Qualité de l’éducation et de la gouvernance : Joseph Pierre Ndiaye désapprouve !

  écoleJoseph Pierre Ndiaye, le directeur de cabinet du ministère de l’éducation nationale a reconnu hier, la mauvaise qualité de l’éducation et de la gouvernance au Sénégal. Il laisse entendre que des efforts restent à faire dans ce domaine ; il l’a dit à l’ouverture de la réunion du groupe de travail des correspondantes et correspondants nationaux de la conférence des ministres de l’éducation des Etats et gouvernements de la francophonie.

On en parle toujours, la qualité de l’éducation laisse à désirer au Sénégal. Naturellement, le Sénégal a fait des avancées dans le domaine éducatif, mais le hic demeure. Le gouvernement de Macky Sall est conscient de cela ; hier le directeur de cabinet de Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’éducation a confirmé. « Pour ces dix dernières années, des avancées ont été notées dans le domaine surtout de l’accès à l’éducation » estime Joseph Pierre Ndiaye DC/MEN. Cependant, il fait remarquer que des efforts restent à faire sur le plan de la qualité de l’éducation et de la gouvernance, notamment en ce concerne le pilotage axé sur les résultats qui fait appel à une plus grande responsabilisation des acteurs de l’éducation et réédition des comptes. Pour Mr Ndiaye, la problématique de l’efficacité de l’aide au développement devient une préoccupation majeure pour les pays en développement.

Pour le cas du Sénégal, Mr Ndiaye estime « que la nouvelle lettre de politique sectorielle, adoptée par le gouvernement et signée le 6 Février dernier, définit les grandes orientations du système éducatif jusqu’en 2025, avec des principes dont celui de la bonne gouvernance.

La situation du Sénégal est plus qu’inquiétante  parce qu’un système éducatif performant se construit à partir de l’école élémentaire, que nous considérons comme le composant humain des infrastructures du développement. Comme chacun sait, la non maîtrise de la lecture à l’élémentaire contribue beaucoup à la faible performance de l’ensemble du système éducatif sénégalais et influe négativement sur la production de richesse indispensable au développement. La Banque mondiale estime en effet que chaque année d’éducation primaire augmente la productivité d’un individu de 10 à 30 % selon les pays.
A la perte de productivité à court terme, s’ajoute le coût des redoublements. A l’école élémentaire, les redoublements (7,9 %) coûtent, par an, plus de 8,5 milliards FCFA (68 183 F/élève), soit 42,5 milliards en cinq ans l’échéance des OMD (2015). Pour l’enseignement moyen secondaire et pour la même période, le coût sera de  78,5 milliard.

 

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metzou8
Journaliste professionnel diplômé, titulaire aussi d'un master en communication et marketing. J'exerce le journalisme depuis une vingtaine d'années.

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