Droit à l’alimentation : les Nations Unies pressent les gouvernements africains

  

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Benjamin Hounton, représentant régional adjoint pour l’Afrique de l’ouest du haut commissariat des Nations-Unies au droit de l’homme invite les États africains à respecter les engagements  découlant des instruments internationaux

Le rapporteur  spécial des Nations-Unies a convoqué une réunion le mois dernier à Dakar pour discuter du droit à l’alimentation. C’était une réunion conjointe  avec le haut commissariat au droit de l’homme (HCDH) et l’organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). « Les États ont l’obligation et le devoir en vertu du droit international, de respecter, de protéger et de mettre en œuvre les engagements découlant de ces instruments internationaux. Ainsi, les États s’engagent à mettre en place des mesures et législations nationales compatibles avec leurs obligations et devoirs découlant de ces traités et démontrent leur détermination à œuvrer pour rendre la jouissance effective par les populations de tous les droits reconnus universellement et garantis par les instruments nationaux, régionaux et internationaux » a soutenu Benjamin Hounton, représentant régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest du haut commissariat des Nations-U.Il a tenu ses propos aujourd’hui, à l’ouverture officielle de la réunion d’experts sur la mise en œuvre au plan national du droit à l’alimentation en Afrique de l’Ouest.

Pour le représentant régional du haut commissariat des Nations-Unies, le droit à l’alimentation qui est une composante essentielle des droits économiques et sociaux va occuper pendant deux jours les experts ici présents dans la capitale sénégalaise. Il a fait savoir que ces derniers vont s’entretenir de son importance et des défis qui accompagnent sa mise en œuvre.

Toutefois, il a rappelé l’importance pour les États de remplir leurs obligations découlant des instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme en s’appuyant sur les recommandations des mécanismes des droits de l’homme de l’Onu. Selon lui, il est nécessaire de s’inspirer dans l’élaboration et la mise en œuvre des documents de politiques publiques avec l’appui des partenaires au développement. Pour cela, il laisse entendre que «  le HCDH et la FAO en partenariat avec les acteurs étatiques et non étatiques poursuivront le travail de sensibilisation et de plaidoyer pour une prise en compte effective du droit à l’alimentation dans les stratégies nationales de développement économique et social.

 

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metzou8
Journaliste professionnel diplômé, titulaire aussi d'un master en communication et marketing. J'exerce le journalisme depuis une vingtaine d'années.

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