts financiers de l’Etat au cours des dix dernières années, le financement des activités statistiques, et notamment des recensements et des grandes enquêtes nationales, demeure largement dépendant des bailleurs de fonds étrangers » se plaint Amadou Talla Guèye, président de l’ASTAT.