Journées annuelles Micro finance : Vers l’atteinte des OMD

  Du 29 au 30 Novembre  2012 se tient à Dakar la seconde édition des journées annuelles de la micro finance. « Contribution de la micro finance à l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement » est le thème retenu cette année.

Les différents acteurs du secteur de la micro finance se réunissent depuis hier et ce, jusqu’à ce jour  vendredi pour discuter des voies et moyens pour atteindre les OMD. Cette rencontre qui a mobilisé des experts de la micro finance  est aussi une occasion de plaider pour l’instauration d’un cadre réglementaire dans   le secteur.

Car, le  secteur de la micro finance a connu un développement fulgurant au cours de la dernière décennie en rapport avec l’essor de la dynamique associative et la lutte contre la pauvreté. En décembre 2005, on dénombre plus de 833 systèmes financiers décentralisés (SFD) reconnus (réseaux, mutuelles d’épargne et de crédit, groupements d’épargne et de crédit et structures signataires de Convention-cadre).  Aujourd’hui, le  secteur financier au Sénégal est caractérisé par une dualité entre le système bancaire d’une part, le système financier informel et les expériences de financement décentralisé de l’autre. Pour  le consultant en micro finance Amadou Thiam, il faut éviter de détruire les SFD en voulant coûte que coûte les opposer de façon antagonique aux clients. « La disparition des SFD serait une catastrophe «  déclare t-il.

Avant d’ajouter : « la mise à jour des politiques et procédures doit être faite en prenant compte les principes de protection des clients ». Pour sa  part, Abdoulaye Diasse, Co-Responsable PAMIF étale des contraintes ; il soulève  la difficulté des formateurs dans la traduction de certains concepts. Mieux, il laisse entendre que certains outils sont mal inadaptés. Pour Sidy Lamine Ndiaye, directeur exécutif  APSFD, il invite les acteurs à prendre certaines dispositions générales en respectant le code de déontologie qui, selon lui, est un recueil de principes que doivent respecter les institutions. En tout cas, les acteurs de la micro finance veulent apporter leur contribution pour l’atteinte des OMD. Pourront-ils atteindre cet objectif sans instaurer un cadre réglementaire ? La question taraude l’esprit des acteurs.

 

 

Sans salaire depuis quatre mois : les ex- quarante conseillers du CES ruent dans les brancards et menacent de passer à la vitesse supérieure !

 Depuis le 20 Juillet dernier, quarante conseillers de l’ex-conseiller économique et social n’ont pas perçu leur salaire. Le collectif des membres et membres associés a rencontré la presse ce mercredi, à la maison des élus locaux pour tirer sur la sonnette d’alarme. Ces conseillers laissés en rade demandent au plus vite pressé, une rencontre avec le chef de l’Etat Macky Sall pour trouver une issue heureuse. Toutefois, ils n’apprécient guère l’attitude du président du conseil économique et social Ousmane Masseck Ndiaye qui, selon eux, n’a fait aucun effort pour communiquer avec les conseillers.

C’est dans une tristesse profonde que les quarante ex- conseillers du conseil économique et social ont tenu un point de presse pour alerter l’opinion de leur situation. En effet, ils n’ont pas perçu leur salaire depuis le 20 juillet dernier ; alors que plusieurs d’entre eux sont des pères ou mères de famille. « Quarante ex- conseillers du CES ont eu la surprise de recevoir le 20 juillet dernier un court message en provenance du secrétaire général qui leur a fait comprendre qu’ils ne pourront plus percevoir leur salaire » a laissé entendre Amadou Tidiane Wone, président du collectif des membres et associés.

Avant d’ajouter : «  la loi dit que les conseillers sont payés par session ; on se retrouve aujourd’hui avec une violation de la loi » dit-il. Pour Amadou Tidiane Wone, une réunion s’est tenue en toute spontanéité dans le bureau du premier vice-président du ci-devant C.E.S : «  à l’unanimité, il a été décidé d’adresser une lettre au chef de l’Etat pour lui demander une audience au cours de laquelle une délégation des ex-conseillers expliquerait la situation des membres et membres associés au chef de l’Etat » explique M.Wone dans une lettre qu’il avait envoyée au président du conseil économique et social, Ousmane Masseck Ndiaye, le 10 octobre dernier. A la différence de Pape Diop, ex-président du Sénégal qui a convoqué les sénateurs, M.Wone indique « que le président du CES Ousmane Masseck Ndiaye pouvait convoquer lui aussi une réunion pour discuter avec les ex-conseillers de la République ; on sait qu’il est malade, mais rien ne l’empêchait à parler avec ses conseillers ».

« Suivant la loi constitutionnelle supprimant le conseil économique et social, l’ensemble des conseillers a alors jugé utile une concertation entre eux, pour voir quelle attitude adopter en ayant toujours en arrière pensée, votre état de santé » a soutenu Amadou Tidiane Wone, dans la lettre du 10 Octobre dernier ; une lettre dont nous détenons une copie. Pour le président du collectif des membres et associés de l’ex-CES, ce qui a été fait pour les ex-sénateurs et les travailleurs du ci-devant Sénat pouvaient se faire avec eux. Selon lui, «  rien n’empêchait à Ousmane Masseck Ndiaye à convoquer une réunion ».

Par la voix de leur président Amadou Tidiane Wone, les quarante membres et associés du CES comptent mener la lutte jusqu’au bout pour obtenir gain de cause. Ils vont prendre des avocats pour défendre leurs droits. « Le Sénégal est un pays de droit ; nous allons prendre toutes les dispositions requises pour obtenir gain de cause. Nous souhaitons que le chef de l’Etat Macky Sall soit saisi de cette situation et nous souhaitons le rencontrer au plus vite » a dit M.Wone.

Pour rappel, le projet de loi supprimant le Sénat et le poste de vice-président de la République a été adopté par les députés en session plénière. Il en est de même pour la création du Conseil économique, social et environnemental.

 

 

 

 

Enquête sur l’enrichissement illicite : les libéraux se révoltent !

  Après la convocation de Karim Wade à la caserne Samba Diery Diallo de Colobane ,les libéraux se sont réunis sur la Vdn pour dénoncer les agissements du régime en place. Ils ont laissé entendre qu’ils sont nullement inquietés parces tentatives d’intimidation, déclarent dans un communiqué envoyé hier soir.  » Après avoir été jetés en pâture à l’opinion pendant plusieurs semaines et menacés de condamnation à travers les médias par le Procureur Spécial Alioune NDAO, des responsables de notre parti, dont le régime de Macky SALL veut faire des boucs émissaires, sont entendus depuis hier, dans le cadre d’enquêtes de police déjà annoncées » a soutenu le coordonnateur du Pds Oumar Sarr dans un communiqué .

Avant d’ajouter: « C’est ainsi que le frère Karim WADE a été longuement entendu à la gendarmerie, dans des conditions inédites.

Curieusement, le procureur spécial près la Cour de répression de l’enrichissement illicite, accompagné d’un de ses substituts a participé à l’audition qu’il s’est évertué à perturber sans cesse soit en passant directement des mots aux enquêteurs, soit en demandant des suspensions de séances. Au même moment, son substitut faisait transmettre en direct par téléphone portable le contenu de l’audition à l’extérieur. Par ce procédé inédit dans les annales des enquêtes de police et révoltant dans un système démocratique, des personnes totalement étrangères à l’enquête en sont informées dans les moindres détails et sont mises en situation d’intervenir directement et illégalement dans son déroulement » dit-il.

Pour le coordonnateur du parti démocratique sénégalais, le pouvoir exécutif (le Président de la République ou le Ministre de la Justice), dont dépend le procureur spécial, a pu de cette façon créer toutes les conditions pour mettre en cause la liberté et l’impartialité des enquêteurs et faire planer des doutes sur l’indépendance de la justice et sa capacité à organiser des procédures respectant les droits de la défense. « Plus curieusement, alors qu’ils n’ont reçu ni convocation ni notification de quelque acte les concernant, les responsables du PDS, déjà cités par le procureur spécial lors de sa conférence de presse, ont appris qu’ordre a été donné de leur interdire de quitter le territoire national. Aucune mesure de contrôle judiciaire n’a été légalement prise à leur encontre, de telle sorte que toute entrave à leur liberté d’aller et de venir, en l’état, constitue une inadmissible forfaiture par la violation d’une liberté constitutionnelle » explique t-il.

Le PDS dénonce avec force de tels actes, préfigurant une dictature rampante et une volonté manifeste de contrôler le pouvoir judiciaire pour en faire le bras armé de règlement de compte politique.

« Monsieur Macky SALL, dont les récents propos à La Haye heurtent nos consciences et la foi que nous avons aux prières de nos guides religieux, vient encore une fois de faire la preuve de son incapacité à tenir ses promesses et ses engagements et veut distraire nos populations dans une chasse aux sorcières qui, espère t’il, fera oublier la dureté de leurs conditions de vie. Ce n’est pas un hasard que le prix de certaines denrées de première nécessité ait augmenté le jour de l’audition du frère Karim WADE »déclare M. Sarr.

 » Les affidés et souteneurs de Monsieur Macky SALL ont, au surplus, décidé de porter atteinte à notre démocratie en menaçant de s’en prendre à notre parti pour l’empêcher d’exercer ses droits. Le PDS fera face avec vigueur et détermination » poursuit-il dans le communiqué. Il attire, une fois de plus, l’attention des populations et de la communauté internationale sur la disponibilité de tous ses responsables à répondre de leur gestion des affaires publiques, mais à la condition que tout se passe dans un esprit d’équité, de justice, de respect de la légalité constitutionnelle, sans parti-pris, ni discrimination ou volonté de règlement de compte politique par une manipulation de la justice. En tous les cas, les militantes et militants et tous les responsables du Parti Démocratique Sénégalais se tiennent prêts pour mettre en œuvre toutes les actions décidées dans les instances pour défendre la démocratie et les libertés.

 

 

Troisième Forum des Femmes Sénégalaises pour l’action collective : les femmes s’indignent de leur souffrance et plaident pour la révision du code de la famille!

Initié par des organisations et des individus pour l’avancement de l’égalité entre femmes-hommes et des droits des femmes, le FFSAC veut renforcer la voix des femmes, promouvoir la diversité et encourager l’inclusion au sein des mouvements de femmes, afin de transcender l’isolation organisationnelle et de rompre avec la fragmentation. Toutefois, les femmes invitent les autorités à revisiter le code de la femme ; car disent-elles, les injustices persistent partout dans leur lieu de travail. Dans tous les aspects, les femmes continuent à souffrir.

Le 17 Novembre dernier, à Dakar, le forum des femmes sénégalaises pour l’action collective (FFSAC) a rassemblé des militantes et responsables d’organisations féminines des droits des femmes englobant des milliers de membres ainsi que des individualités acquises à cause des droits des femmes au Sénégal. Il a été une opportunité pour susciter l’engagement et la mobilisation des organisations en vue du renforcement de la participation citoyenne féminine effective pour plus de justice sociale et économique en faveur des femmes.

Ces dernières années, les questions de genre ont suscité un intérêt de plus en plus marqué au sein de la communauté internationale. De Mexico à Copenhague en passant par Nairobi, Caire et Beijing, la quasi-totalité des conférences internationales et sommets a soutenu avec force accrue le rôle crucial des femmes dans le développement et a considéré la question de la promotion des droits des femmes comme une question de justice sociale.

Malgré tout, les femmes continuent à souffrir péniblement ; le FFSAC l’a rappelé ce week-end pour dénoncer ces pratiques mal saines que subissent les femmes sénégalaises. « Aujourd’hui, le Sénégal dispose d’un arsenal juridique qui n’a rien à envier aux autres pays. Malgré l’existence de la loi, les droits des femmes sont bafoués » dénonce avec force Marième Coulibaly membre du FFSAC.

Avant d’ajouter à ses propos : « il y’a une belle théorie dans tous les droits ; les difficultés se situent au niveau du respect » se plaint –elle.

Concernant la participation de la femme dans la vie politique, elle laisse entendre qu’une loi sur la parité a été adoptée par le Sénégal ; dans tous ses aspects, les femmes continuent à souffrir. Pour Marième Coulibaly, elles sont nombreuses à subir les discriminations dans leur lieu de travail. En direction de l’Etat, elle pense que des efforts doivent être faits : « les autorités doivent mettre en application les sanctions prévues » dit-elle. Mieux, elle souhaite la révision du  code de la famille : « il y’a toujours des insuffisances » s’indigne Mme Coulibaly.

Même son de cloche pour Ndèye N’Guirane qui se plaint aussi de la faible connaissance de la loi : « il est temps de faire une large concertation nationale pour revisiter le code de la famille » qui dit-elle, n’est pas toujours respecté. « Nous devons faire comprendre aux hommes nos blocages » explique Mme Nguirane.


Zoom sur l’éducation des filles…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Haro sur les inégalités et les injustices liées au genre

Le problème de l’élargissement de l’accès des filles et des femmes à l’éducation est d’une complicité et d’une difficulté redoutables. Toutes sortes de facteurs sociaux, économiques et culturels, la croissance démographique accélérée et des phénomènes tels que les programmes d’ajustement structurel, la récession, le chômage et les catastrophes, naturelles ou dues à l’action de l’homme interviennent.

L’éducation au Sénégal : les difficultés principales des problèmes de scolarisation.

 

La part des filles entre 2003 et 2010, dans les effectifs a connu une augmentation de 3,4 points de pourcentage en passant de 47,5°/° à 50,9°/° correspondant à un Tama de 1,0°/° . La part des filles a gagné 2,1 points entre 2003 et 2007, selon le rapport national sur la situation de l’éducation en 2010.

« Nous devons faire une introspection et d’actions au niveau individuel et collectif sur la problématique de l’éducation des filles », a dit Mme Mie Lakati, Directrice de Plan Sénégal.

Selon elle, chaque année, Plan Sénégal réfléchit  de manière systématique sur la situation des filles à l’école : « chaque année, notre réflexion avec l’implication des milliers de partenaires est sortie comme un rapport annuel », dit-elle.

« Au Sénégal, concernant l’accès, le taux net et le taux brut de scolarisation des filles ont dépassé celui des garçons », ajoute t-elle.

Pour sa part, Mme Khady Sow Ndiaye, du ministère de l’Education, laisse entendre qu’il y’a une volonté politique  affirmée du gouvernement Sénégalais.

Elle indique qu’un cadre de coordination sur l’éducation des filles (CCIEF)  est mis en place pour servir de veille et d’alerte : «  ce cadre coordonne toutes les activités liées à l’éducation des filles », explique Mme Sow Ndiaye.

Les filles, les femmes et le développement humain

 

Selon l’indicateur du développement humain établi par le PNUD pour 1994, le développement humain des femmes ne représente que 60°/° de celui des hommes.

Dans les communautés rurales, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à vivre dans un dénuement total. Ne pas s’employer à supprimer ce déséquilibre, c’est à l’évidence nier les droits de l’homme et la dignité humaine, mais c’est aussi accroître la pauvreté, les migrations massives et la marginalisation et à accélérer la croissance démographique. Une société juste ne pourra être instaurée sans la participation des femmes.

L’éducation des filles et des femmes est essentielle pour parvenir à l’éducation pour tous et pour leur permettre d’échapper au cycle de l’analphabétisme et de la pauvreté.

Pourquoi les filles restent-elles bloquées ?

Les pays où, il existe une forte présence culturelle, l’on remarque une forte inégalité entre les sexes. Les mariages précoces entravent massivement les progrès éducatifs des filles. Au cours de ces dix dernières années, des progrès ont été réalisés vers la parité entre les sexes dans l’enseignement primaire et secondaire dans l’ensemble des régions. Toutefois, les résultats varient considérablement d’un pays à l’autre. La réalisation entre les sexes à tous les niveaux de l’éducation d’ici à 2015, constitue un défi plus redoutable encore.

Le mariage précoce comme forme d’assurance

 Là où l’autonomie des femmes est considérée comme instable ou hasardeuse, le mariage précoce sert à assurer l’avenir des filles. Il en résulte une entrave majeure aux progrès éducatifs des filles dans de nombreux pays.

Au Sénégal, dans certains endroits, des filles âgées entre 12 et 15ans sont déjà mariés. Il n’est pas rare que les familles pauvres recourent au mariage précoce des filles pour alléger leur fardeau économique. Le mariage précoce devient une raison de  quitter l’école.

Conscients de ce risque, certains parents refusent de scolariser leurs filles.

Il est temps d’insister sur l’importance de l’éducation des filles, en lançant des campagnes de sensibilisation, améliorer des conditions de sécurité des filles, pour aider les communautés à permettre aux filles d’aller jusqu’au terme de leurs études.

L’enseignant peut-il faire la différence ?

Des recherches ont montré que, dans les pays en développement, les filles ont tendance à rester plus longtemps à l’école lorsque le corps enseignant comprend une majorité de femmes. Toutefois, les enseignantes sont-elles même les perdantes de la société dans les lesquelles elles vivent, et bien qu’elles soient peut-être mieux acceptées par les filles, elles peuvent ne pas être toujours d’une grande utilité pour faire évoluer les mentalités à l’égard des femmes. Dans une classe mixte, l’enseignante peut avoir tendance à favoriser  les garçons, ce qui donne aux filles le sentiment d’être moins douées que leurs camarades masculins, en particulier en mathématique ou en science. Au-delà du problème de l’accès à l’éducation, se pose aussi et surtout celui des difficultés de scolarisation que rencontrent les enfants.
L’un des premiers problèmes rencontrés est celui de l’ambiguïté de la langue. Dans les écoles publiques, l’enseignement se fait exclusivement en français, langue officielle du Sénégal. Ainsi, la langue parlée en famille n’est pas la même que celle enseignée à l’école puisque une fois les cours terminés, les Dakarois optent pour le dialecte de leur ethnie (wolof, pulaar, sérère, diola, manjaag, etc.).

 

« Les ministres des différents pays doivent travailler ensemble pour coordonner leurs efforts de lutte », a soutenu Adama Coulibaly, directeur régional de Plan pour l’Afrique de l’ouest.

Pour  Gnagna Sidibé, l’ambassadrice de bonne volonté, elle déclare tout de go que le droit des jeunes filles nécessite un encadrement et un appui consistant.

Autre difficulté, celle de l’utilité de l’enfant à la maison, n’est pas évident pour tous les parents sénégalais.
L’enseignement public, gratuit en principe, ne l’est pas vraiment. Les livres, le matériel, le transport, l’uniforme… sont à la charge des familles. Pour certaines d’entres elles c’est un luxe inabordable.
En outre, les problèmes scolaires sont souvent liés à l’environnement familial. En effet, il est difficile pour un enfant de travailler correctement dans une maison surpeuplée et bruyante, surtout lorsqu’il faut s’éclairer à la bougie. Et il est encore plus difficile de bien suivre les cours lorsque l’on a le ventre vide.

Il apparaît très clairement que l’éducation sénégalaise est en grande difficulté. Afin d’aider le pays à se développer, il est important de se centrer sur l’éducation. En effet, les enfants d’aujourd’hui seront ceux qui pourront faire évoluer la situation du Sénégal demain. Une augmentation du taux de scolarisation, une baisse du nombre d’analphabètes et des meilleures structures éducatives sont la base d’un changement possible.


 

Cinquantième anniversaire de la BCEAO : Macky Sall regrette l’application des taux d’intérêt

La banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest a célébré hier son cinquantième anniversaire dans les locaux de son siège à Albert Sarraut.

C’est le président Macky Sall qui a présidé la cérémonie d’ouverture ; il a vivement regretté l’application de taux d’intérêt prohibitifs sur les crédits agricoles, les crédits à l’habitat social et les crédits pour la lutte contre la pauvreté en faveur des femmes et des jeunes ».

Dans ce sens, il invite la banque centrale à apporter des réflexions positives sur les réponses attendues.

« Je souhaite que la banque centrale puisse rapidement trouver des solutions au plus vite pressé » a soutenu Macky Sall.

Il a ainsi fait remarquer que les pays de la zone UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine) se sont engagés à insuffler une croissance économique vigoureuse, durable et inclusive de leurs économies en vue de pouvoir répondre à la demande sociale de plus en plus forte.

« Toutefois, ces ambitions restent confrontées à des défis majeurs liés à la question importante du financement de nos économies dans un contexte marqué au plan international par la baisse de l’aide publique au développement, une sélectivité dans la réalisation des investissements directs étrangers et au plan interne par des pressions constantes des finances publiques de nos Etats déjà fragilisés par des chocs exogènes récurrents », regrette M.Sall.

Selon le président Macky Sall, les taux d’intérêt sont nombreux dans les banques privés ; cela peut porter préjudice à l’économie. Il laisse entendre qu’il est temps que les banques puissent participer au développement des pays africains. Il invite la banque centrale à réfléchir sur ce point, car le président Macky Sall se plaint des taux trop élevés.

« Je sais que la BCEAO a déjà entamé des actions fortes afin de mieux restructurer et approfondir le marché financier pour permettre aux agents économiques privés et publics de se financer dans de meilleures conditions ; mais je demande plus transparence dans le dialogue.

 

« Tantôt ces derniers disent que ce sont les taux directeurs de la BCEAO qui sont élevés ou alors tantôt les crédits sains qui sont déposés par les assureurs sont des moyens très chers à la location ou alors ce sont les taxes des Etats qui influent négativement », ajoute M.Sall.

Le  thème retenu est « Intégration monétaire et mutation du système financier : défis et perspectives ». Les travaux prennent fin ce mardi.

 

Journée Internationale pour l’élimination contre la pauvreté : l’Etat du Sénégal s’engage dans le combat

  A l’instar  des autres pays, le Sénégal a célébré le 31 octobre 2012 la journée internationale pour l’élimination contre la pauvreté avec comme thème : « Dynamique de la pauvreté au Sénégal de 2000 à 2012 : quelles leçons apprises et perspectives ».

Le Sénégal s’est engagé activement dans la mise en œuvre de la stratégie de réduction de la pauvreté fondée sur une croissance redistributrice et la satisfaction des besoins de base des populations pauvres. Le consensus autour de cette stratégie a mis l’accent sur la nécessité d’une mobilisation des décideurs politiques, des acteurs nationaux et des partenaires au développement pour lutter contre la pauvreté. « Les politiques ont débuté avec l’élaboration des documents de stratégie de réduction de la pauvreté. Du fait du processus participatif qui fonde sa légitimité, le DSRP sera le cadre de référence de toutes les interventions de tous les acteurs » a soutenu Ibrahima Diouck, à l’ouverture de la cérémonie officielle de la journée internationale pour l’élimination contre la pauvreté.

De l’avis de Mr Diouck, ce cadre servira de base pour l’élaboration des plans sectoriels de développement et des programmes d’investissement.

« La pauvreté est un phénomène multidimensionnel. C’est pourquoi plusieurs définitions et approches existent afin de la cerner »  dit-il.

Pour Mr Diouck, le Sénégal dispose d’importantes ressources informationnelles pour un meilleur suivi de la Pauvreté : « les différentes enquêtes réalisées depuis 2001 avec l’enquête de perception de la pauvreté au Sénégal, puis en 2005 avec l’enquête de suivi de la pauvreté 1 et enfin la deuxième enquête de suivi  réalisée en 2011 ont fourni des informations statistiques sur l’incidence de la pauvreté par région mais aussi sur les priorités des populations » laisse t-il entendre.

Avant d’ajouter : « traiter de la problématique de la dynamique de la pauvreté revient à étudier l’évolution du phénomène sur une période donnée ».

Le Programme des nations unies pour le développement (PNUD) a investi au Sénégal 3 milliards de francs dans la lutte contre la pauvreté qui lui ont permis d’atteindre  »d’importants résultats » dans des initiatives communautaires, a laissé entendre pour sa part la représentante résidente, Fatou Binetou Djibo.

Selon ses explications, un fonds d’insertion des sortants de l’enseignement technique et de la formation professionnelle d’un montant de plus de 323 millions de francs a permis la mise en place de 130 micro-entreprises par an au profit des femmes et des jeunes, générant ainsi 228 emplois directs et 128 emplois indirects.