« Il est temps de solder la demande sociale » selon Mansour Faye, délégué général à la protection sociale et à la solidarité nationale »

 EvaLe délégué général à la protection sociale et à la solidarité nationale, Mansour Faye  a déclaré hier (mercredi) que la pauvreté demeure toujours un sujet préoccupant. « Il est temps de solder la demande sociale » laisse t-il entendre ; c’était lors d’un atelier de partage sur la couverture maladie universelle.

La couverture maladie universelle signifie que tous les individus, au moment où ils en ont besoin, ont accès à des soins adaptés et à un coût abordable, qu’il s’agisse de la promotion de la santé, de la prévention, du traitement ou de la réadaptation. Elle suppose donc un accès équitable aux services de santé de base et une protection contre le risque financier. Pour renforcer cette politique, le délégué général Ahmadou Mansour Faye estime « qu’il faut mettre en place des mécanismes de solidarité en renforçant la protection sociale des populations dont la seule finalité demeure le développement économique et social du pays ». Dans ce sens, il laisse entendre que le président Macky Sall a posé des actes forts de bonne gouvernance sociale en proposant des politiques sociales publiques mieux tournées vers la satisfaction des besoins des populations. C’est dans cette dynamique, dira t-il, que le chef de l’Etat du Sénégal a crée, dans son cabinet, une délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (DGPSSN) dont les principales missions repose, entre autres, sur la conception et la mise en œuvre de stratégies de protection sociale et de solidarité nationale destinées à assurer l’insertion socioéconomique des groupes vulnérables.

Pour le délégué général, la réussite d’une telle politique impose d’établir un cadre de référence et d’action qui apporterait plus de cohérence et de synergie. « Nous allons travailler dans une démarche holistique et systémique, avec tous les acteurs institutionnels intéressés, les populations en mettant l’accent sur le renforcement du dialogue national » dit-il.

Avant d’ajouter : « il est temps de solder la demande sociale ».

En tout état de cause, les autorités doivent mettre en place un dispositif de concertation au niveau national, régional mais aussi au niveau communautaire, pour prendre en charge la demande sociale, au bénéfice des familles vulnérables. Mais les contraintes demeurent à savoir l’insuffisance des mécanismes de suivi-évaluation qui n’influe pas suffisamment sur l’impact des résultats escomptés auprès des populations bénéficiaires.

 

Couacs dans la politique de baisse des prix: Idy Thiam, président de l’Unacois, accuse « des politiciens et commerçants »

  IDY thiamLe président de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois) est, encore, monté au créneau. C’était pour fustiger l’attitude de quelques « politiciens et commerçants » qui « œuvrent contre la volonté du nouveau régime de faire baisser les prix des denrées de première nécessité ». Il s’est confié à nous pour répondre à nos questions.

Idy Thiam est le président de l’Unacois. Il s’est opposé de toutes ses forces et en relation avec « la majorité » des sociétaires de cette union contre « des tentatives qui voulaient la déstabiliser ».

Fort du soutien de son organisation, M. Thiam a été le l’un des premiers responsables à aller dans le sens de la baisse des prix des denrées de première nécessité, à laquelle avait invité et travaillé le président Macky Sall. Interrogé sur cet engouement à appuyer cette volonté des nouvelles autorités sénégalaises, M. Thiam s’est voulu clair : « Nous nous inscrivons de tout cœur dans cette logique qui ne peut que profiter aux populations, parce que Macky Sall a été le seul candidat qui soit venu vers l’Unacois ». Mieux, « quand il fut élu président, il nous a reçus, félicités et encouragés ». En conséquence, « tant qu’il nous associera dans l’intérêt des Sénégalais, nous l’appuierons autant que possible ». Cependant, interrogés sur les couacs enregistrés dans la politique de baisse des denrées de première nécessité, le président de l’Unacois a pointé un doigt accusateur sur « des politiciens tapis dans l’ombre et qui sont de connivence avec de véreux commerçants, avec lesquels ils ont des intérêts ».

 

 

Visa pour la France: Parcours du combattant !

visa Obtenir un visa pour la France relève de l’exploit dans de nombreux pays d’Afrique. Un parcours du combattant qu’il faut aborder avec un moral d’acier. Beaucoup d’Africains déplorent le manque cruel de respect de la dignité de l’Homme dans les ambassades françaises. Ce n’est pas le cas pour certains pays qui sont parvenus à s’organiser: le Sénégal en est un exemple. Reportage

« En plus d’acheter sa place dans la file, il n’est pas rare de payer 50 euros contre un numéro de réservation d’hôtel en France » Patricia, 30 ans « Au Cameroun, il y a un vrai commerce autour des visas » raconte une étudiante camerounaise que nous avons rencontré à l’Université Bourguiba ce vendredi.

« Comme partout dans les autres villes d’Afrique, les files d’attente sont longues devant le consulat français. Il faut se lever à deux heures du matin pour faire la queue »indique pour sa part, une gabonaise.

Au Sénégal, un problème ne se pose pas à ce niveau : « Un coup de téléphone à Africatel suffit pour obtenir une entrevue » martèle, Abdoulaye Mbengue étudiant en deuxième de droit à l’université cheikh Anta Diop de Dakar.

  Il apprécie les nouvelles mesures prises au Sénégal depuis les années 2001.

Selon lui, il n’y a plus ces rassemblements de centaines de demandeurs de visas devant l’ambassade de France. » Les données ont changé » déclare t-il. Une nouvelle structure facilite les démarches : Africatel, une agence rattachée à l’ambassade.

Il ne croit pas que cette structure existe dans d’autres pays africains.

Metzou8