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A propos metzou8

Journaliste professionnel diplômé, titulaire aussi d'un master en communication et marketing. J'exerce le journalisme depuis une vingtaine d'années.

Ressources Marines : les acteurs de la sous-région plaident pour une cohérence des politiques

  ressourcesComment faire pour qu’il y’ait cohérence entre les politiques de ressources et les stratégies de lutte contre la pauvreté. C’est tout le sens d’un groupe de travail qui se rencontre dans la capitale Sénégalaise. Objectif : renforcer la cohérence entre les politiques de gestion.

Dans le cadre du projet « Gouvernance, politiques de gestion des ressources marines et réduction de la pauvreté dans l’Ecorégion Wamer (Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée Bissau, Guinée, et Cap-Vert) financé par l’union Européenne, le WWF WAMPO, le Pnud et APTE organisent un groupe de travail sous-régional annuel de suivi de la gouvernance et de la cohérence entre les politiques de gestion des ressources marines et les stratégies de lutte contre la pauvreté.

Le travail du groupe a débuté depuis hier, pour s’achever le jeudi 30 de ce mois-ci. Au vu de l’importance stratégique du secteur de la pêche, ce groupe de travail permettra de mesurer et de comprendre le pourquoi de la précarité de la situation alimentaire des communautés côtières à des chiffres rayonnants. « Nous essayerons d’assurer la cohérence entre les politiques » a soutenu Pape Samba Diouf Représentant régional du WWF. Pour le représentant régional du WWF , le Sénégal affiche la ferme volonté d’assurer la bonne gouvernance. Il demande à améliorer les conditions de vie des populations.

Toutefois, il fonde un grand espoir sur les résultats du groupe de travail qui, selon lui, permettront une meilleure gestion sur le terrain. Pour le ministre de la pêche, Pape Diouf, il a apprécié à sa juste valeur la mise en place de ce groupe de travail : « la gestion des ressources halieutiques est une problématique majeure pour cette sous-région ouest-africaine où la pêche peut représenter jusqu’à 15à 17 °/° du Pib national et 25 à30°/° des revenus à l’exportation selon les pays » fait-il remarquer.

Aujourd’hui, la gestion des ressources halieutiques est une problématique majeure pour cette région où la pêche peut représenter jusqu’à 15 à 17°/° du Pib national. Dans la plupart de nos Etats, ce secteur est en crise.

Malgré tout, elle joue un rôle capital dans des domaines vitaux tels que la sécurité alimentaire, la création d’emplois et de richesses pour les 35 millions d’habitants des sept pays considérés.

 

Réforme du Code des douanes : Vers la mise en place d’un instrument juridique !

dg douaneL’actuel code des douanes du Sénégal a été adopté avec la loi 87-47 en décembre 87 ; c’est le troisième après ceux de 1932 et 1974. Plus d’un quart de siècle, ce code n’a pas connu de modifications majeures. « Plus d’un quart de siècle, ce code n’a pas connu de modifications majeures » a soutenu Mamadou Guèye, Inspecteur des douanes, chef de bureau de la réglementation douanière.

Pour Mamadou Guèye, cette réforme du code va vers la mise en place et la promotion d’un instrument juridique adapté.

« Cette réforme renforce la compétitivité de l’entreprise ; avec le dédouanement des marchandises dans les locaux du déclarant ou de tout autre lieu agrée » dit-il. Selon l’inspecteur des douanes, cette réforme du code des douanes a une meilleure prise en compte des droits des citoyens.

« En effet, le code des douanes a été très longtemps décrié en raison de la rigueur et de la sévérité de certaines dispositions y contenues. Il a toujours alimenté de nombreuses controverses tant au sein de l’Administration que chez nos différents partenaires » a fait savoir pour sa part, le directeur général de la douane Mouhamadou Makhtar Cissé. Du reste, il laisse entendre qu’il a demeuré pendant plus de deux décennies un instrument efficace au service de l’Administration des douanes, dans l’exercice de ses missions.

« Cependant, nous devons toujours œuvrer à une bonne prise en compte des nouvelles mutations de l’heure touchant notamment aux transactions commerciales, tout en veillant à une stricte préservation des intérêts du trésor public » poursuit le patron de la douane.

Pour le ministre délégué auprès du budget Abdoulaye Daouda Diallo,  le code des douanes est une opportunité qui doit permettre à tous ceux qui sont concernés de prés comme de loin par la mise en œuvre de ce document.

Il invite les acteurs de la douane à améliorer le projet de réforme afin que le Sénégal dispose d’un code des douanes qui concilie les irréversibles de la facilitation des procédures et la sauvegarde des intérêts du trésor, gage de la stabilité de l’Etat.

Cheikh Bamba Dièye annonce : « une aide conséquente sera octroyée aux médias publics et privés »

  bamba-dièye1 Ouvrant la cérémonie officielle de la conférence internationale sur les technologies et applications des systèmes globaux de navigation par satellite, Cheikh Bamba Dièye ministre de la communication et de l’économie numérique a laissé entendre qu’une aide conséquente sera octroyée aux médias publics et privés.

Promouvoir et vulgariser les aspects scientifiques auprès des universités, tout en sensibilisant les institutions africaines ; c’est du moins l’objectif de la conférence internationale sur les technologies ouverte hier, dans la capitale Sénégalaise. a estimé le ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’ économie numérique, Cheikh Bamba Dièye.

« Notre démocratie pourra se consolider avec l’avènement d’une presse libre et apte du point de vue financière, afin d’avoir les moyens d’informer dans les meilleures conditions », a soutenu le ministre de la communication Bamba Dièye, à l’entame de ses propos. Il a continué son speech en apportant des précisions concernant le quitus fiscal dont les entreprises de presse doivent s’acquitter.
« Il y a un ensemble de dispositifs qu’il faut voir »dit-il. Toutefois, il reconnaît qu’il est temps de mener la grande réflexion dans le seul souci de trouver la meilleure formule. A ce niveau, il a indiqué avec force que tous les citoyens sont égaux et que toutes les activités se valent.
« ’Personne ne veut aujourd’hui militer pour l’exemption complète des taxes car tout le monde doit participer au développement du pays. Et cela, la presse l’a bien compris » a fait savoir le ministre de la communication.

Avant d’annoncer : « une aide conséquente sera octroyée aux médias publics et privés ». IL poursuit en laissant entendre que le code de la presse va clarifier le débat ; ce qui à ses yeux permettra de garantir un plan de carrière efficace pour tous les journalistes. Pour sa part, Ousmane Badiane, premier vice-président du conseil régional de Dakar a salué la bonne organisation de la conférence. Il a soutenu que les nouvelles technologies seraient d’un très apport pour les élus locaux. « Nous vivons dans un monde régi par l’économie du savoir » a-t-il martelé.

Mais l’Afrique est-elle prête à exploiter les systèmes de navigation ? La question taraude les esprits et a du mal à trouver une réponse.

 

A Mbeubeuss : 100 tonnes de sardinerie juvénile d’une valeur de 120 millions de nos francs saisis et brûlés à perte.

  saletéLa gendarmerie et les services de l’environnement ont réussi un grand coup avant-hier sur l’axe Bargny-Mbao et Pata. Ils ont mis la main sur trois camions transportant cent tonnes de sardinerie juvénile, d’une valeur de cent vingt millions de nos francs. Ils sont  sont partis en fumés, avant hier mercredi, à la décharge de Mbeubeuss suite au saisi de ces produits halieutiques illégalement acquis. Le colonel Cheikh Sarr a mené l’opération sous les yeux des populations de Mbeubeuss.

En périphérie de la ville, ce qu’on pourrait qualifier de quartier amasse et entasse tout ce que rejette la société de consommation Dakaroise. C’est donc près du quartier de Malika que s’étendent sur 175 hectares des montagnes de déchets. Chaque jour, les camions y déversent 1 300 tonnes d’ordures (soit 475 000 tonnes par an). C’est le cas hier, les services de l’environnement ont incinéré  100 tonnes de sardinerie juvénile d’une valeur de 120 millions: « nous avons procédé aujourd’hui à l’incinération de sardinelle juvénile ; le poids total est de 100 tonnes pour une valeur évaluée entre 100 et 120 millions » a soutenu hier, à Mbeubeuss le colonel Cheikh Sarr chef des opérations.

Pour le colonel Cheikh Sarr, il s’agit des produits immatures dont la capture est interdite avant d’ajouter que les pêcheurs se plaignent en mer.

« Nous avons opté à l’incinération pour que cela soit visible » dit-il. Il a fait savoir que les produits ont été saisis entre Mbao, Bargny et Pata. C’est le fruit d’une collaboration entre la gendarmerie et les services de l’environnement » laisse t-il entendre à la presse.

Selon lui, ces produits étaient destinés à l’exportation dans des pays limitrophes : Nous comptons sensibiliser les acteurs de la pêche pour la préservation des ressources, il s’agit de trois camions dont l’un est malien. Les deux autres sont des sénégalais » martèle t-il. Toutefois, il se désole du code de la pêche qui ne prévoit pas d’arrêter ceux qui ont commis la faute : « il y’a juste des amendes qui peuvent aller jusqu’à 5O OOO francs » déclare t-il.

Le colonel Sarr de poursuivre : « nous allons continuer à sensibiliser les populations de façon à régénérer la ressource .Nous ne prenons pas tous les délinquants ; mais nous continuerons à les décourager » a fait savoir le colonel Sarr.

Pour Babacar Bande Diop, le chef de service régional de la pêche de surveillance dans la région de Dakar, il invite les acteurs à respecter les textes réglementaires. « Ils doivent respecter les textes réglementaires en vigueur » conseille t-il.

Malgré les dispositions du Code de la pêche de la loi 98-32 portant l’interdiction de l’utilisation des filets mono-filament et multi mono-filament faits en nylon des pêcheurs dans l’exercice de leur fonction, ces acteurs s’entêtent à en faire usage.

Cité de toutes les précarités

La décharge de Mbeubeuss abrite une économie bien réelle et d’envergure : 1 200 personnes y travaillent chaque jour. 400 d’entre elles y vivent en famille, dans des constructions faites de tôles et de détritus. Quelques échoppes leur permettent de s’approvisionner en nourriture et autres nécessités.

Fouille, récupération et revente de plastique, métal ou verre leur permettent de gagner entre 3 000 et 10 000 Francs CFA par jour.

Des conditions sanitaires alarmantes

Alors que les récupérateurs pensent être immunisés, l’analyse économique des dommages sur la santé atteste que le traitement des maladies liées à l’exposition à l’eau et au sol contaminé représente 43 % des budgets des établissements de santé de la zone.

Ignorant les conséquences sanitaires et les dangers pour leurs poumons, les enfants ont investi la zone comme nouveau terrain de jeu.

 

 

65 ème Session Ordinaire de l’OMVS : kabine komoura plaide pour la sécurité des barrages de Diama et Manantali

    omvsA peine installé juste deux mois, Kabine komara le tout nouveau patron de l’organisation  pour la mise en valeur du fleuve Sénégal a promis de prendre des mesures difficiles dans les semaines à venir pour sécuriser l’institution.  Dans les semaines à venir, il a soutenu avec ferme qu’il va s’engager à sécuriser les barrages de Diama et Manantali.

La 65  ème session ordinaire de l’organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal s’est déroulée hier, dans un contexte particulier, avec l’arrivée d’une nouvelle équipe. Elle constitue pour celle-ci, une occasion d’évaluer, d’une part, les activités et l’état d’exécution des budgets des différentes structures (Haut commissariat, SOGED,SOGEM,SOGENAV) pour l’année 2012, et d’autre part de procéder à l’analyse et à l’approbation de leurs programmes d’activités et budgets au titre de l’exercice 2013 .

« Nous allons faire l’état des lieux parce que nous avons hérité une institution » a fait savoir kabine komara le tout nouveau patron de l’OMVS qui a laissé entendre aussi « que lui et ses collaborateurs vont tout faire pour ne pas décevoir ». Il a promis d’accélérer le travail dans les semaines à venir pour sécuriser les barrages de Diama et Manantali.

« Nous avons fait le point de ce que nous avons trouvé au niveau des ouvrages structurants, principalement au niveau du barrage de Diama qui est essentiel dans ce système. Il faut reconnaître qu’il date de plus de 20 ans, donc il est vieillissant et demande d’énormes travaux de réhabilitation », a déploré M. Komara, porté en avril dernier à la tête de l’OMVS. Selon le haut commissaire de l’OMVS, le barrage de Manantali, le deuxième ouvrage majeur du système de l’OMVS, prend également de l’âge et demande à être réhabilité d’urgence notamment pour ce qui concerne son volet hydro-énergétique.

Pour cela, il invite ses collaborateurs à serrer la ceinture pour convaincre les bailleurs de fonds. Au niveau du haut commissariat, il a soutenu qu’il a trouvé une équipe ; mais il  a indiqué avec force « que tout doit changer : « j’ai élaboré un plan de travail avec eux et les gens seront jugés à travers les résultats » dit-il.

« C’est donc une nouvelle page qui s’ouvre dans la riche histoire de notre organisation commune, qui devra consolider l’intégration des nations et des peuples de l’espace OMVS » a soutenu pour sa part Makan Aliou Tounkara , Ministre de l’énergie et de l’Eau de la République du Mali, Président en exercice du conseil des Ministres de l’OMVS .

M.Tounkara estime que « le Haut commissariat et la Direction générale de la SOGENAV ont pris une série d’initiatives visant le démarrage dans les plus brefs délais, des activités de navigation et de transport sur e fleuve Sénégal ». Au nombre de ces activités, il a cité principalement l’équipement de la vedette Bafing de matériels hydrauliques ; l’achat aux pays Bas de deux bateaux cargos automoteurs dont le contrat de Location-vente vient d’être signé entre la direction générale de la SOGENAV et un opérateur sélectionné par appel d’offres. En dernier lieu, il a évoqué l’établissement d’importants outils d’aide à la navigation tels que le système de Balisage du chenal navigable. Concernant les aménagements hydroélectriques, il a fait savoir du lancement des travaux de la centrale de Gouina, ainsi que le renforcement et l’exécution du réseau interconnecté. « Notre objectif est de poser la première pierre de l’aménagement de Gouina au cours du second trimestre 2013 » martèle t-il.

Pour les projets de Gourbassi et de Boureya, comme pour l’aménagement de koukoutamba, il a soutenu que des pas décisifs ont été franchis dans la réalisation des études de faisabilité et d’avant-projet détaillé.

Globalement, M.Tounkara estime que l’investissement requis s’élève à 70 milliards de francs pour les cinq premières années et 150 milliards pour les vingt dernières années.

 

Prise en charge de la scoliose au Sénégal : les patients souffrent et chargent Eva Marie Coll Seck !

   slociose  La scoliose est une tueuse sournoise, car lorsqu’elle n’est pas prise en charge assez tôt par une intervention chirurgicale, elle évolue insidieusement vers l’insuffisance cardio-respiratoire, réduisant inexorablement le champ pulmonaire et cardiaque provoquant à court et moyen terme la mort. Las d’attendre la réponse du ministre de la santé Eva Marie Coll Seck, « l’Association colonne du cœur Sénégal » monte au créneau en dénonçant le manque de considération des autorités étatiques.

« Depuis le mois de Février dernier, nous avons adressé une correspondance au ministre de la santé, mais sans suite ; nous attendons toujours sa réponse » se plaint Demba Joseph Senghor de l’Association Colonne du Cœur Sénégal ; il l’a dit hier soir, lors d’un point de presse que le centre hospitalier de l’Ordre de Malte a organisé à l’hôpital Fann. D’un ton amer, il a déploré le mutisme de leur tutelle qui, selon lui, tarde à réagir. « Nous voulons un soutien sans soutien de la part des autorités surtout en équipements et matériels pour nous sauver » dit-il.

Pour Mr Senghor, tout le monde n’a pas les moyens de se soigner en France : « personnellement, j’ai souffert durant ma maladie  avant que j’ai eu le soutien des bonnes volontés » témoigne t-il avec pathétique ».

« Je pense à  ceux qui n’ont pas eu  la chance de rencontrer des gens solidaires ; nous avons besoin de solidarité » a fait savoir Mr Senghor. Il se pose la question à savoir si les autorités existent dans ce pays.

« On ne peut pas atteindre les OMD, si les autorités se comportent ainsi ; nous interpellons en particulier le ministre de la santé Eva Marie Coll Seck ».

« J’insiste beaucoup sur l’aspect financier. Nous lançons un appel aux autorités parce qu’il y va de la vie des patients » a soutenu pour sa part Michel Germain directeur du centre hospitalier de l’ordre de Malte. Il laisse entendre que le coût de l’opération est cher.

Pour le médecin chef du CHOM, Dr Charles Kinkpe, les patients risquent d’avoir un handicap sérieux si ils ne sont pas pris en charge : « nous comptons sur les fonds pour pérenniser nos actions » assène t-il en se plaignant de certaines difficultés dans la prise en charge.

Qu’à cela ne tienne, le CHOM répond aujourd’hui aux besoins non satisfaits du Sénégal dans le domaine de la chirurgie de la main et de la scoliose et s’est enrichi d’un savoir-faire de plus en plus moderne. Depuis 2011, un nouveau bloc opératoire (en liaison directe avec une salle de téléformation) permet aux médecins de réaliser des actes chirurgicaux tout en formant du personnel à distance.

 

L’ASTHME : Une maladie coûteuse, se plaignent les professionnels de la santé et les patients !

    asthme L’Asthme est une maladie très coûteuse : frais de laboratoires, médicaments, hospitalisations. Un coup dur pour les patients ! Et les professionnels de la santé n’ont pas hésité à dénoncer cette situation.

L’asthme est une maladie chronique qui peut être parfaitement contrôlée. Pourtant, jusqu’à 85°/° des patients qui disent contrôler leur maladie ne le font pas. Les perceptions coûtent chères.

« Les médicaments sont chers et le traitement se fait à vie » a fait savoir mercredi dernier, lors d’un face à face avec la presse ,Dr Cissé.  Pour Dr Cissé, la maladie de l’asthme nécessite un traitement sérieux avant d’en ajouter qu’il faut un suivi.

« Franchement, je n’ai pas les moyens pour assurer mes médicaments » a dit pour sa part A.Thiam, une jeune étudiante atteinte de cette maladie depuis des années. Pour cette jeune étudiante, elle s’indigne  en soutenant qu’elle n’ose pas à aller chez le médecin : « parce qu’il va me remettre une ordonnance que je ne pourrais pas acheter ». En lieu et place du médecin, elle préfère voir son marabout traditionnel pour suivre son traitement.

« Il faut éviter le traitement traditionnel » lui conseille Dr Cissé. En tout cas, il n’existe pas de remède pour l’asthme, mais le malade peut être géré, contrôlé. Aujourd’hui, l’asthme reste encore sous diagnostiqué et peut être traité. Il ne faut pas hésiter à en parler avec son médecin traitant ou même son pharmacien. Le dialogue est important parce qu’il permet d’identifier les symptômes. Dans tout les cas, un suivi médical doit être scrupuleusement respecté. La surveillance et le dialogue avec un professionnel de la santé sont primordiaux, car ils permettent d’adapter le traitement selon les symptômes.

 

Abolition de la peine de mort : vers une sensibilisation des parlementaires !

  Assemblée_nationale(Senegal)Inviter les augustes parlementaires et représentants du gouvernement à s’engager dans le processus de plaidoyer pour la ratification du PF-PIDESC et du deuxième PF-PIDCP visant à abolir la peine de mort tel est l’enjeu d’un séminaire qui s’est ouvert hier, à Dakar pour s’achever aujourd’hui mercredi : il  est organisé par Amnesty International.

Pendant deux jours, une cinquantaine de participant(e)s parmi lesquels 25 députés de l’Assemblée nationale ainsi que de différents représentants des ministères sectoriels et de la société civile seront sensibilisées aux obligations et aux devoirs découlant de la ratification par le Sénégal du protocole facultatif se rapportant au pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels (PF-PIDESC) et du second protocole facultatif se rapportant au pacte international. « Les Etats ont l’obligation et le devoir en vertu du droit international, de respecter, de protéger et de mettre en œuvre les engagements découlant de ces instruments internationaux » a soutenu M.Andrea Ori, représentant régional pour l’Afrique de l’Ouest du haut commissariat des nations-unies aux droits de l’homme. Pour Andrea, il lui paraît opportun de relever l’importance des droits économiques en relation avec l’évolution des enjeux de développement et de protection des droits de l’homme. Toutefois, il déplore l’absence d’un mécanisme de plaintes individuelles au niveau international pour les droits inclus dans le Pacte international. « Alors que le Sénégal qui a déjà signé le protocole depuis donnera t-il comme d’habitude l’exemple dans la sous-région en ratifiant cet important instrument juridique » s’interroge t-il.

S’agissant du deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort, Andrea Ori laisse entendre « que le Sénégal n’a pas attendu la ratification dudit protocole pour l’appliquer depuis 2004, une loi a été adoptée par l’Assemblée nationale abolissant la peine de mort au Sénégal ». Il invite les parlementaires à s’engager dans le processus avant de lancer un appel pour la ratification du deuxième protocole.

Pour Seydi Gassama, directeur d’Amnesty International, «  ce protocole marque un tournant historique pour les droits économiques, sociaux et culturels en ce qu’il instaure un mécanisme de traitement des plaintes qui, pour la première fois permettra aux victimes de violations de leurs droits n’ayant pas obtenu cette justice dans leur propre pays ».

« Il nous faut mener la bataille d’opinion pour que l’abolition soit un acquis » a dit M.Gassama. « Les deux protocoles sont bien en phase avec les aspirations du peuple sénégalais. Le Sénégal est attaché à ses valeurs culturelles » a indiqué pour sa part, Djibril War président de la commission des lois à l’Assemblée nationale.

Pour le président de la commission des lois à l’Assemblée nationale, la personne humaine est sacrée : « l’Etat a l’obligation de respecter celle –ci » dit-il. Présidant la cérémonie d’ouverture, au nom de Madame Aminata Touré, ministre de la justice,  Mame Mor Diouf, directeur adjoint des droits humains a affirmé l’engagement du gouvernement Sénégalais. Il exhorte les acteurs à réfléchir à mettre en place un mécanisme pour le suivi.

Dans la sous région, seuls le Bénin, le Cap-Vert et le Libéria ont ratifié le protocole. Pour sa part, le Sénégal a déjà aboli la peine de mort par la loi N°2004-38 du 28 décembre 2004 sans pour autant ratifier ledit protocole.

 

Distribution des allocations de la Zakaat au Sénégal : les musulmans plaident pour la réorganisation

   zakaat « La Zakaat est un impôt décrété en l’Islam par un verset coranique ». C’est ce qu’a déclaré Thierno Kâ Conseiller spécial à la Primature. Il l’a dit lors de la quatrième édition de distribution des allocations de Zakaat que le fonds Sénégalais a organisée hier, au Cices. Il invite les musulmans à imiter les pays de la Malaisie ou de l’Indonésie.

Le Sénégal est un pays laïc compose à 95°/° de musulmans. « Dans certains pays comme la Malaisie ou l’Indonésie, les musulmans sont bien organisés en matière de Zakaat » laisse entendre le conseiller spécial de la Primature. Il indique que le Sénégal doit suivre ces pays pour mieux s’organiser dans la distribution de la Zakaat. « C’est un impôt décrété par l’Islam par un verset coranique » a fait savoir  Thierno Kâ fervent musulman connu dans les plus grandes conférences, surtout par la pertinence de ses idées. Il ne mâche jamais les mots quand il s’agit de dire la vérité.

« Il faut une volonté politique. Les gens doivent avoir la conviction que la Zakaat peut être une solution » a dit pour sa part Abdallah Loum l’adjoint au secrétaire général du fonds Sénégalais de la Zakaat. Il laisse entendre « que le musulman sait qu’il donner la Zakaat ».

Réagissant aux propos du conseiller spécial de la Primature, M.loum invite le gouvernement à accréditer les organisations et de mieux contrôler le secteur.

« Le gouvernement a fait des pas énormes. Il ne reste qu’à établir une liste officielle pour connaître les organisations censées de donner la Zakaat » a soutenu le directeur des impôts et domaines Amadou Bâ. En tout cas, la zakât est le troisième pilier de l’Islam et est une manière, dans sa signification première, de se purifier au travers des biens que l’on a acquis légalement. L’aumône est une obligation pour tous les musulmans qui en ont les moyens, le coran est très clair à ce sujet. L’aumône ou zakat est une obligation pour les musulmans qui en ont la possibilité, c’est l’équivalent de notre impôt sur le revenu actuel. Les biens soumis à la zakat sont l’or, l’argent, les épargnes, le capital commercial, les produits agricoles, les bestiaux.

De manière générale le montant de la zakat représente environ 2.5% de nos revenus que l’on doit payer une fois par an. Le Sénégal est certes un pays pauvre, néanmoins si tous ceux qui devaient donner la Zakat s’exécutaient selon les recommandations de l’Islam, nul ne doute que la pauvreté  reculerait de manière considérable dans le pays.

Malheureusement un petit nombre  parmi les musulmans qui en  ont l’obligation  s’acquittent  effectivement de leur devoir. Parfois, ceux qui respectent ce pilier de l’Islam le font en partageant leur Zakat entre plusieurs personnes qui ne reçoivent en général que des sommes dérisoires incapables d’aider les pauvres à sortir de leur misère. Le but de la Zakat est de permettre aux nécessiteux de sortir de la pauvreté.

 

 

 

 

 

Abdoulaye Bathily sur la parité : « elle ne se limite pas sur le partage des postes »

   abdoulaye bathily Présidant la conférence des femmes de la ldmpt, le ministre d’Etat Abdoulaye Bathily par ailleurs secrétaire national du parti invite les femmes de son parti à travailler davantage dans l’intérêt du pays. Pour le professeur Bathily, la parité ne se limite pas seulement au partage des postes. Par conséquent, elle exhorte les femmes de son parti à accepter d’aller dans les coins les plus reculés.

La parité, un sujet qui hante l’esprit des femmes de la Ldmpt, il a été abordé par le professeur Abdoulaye Bathily lors de la sixième conférence nationale des femmes de son parti. L e concept de parité ne signifie pas qu’hommes et femmes doivent être au même pied. « La question de la parité est un élément important. Mais, cela ne se limite pas seulement à partager les postes » a fait savoir le ministre d’Etat conseiller du président Macky Sall, M.Bathily.

Selon lui, la vraie parité sait de  régler les problèmes de la société : « lorsque les sages femmes accepteront d’aller dans les zones les plus reculées ; si les femmes du rural parviendront à avoir de l’eau à boire ect … » Dans ce cas de figure, M.Bathily laisse entendre qu’on peut parler de la parité : « il faut changer de politique » dit-il. Dans cette bataille, elle fait confiance aux femmes de son parti qui, selon lui, ont toujours été en première ligne dans les grands combats.

« Le combat n’est pas terminé. Pour nous, ce n’est pas seulement d’être ministre ou député. Nous, Ld, nous luttons pour l’intérêt de la population qui est notre credo »a-t-il soutenu.

Pour le professeur Bathily, la Ld est différente des autres partis : « c’est pourquoi, quand nous sommes dans le gouvernement, nous privilégions l’intérêt de la population ; nous demandons toujours à nos collègues de travailler dans l’intérêt national » a soutenu M.Bathily. Il a martelé dans ses propos « que le Sénégal est sorti d’une crise profonde ». Toutefois, il refuse de citer le nom de celui qui a plongé le pays dans le chaos : « c’est la mobilisation du peuple Sénégalais qui a apporté le changement » déclare t-il.

La sixième conférence nationale du Mouvement national des femmes de la Ligue démocratique (LD) tenue le dimanche à l’ENDSS avait pour  thème: « Réforme institutionnelle et rupture pour un Sénégal émergent ».