65 ème Session Ordinaire de l’OMVS : kabine komoura plaide pour la sécurité des barrages de Diama et Manantali

    omvsA peine installé juste deux mois, Kabine komara le tout nouveau patron de l’organisation  pour la mise en valeur du fleuve Sénégal a promis de prendre des mesures difficiles dans les semaines à venir pour sécuriser l’institution.  Dans les semaines à venir, il a soutenu avec ferme qu’il va s’engager à sécuriser les barrages de Diama et Manantali.

La 65  ème session ordinaire de l’organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal s’est déroulée hier, dans un contexte particulier, avec l’arrivée d’une nouvelle équipe. Elle constitue pour celle-ci, une occasion d’évaluer, d’une part, les activités et l’état d’exécution des budgets des différentes structures (Haut commissariat, SOGED,SOGEM,SOGENAV) pour l’année 2012, et d’autre part de procéder à l’analyse et à l’approbation de leurs programmes d’activités et budgets au titre de l’exercice 2013 .

« Nous allons faire l’état des lieux parce que nous avons hérité une institution » a fait savoir kabine komara le tout nouveau patron de l’OMVS qui a laissé entendre aussi « que lui et ses collaborateurs vont tout faire pour ne pas décevoir ». Il a promis d’accélérer le travail dans les semaines à venir pour sécuriser les barrages de Diama et Manantali.

« Nous avons fait le point de ce que nous avons trouvé au niveau des ouvrages structurants, principalement au niveau du barrage de Diama qui est essentiel dans ce système. Il faut reconnaître qu’il date de plus de 20 ans, donc il est vieillissant et demande d’énormes travaux de réhabilitation », a déploré M. Komara, porté en avril dernier à la tête de l’OMVS. Selon le haut commissaire de l’OMVS, le barrage de Manantali, le deuxième ouvrage majeur du système de l’OMVS, prend également de l’âge et demande à être réhabilité d’urgence notamment pour ce qui concerne son volet hydro-énergétique.

Pour cela, il invite ses collaborateurs à serrer la ceinture pour convaincre les bailleurs de fonds. Au niveau du haut commissariat, il a soutenu qu’il a trouvé une équipe ; mais il  a indiqué avec force « que tout doit changer : « j’ai élaboré un plan de travail avec eux et les gens seront jugés à travers les résultats » dit-il.

« C’est donc une nouvelle page qui s’ouvre dans la riche histoire de notre organisation commune, qui devra consolider l’intégration des nations et des peuples de l’espace OMVS » a soutenu pour sa part Makan Aliou Tounkara , Ministre de l’énergie et de l’Eau de la République du Mali, Président en exercice du conseil des Ministres de l’OMVS .

M.Tounkara estime que « le Haut commissariat et la Direction générale de la SOGENAV ont pris une série d’initiatives visant le démarrage dans les plus brefs délais, des activités de navigation et de transport sur e fleuve Sénégal ». Au nombre de ces activités, il a cité principalement l’équipement de la vedette Bafing de matériels hydrauliques ; l’achat aux pays Bas de deux bateaux cargos automoteurs dont le contrat de Location-vente vient d’être signé entre la direction générale de la SOGENAV et un opérateur sélectionné par appel d’offres. En dernier lieu, il a évoqué l’établissement d’importants outils d’aide à la navigation tels que le système de Balisage du chenal navigable. Concernant les aménagements hydroélectriques, il a fait savoir du lancement des travaux de la centrale de Gouina, ainsi que le renforcement et l’exécution du réseau interconnecté. « Notre objectif est de poser la première pierre de l’aménagement de Gouina au cours du second trimestre 2013 » martèle t-il.

Pour les projets de Gourbassi et de Boureya, comme pour l’aménagement de koukoutamba, il a soutenu que des pas décisifs ont été franchis dans la réalisation des études de faisabilité et d’avant-projet détaillé.

Globalement, M.Tounkara estime que l’investissement requis s’élève à 70 milliards de francs pour les cinq premières années et 150 milliards pour les vingt dernières années.

 

Prise en charge de la scoliose au Sénégal : les patients souffrent et chargent Eva Marie Coll Seck !

   slociose  La scoliose est une tueuse sournoise, car lorsqu’elle n’est pas prise en charge assez tôt par une intervention chirurgicale, elle évolue insidieusement vers l’insuffisance cardio-respiratoire, réduisant inexorablement le champ pulmonaire et cardiaque provoquant à court et moyen terme la mort. Las d’attendre la réponse du ministre de la santé Eva Marie Coll Seck, « l’Association colonne du cœur Sénégal » monte au créneau en dénonçant le manque de considération des autorités étatiques.

« Depuis le mois de Février dernier, nous avons adressé une correspondance au ministre de la santé, mais sans suite ; nous attendons toujours sa réponse » se plaint Demba Joseph Senghor de l’Association Colonne du Cœur Sénégal ; il l’a dit hier soir, lors d’un point de presse que le centre hospitalier de l’Ordre de Malte a organisé à l’hôpital Fann. D’un ton amer, il a déploré le mutisme de leur tutelle qui, selon lui, tarde à réagir. « Nous voulons un soutien sans soutien de la part des autorités surtout en équipements et matériels pour nous sauver » dit-il.

Pour Mr Senghor, tout le monde n’a pas les moyens de se soigner en France : « personnellement, j’ai souffert durant ma maladie  avant que j’ai eu le soutien des bonnes volontés » témoigne t-il avec pathétique ».

« Je pense à  ceux qui n’ont pas eu  la chance de rencontrer des gens solidaires ; nous avons besoin de solidarité » a fait savoir Mr Senghor. Il se pose la question à savoir si les autorités existent dans ce pays.

« On ne peut pas atteindre les OMD, si les autorités se comportent ainsi ; nous interpellons en particulier le ministre de la santé Eva Marie Coll Seck ».

« J’insiste beaucoup sur l’aspect financier. Nous lançons un appel aux autorités parce qu’il y va de la vie des patients » a soutenu pour sa part Michel Germain directeur du centre hospitalier de l’ordre de Malte. Il laisse entendre que le coût de l’opération est cher.

Pour le médecin chef du CHOM, Dr Charles Kinkpe, les patients risquent d’avoir un handicap sérieux si ils ne sont pas pris en charge : « nous comptons sur les fonds pour pérenniser nos actions » assène t-il en se plaignant de certaines difficultés dans la prise en charge.

Qu’à cela ne tienne, le CHOM répond aujourd’hui aux besoins non satisfaits du Sénégal dans le domaine de la chirurgie de la main et de la scoliose et s’est enrichi d’un savoir-faire de plus en plus moderne. Depuis 2011, un nouveau bloc opératoire (en liaison directe avec une salle de téléformation) permet aux médecins de réaliser des actes chirurgicaux tout en formant du personnel à distance.

 

L’ASTHME : Une maladie coûteuse, se plaignent les professionnels de la santé et les patients !

    asthme L’Asthme est une maladie très coûteuse : frais de laboratoires, médicaments, hospitalisations. Un coup dur pour les patients ! Et les professionnels de la santé n’ont pas hésité à dénoncer cette situation.

L’asthme est une maladie chronique qui peut être parfaitement contrôlée. Pourtant, jusqu’à 85°/° des patients qui disent contrôler leur maladie ne le font pas. Les perceptions coûtent chères.

« Les médicaments sont chers et le traitement se fait à vie » a fait savoir mercredi dernier, lors d’un face à face avec la presse ,Dr Cissé.  Pour Dr Cissé, la maladie de l’asthme nécessite un traitement sérieux avant d’en ajouter qu’il faut un suivi.

« Franchement, je n’ai pas les moyens pour assurer mes médicaments » a dit pour sa part A.Thiam, une jeune étudiante atteinte de cette maladie depuis des années. Pour cette jeune étudiante, elle s’indigne  en soutenant qu’elle n’ose pas à aller chez le médecin : « parce qu’il va me remettre une ordonnance que je ne pourrais pas acheter ». En lieu et place du médecin, elle préfère voir son marabout traditionnel pour suivre son traitement.

« Il faut éviter le traitement traditionnel » lui conseille Dr Cissé. En tout cas, il n’existe pas de remède pour l’asthme, mais le malade peut être géré, contrôlé. Aujourd’hui, l’asthme reste encore sous diagnostiqué et peut être traité. Il ne faut pas hésiter à en parler avec son médecin traitant ou même son pharmacien. Le dialogue est important parce qu’il permet d’identifier les symptômes. Dans tout les cas, un suivi médical doit être scrupuleusement respecté. La surveillance et le dialogue avec un professionnel de la santé sont primordiaux, car ils permettent d’adapter le traitement selon les symptômes.

 

Abolition de la peine de mort : vers une sensibilisation des parlementaires !

  Assemblée_nationale(Senegal)Inviter les augustes parlementaires et représentants du gouvernement à s’engager dans le processus de plaidoyer pour la ratification du PF-PIDESC et du deuxième PF-PIDCP visant à abolir la peine de mort tel est l’enjeu d’un séminaire qui s’est ouvert hier, à Dakar pour s’achever aujourd’hui mercredi : il  est organisé par Amnesty International.

Pendant deux jours, une cinquantaine de participant(e)s parmi lesquels 25 députés de l’Assemblée nationale ainsi que de différents représentants des ministères sectoriels et de la société civile seront sensibilisées aux obligations et aux devoirs découlant de la ratification par le Sénégal du protocole facultatif se rapportant au pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels (PF-PIDESC) et du second protocole facultatif se rapportant au pacte international. « Les Etats ont l’obligation et le devoir en vertu du droit international, de respecter, de protéger et de mettre en œuvre les engagements découlant de ces instruments internationaux » a soutenu M.Andrea Ori, représentant régional pour l’Afrique de l’Ouest du haut commissariat des nations-unies aux droits de l’homme. Pour Andrea, il lui paraît opportun de relever l’importance des droits économiques en relation avec l’évolution des enjeux de développement et de protection des droits de l’homme. Toutefois, il déplore l’absence d’un mécanisme de plaintes individuelles au niveau international pour les droits inclus dans le Pacte international. « Alors que le Sénégal qui a déjà signé le protocole depuis donnera t-il comme d’habitude l’exemple dans la sous-région en ratifiant cet important instrument juridique » s’interroge t-il.

S’agissant du deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort, Andrea Ori laisse entendre « que le Sénégal n’a pas attendu la ratification dudit protocole pour l’appliquer depuis 2004, une loi a été adoptée par l’Assemblée nationale abolissant la peine de mort au Sénégal ». Il invite les parlementaires à s’engager dans le processus avant de lancer un appel pour la ratification du deuxième protocole.

Pour Seydi Gassama, directeur d’Amnesty International, «  ce protocole marque un tournant historique pour les droits économiques, sociaux et culturels en ce qu’il instaure un mécanisme de traitement des plaintes qui, pour la première fois permettra aux victimes de violations de leurs droits n’ayant pas obtenu cette justice dans leur propre pays ».

« Il nous faut mener la bataille d’opinion pour que l’abolition soit un acquis » a dit M.Gassama. « Les deux protocoles sont bien en phase avec les aspirations du peuple sénégalais. Le Sénégal est attaché à ses valeurs culturelles » a indiqué pour sa part, Djibril War président de la commission des lois à l’Assemblée nationale.

Pour le président de la commission des lois à l’Assemblée nationale, la personne humaine est sacrée : « l’Etat a l’obligation de respecter celle –ci » dit-il. Présidant la cérémonie d’ouverture, au nom de Madame Aminata Touré, ministre de la justice,  Mame Mor Diouf, directeur adjoint des droits humains a affirmé l’engagement du gouvernement Sénégalais. Il exhorte les acteurs à réfléchir à mettre en place un mécanisme pour le suivi.

Dans la sous région, seuls le Bénin, le Cap-Vert et le Libéria ont ratifié le protocole. Pour sa part, le Sénégal a déjà aboli la peine de mort par la loi N°2004-38 du 28 décembre 2004 sans pour autant ratifier ledit protocole.

 

Distribution des allocations de la Zakaat au Sénégal : les musulmans plaident pour la réorganisation

   zakaat « La Zakaat est un impôt décrété en l’Islam par un verset coranique ». C’est ce qu’a déclaré Thierno Kâ Conseiller spécial à la Primature. Il l’a dit lors de la quatrième édition de distribution des allocations de Zakaat que le fonds Sénégalais a organisée hier, au Cices. Il invite les musulmans à imiter les pays de la Malaisie ou de l’Indonésie.

Le Sénégal est un pays laïc compose à 95°/° de musulmans. « Dans certains pays comme la Malaisie ou l’Indonésie, les musulmans sont bien organisés en matière de Zakaat » laisse entendre le conseiller spécial de la Primature. Il indique que le Sénégal doit suivre ces pays pour mieux s’organiser dans la distribution de la Zakaat. « C’est un impôt décrété par l’Islam par un verset coranique » a fait savoir  Thierno Kâ fervent musulman connu dans les plus grandes conférences, surtout par la pertinence de ses idées. Il ne mâche jamais les mots quand il s’agit de dire la vérité.

« Il faut une volonté politique. Les gens doivent avoir la conviction que la Zakaat peut être une solution » a dit pour sa part Abdallah Loum l’adjoint au secrétaire général du fonds Sénégalais de la Zakaat. Il laisse entendre « que le musulman sait qu’il donner la Zakaat ».

Réagissant aux propos du conseiller spécial de la Primature, M.loum invite le gouvernement à accréditer les organisations et de mieux contrôler le secteur.

« Le gouvernement a fait des pas énormes. Il ne reste qu’à établir une liste officielle pour connaître les organisations censées de donner la Zakaat » a soutenu le directeur des impôts et domaines Amadou Bâ. En tout cas, la zakât est le troisième pilier de l’Islam et est une manière, dans sa signification première, de se purifier au travers des biens que l’on a acquis légalement. L’aumône est une obligation pour tous les musulmans qui en ont les moyens, le coran est très clair à ce sujet. L’aumône ou zakat est une obligation pour les musulmans qui en ont la possibilité, c’est l’équivalent de notre impôt sur le revenu actuel. Les biens soumis à la zakat sont l’or, l’argent, les épargnes, le capital commercial, les produits agricoles, les bestiaux.

De manière générale le montant de la zakat représente environ 2.5% de nos revenus que l’on doit payer une fois par an. Le Sénégal est certes un pays pauvre, néanmoins si tous ceux qui devaient donner la Zakat s’exécutaient selon les recommandations de l’Islam, nul ne doute que la pauvreté  reculerait de manière considérable dans le pays.

Malheureusement un petit nombre  parmi les musulmans qui en  ont l’obligation  s’acquittent  effectivement de leur devoir. Parfois, ceux qui respectent ce pilier de l’Islam le font en partageant leur Zakat entre plusieurs personnes qui ne reçoivent en général que des sommes dérisoires incapables d’aider les pauvres à sortir de leur misère. Le but de la Zakat est de permettre aux nécessiteux de sortir de la pauvreté.

 

 

 

 

 

Abdoulaye Bathily sur la parité : « elle ne se limite pas sur le partage des postes »

   abdoulaye bathily Présidant la conférence des femmes de la ldmpt, le ministre d’Etat Abdoulaye Bathily par ailleurs secrétaire national du parti invite les femmes de son parti à travailler davantage dans l’intérêt du pays. Pour le professeur Bathily, la parité ne se limite pas seulement au partage des postes. Par conséquent, elle exhorte les femmes de son parti à accepter d’aller dans les coins les plus reculés.

La parité, un sujet qui hante l’esprit des femmes de la Ldmpt, il a été abordé par le professeur Abdoulaye Bathily lors de la sixième conférence nationale des femmes de son parti. L e concept de parité ne signifie pas qu’hommes et femmes doivent être au même pied. « La question de la parité est un élément important. Mais, cela ne se limite pas seulement à partager les postes » a fait savoir le ministre d’Etat conseiller du président Macky Sall, M.Bathily.

Selon lui, la vraie parité sait de  régler les problèmes de la société : « lorsque les sages femmes accepteront d’aller dans les zones les plus reculées ; si les femmes du rural parviendront à avoir de l’eau à boire ect … » Dans ce cas de figure, M.Bathily laisse entendre qu’on peut parler de la parité : « il faut changer de politique » dit-il. Dans cette bataille, elle fait confiance aux femmes de son parti qui, selon lui, ont toujours été en première ligne dans les grands combats.

« Le combat n’est pas terminé. Pour nous, ce n’est pas seulement d’être ministre ou député. Nous, Ld, nous luttons pour l’intérêt de la population qui est notre credo »a-t-il soutenu.

Pour le professeur Bathily, la Ld est différente des autres partis : « c’est pourquoi, quand nous sommes dans le gouvernement, nous privilégions l’intérêt de la population ; nous demandons toujours à nos collègues de travailler dans l’intérêt national » a soutenu M.Bathily. Il a martelé dans ses propos « que le Sénégal est sorti d’une crise profonde ». Toutefois, il refuse de citer le nom de celui qui a plongé le pays dans le chaos : « c’est la mobilisation du peuple Sénégalais qui a apporté le changement » déclare t-il.

La sixième conférence nationale du Mouvement national des femmes de la Ligue démocratique (LD) tenue le dimanche à l’ENDSS avait pour  thème: « Réforme institutionnelle et rupture pour un Sénégal émergent ».

 

 

 

Financement des projets : le Sénégal a financé 44 projets

    projets « L’Etat du Sénégal a finance 44 projets dans le  cadre des appels à proposition ». Révélation faite ce mercredi, par Cheikh Tidiane Fall fonctionnaire au ministère de l’économie et des finances.

Les acteurs non étatiques ont rencontré hier, dans un restaurant de la place la presse pour évoquer, de la deuxième édition de l’Université qui va se tenir prochainement du 28  au 31 Mai 2013 à l’école Supérieure d’économie appliquée ex ENEA, sous le thème principal « Participation des acteurs non étatiques dans les politiques publiques : Faire valoir ou nouveau paradigme » un thème suffisamment provocateur pour certains ou tout à fait logique pour d’autres. « Nous provoquons la réflexion pour voir la notion de participation ; nous allons constater de visu la manière dont l’Etat travaille avec les AnE »a soutenu le président du comité scientifique Moussa Mbaye.

Pour le président du comité scientifique, le gouvernement Sénégalais est conscient des enjeux de cette importante rencontre. « L’Etat ne manquera pas de soutenir les acteurs non étatiques » a dit pour sa part Mamadou faye, le président de la plateforme des acteurs non étatiques. A titre illustratif, le gouvernement Sénégalais a plusieurs fois soutenu les acteurs non étatiques dans le cadre des projets : « nous avons financé 44 projets à travers la plateforme des acteurs non étatiques » a fait savoir Cheikh Tidiane ly fonctionnaire au ministère de l’économie et des finances.

« Il y’a une franche collaboration entre les AnE et le ministère de l’économie et des finances » indique M.Ly . Pour cela, il exhorte les acteurs à capitaliser les bonnes pratiques.

« Nous avons financé 44 projets dans le cadre des appels à proposition » dit-il. La deuxième université des acteurs non étatiques est organisée en partenariat avec le gouvernement du Sénégal à travers le ministère de l’Economie et des Finances et l’Union européenne. L’objectif est de contribuer aux politiques publiques et au renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit.

 

 

Selon Fatou Sow Sarr : « les hommes politiques manipulent les femmes »

      fatou-sow-sarrLa sociologue Fatou Sow Sarr a été trop critique hier, à l’endroit des politiques qui, selon elle, manipulent les femmes. « Mais, ils se trompent » dit-elle. C’était lors d’un diner-débat  que le Caucus des femmes leaders a organisé dans un grand hôtel de la place.

Le Caucus des femmes leaders pour l’appui de la loi sur la parité et le suivi de sa mise en œuvre est un cadre structuré autour d’une vision, qui s’est fixé une mission et qui s’est doté d’un programme stratégique. Au-delà du soutien de la loi sur la parité, le Caucus se veut un mouvement porteur d’une vision pour une transformation sociale positive de la société. C’est pourquoi se retrouvent à sa tête des femmes dont leur parcours individuel renvoie à un message particulier : Aminata Mbengue Ndiaye ministre de l’élevage est devenue une figue emblématique par sa indéfectible à un idéal, Maimouna Kane représente la dignité achevée pour tous les Sénégalais et toutes les Sénégalaises. Toutes ces femmes ont rehaussé hier soir, leur présence effective pour apporter leur soutien aux femmes leaders de Caucus.

Le Caucus des femmes leaders a pour ambition d’amener les Sénégalaises à transcender leurs appartenances politiques et les positions politiques, pour construire un consensus autour d’un idéal. « Parce que les hommes politiques manipulent les femmes » a fait savoir Fatou Sow Sarr. Cependant, elle a laissé entendre que ces derniers se trompent.

« Au-delà des politiques, il y’a des gens sincères ; beaucoup utilisent les femmes pour avancer. Mais ils se trompent » a expliqué Mme Fatou Sow Sarr.

Pour la sociologue, si tel était le cas, Abdoulaye Wade ne quitterait jamais le pouvoir : « Abdoulaye Wade, qu’on le veuille oui ou non a été un allié de taille ; le président Macky Sall doit faire de même et nous comptons beaucoup sur lui » a martelé Mme Sarr.

En présence du ministre de l’enseignement supérieur Mary Teuw Niane, elle a laissé entendre qu’elle a du mal à accéder au président Macky Sall : « je suis en face de vous Mr le ministre pour vous parler » se plaint-elle.

 

2 ème Université des Acteurs Non Etatiques : l’Union Européenne salue les efforts du gouvernement Sénégalais

                      

dominique dellicur

dominique dellicure

  Le thème de la « participation des acteurs dans les politiques publiques » est au cœur des préoccupations de l’Union européenne. « L’importance accordée à la coopération avec les Acteurs non étatiques, particulièrement la société civile trouve son origine dans l’engagement de l’Union Européenne en faveur de la lutte contre la pauvreté, de la promotion de l’Etat de droit et du respect des libertés fondamentales tel qu’inscrits dans ses traités  fondateurs ». C’est ce qu’a déclaré hier, Madame Dominique Dellicouer, Ambassadeur  Chef de Délégation de l’Union européenne en République du Sénégal, lors de la deuxième université des acteurs non étatiques.

Après la tenue d’une première édition de l’Université des ANE en 2009, la Plateforme des Acteurs Non Etatiques du Sénégal renouvelle l’expérience avec une deuxième édition axée sur le  thème « Participation des acteurs non étatiques dans les politiques publiques : faire-valoir ou nouveau paradigme ?».

« La récente communication  de 2012 sur la politique de l’UE envers la société civile présente la collaboration entre l’Europe et la société civile comme une des racines  de la démocratie et du développement durable » a soutenu le chef de la délégation union européenne Mme Dominique Dellicour. A ce titre, elle laisse entendre que « les priorités fixées par l’Union sont de renforcer les efforts visant à promouvoir un environnement propice à l’activité des organisations de la Société civile dans les pays partenaires et d’encourager une participation constructive et structurée des Organisation de la société civile  à la définition et au suivi des politiques nationales des pays partenaires, de la programmation de l’UE et des processus internationaux.

Le chef de la délégation de l’Union européenne invite les acteurs à accroître la capacité des Organisations locales à exercer plus efficacement leur rôle d’acteurs  du développement.

« Au Sénégal, l’appui direct de l’Union européenne aux Acteurs Non Etatiques en partenariat avec le Gouvernement a connu une évolution importante et riche d’expériences depuis l’année 2007: c’était en effet la première fois que la Commission européenne octroyait au Sénégal des financements de cette nature, donnant l’opportunité à un grand nombre d’organisations de bénéficier d’un financement direct et substantiel de l’Union Européenne pour des domaines d’activités diverses » a martelé le chef de la délégation de l’Union européenne.

Le chef de la délégation ajoute : « la plateforme des Acteurs Non Etatiques née avec les Accords de Cotonou et appuyé par l’Union Européenne a pu se développer, réaliser des analyses sectorielles dans différents  domaines d’intérêt national et devenir  un interlocuteur dans les processus de programmation et de mise en œuvre des politiques publiques ». Après plusieurs années d’expérience de participation de la société civile dans la mise en œuvre des politiques de développement, elle estime qu’elle est heureuse que cette deuxième université pose le débat de la participation des acteurs en ces termes: quels écarts entre théorie et réalité ? Quel cadre juridique et institutionnel ? Quels résultats ? Et impacts ? Quels partenariats pertinents ? Toutefois, elle exhorte à  consolider et améliorer les bases d’un dialogue structuré et d’une coopération stratégique entre les acteurs non étatiques, les collectivités locales, le gouvernement et les partenaires au développement particulièrement l’Union européenne.

 

 

Journée du Médicament : les pharmaciens privés du Sénégal se plaignent des médicaments de la rue et interpellent les autorités !

   médicamentPour une énième fois, le syndicat des pharmaciens privés du Sénégal interpelle les autorités sur les dangers du médicament de la rue. Il l’a fait savoir hier, à l’occasion de la seconde édition de la journée du médicament.

Devant le contexte difficile que traverse le secteur de la pharmacie, il est urgent de porter la réflexion tous ensemble autour de sa viabilité et de son avenir. Comme disait Saint-Exupéry « Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible ». La profession du pharmacien privé est menacée aujourd’hui, car elle est confrontée à différents problèmes par rapport à sa viabilité. Pour y faire face, le pharmacien a besoin de repère pour sauvegarder les fondamentaux et les acquis. Hier, les pharmaciens ont discuté de la lancinante question : la viabilité de leur profession. Malgré les contraintes de l’environnement, « les pharmaciens ont su maintenir le cap » a soutenu le directeur exécutif de la Cnes. Toutefois, il se désole de ses charlatans qui cherchent à s’enrichir au détriment des pharmaciens. Au-delà des résultats positifs, M.Kane laisse entendre « que les pharmaciens privés ont un défi à relever ».

Pour le secrétaire exécutif de la confédération nationale des employés du Sénégal, le syndicat des pharmaciens privés a besoin d’une bonne gouvernance et une organisation professionnelle crédible de leur profession.

Pour sa part, le président du conseil national de l’ordre des pharmaciens, Cheikh Oumar Dia invite l’Etat à réaffirmer sa volonté pour mettre un terme à la vente illicite des médicaments de la rue. « On assiste de plus en plus à des perturbations dans notre secteur ; le marché illicite est devenu une monnaie courante. Nous assistons à une dépossession des pharmaciens à cause des gens tapis dans l’ombre » s’indigne Aboubakry Sarr, le président du syndicat des pharmaciens privés du Sénégal.

« Il nous faut inverser la tendance afin d’apporter des réponses justes pour répondre au besoin actuel » a fait savoir M.Sarr. Il exhorte l’Etat à soutenir les pharmaciens privés pour combattre la vente du médicament de la rue. Le Directeur de la Santé, le docteur Pape Amadou Diack constate avec les pharmaciens l’existence des médicaments de la rue. Il a promis la tenue prochaine d’un conseil interministériel sur la pharmacie qui devrait être l’occasion pour les acteurs d’échanger sur les maux auxquels ce secteur se trouve actuellement confronté. Il invite les pharmaciens à mener davantage une campagne de sensibilisation sur les dangers du médicament de la rue. Le thème retenu pour la seconde édition de la journée du médicament : « Viabilité de la profession pharmaceutique ».